Parti authenticité et modernité

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Parti authenticité et modernité
Image illustrative de l'article Parti authenticité et modernité
Logo officiel
Présentation
Secrétaire Général Ilyas El Omari
(depuis janvier 2016)
Siège Drapeau : Maroc 33, Av. Mohammed VI, Rabat
Symbole Tracteur[1]
Idéologie Centre gauche
Social-démocratie
Progressisme
Couleurs bleu, blanc
Site web http://www.pam.ma/
Représentation
Représentants
47 / 395
Conseillers
62 / 270
Ministres
0 / 39
Présidents des conseils régionaux
5 / 12

Le Parti authenticité et modernité (PAM) est un parti politique marocain, créé le par Fouad Ali El Himma qui organise la fusion de cinq partis politiques marocains, à savoir le Parti national-démocrate, le Parti Al Ahd, le Parti de l'environnement et du développement, l'Alliance des libertés et le Parti initiative citoyenne pour le développement[2].

Composé de nombreux proches du roi [3],[4], le but du PAM serait de dynamiser la vie politique marocaine et d’être une alternative à la montée en puissance du PJD [3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Ce parti a été initié par le groupe parlementaire indépendant « Authenticité et modernité », dont les membres avaient été élus lors des élections législatives marocaines du 7 septembre 2007 dans la province de Rehamna (Fouad Ali el-Himma, Hamid Narjis et Fatiha Layadi).

La création de ce parti intervient aussi dans le cadre d'une initiative politique baptisée « Mouvement pour tous les démocrates » lancée par plusieurs personnalités politiques, parmi lesquels Khadija Rouissi, Ilyas Elomari et Fouad Ali El Himma, ancien ministre marocain délégué à l'Intérieur et ami intime du roi Mohamed VI.

Outre l'ami proche du roi Mohamed VI, le PAM compte aussi quelques anciens prisonniers politiques et opposants du roi Hassan II[3].

Communales de 2009[modifier | modifier le code]

Lors des élections communales du 1er juin 2009 le parti a remporté 6 015 sièges sur 27 795 circonscriptions électorales (21,7 % des voix[3]) le plaçant ainsi en première place devant le Parti de l'Istiqlal (droite conservatrice, 19,1 % des voix) et du Rassemblement national des indépendants (14,8 % des voix), qui font tous deux partie de la majorité gouvernementale[5].

Législatives de 2011[modifier | modifier le code]

Les élections législatives de 2011 au Maroc ont lieu le , à la suite d'un référendum constitutionnel le 1er juillet de la même année qui a débouché sur une réforme de la Constitution.

Le Parti de la justice et du développement les a remportées avec 27,08 % des suffrages exprimés, ce qui lui permet d'avoir 107 sièges sur 395 au parlement.

Le Parti Authenticité et Modernité arrive quatrième, il obtient 11,90 % des suffrages exprimés ce qui lui permet d'avoir 47 sièges au parlement.

Communales de 2015[modifier | modifier le code]

Le PAM arrive premier en termes de sièges aux élections communales de 2015 avec 21% des sièges, suivi de l'Istiqlal (16,2%) puis du PJD (15,9%). Cependant le PAM obtient de faibles scores en ville et obtient la plupart de ses voix dans les campagnes grâce aux notables ruraux. Le PJD remporte ainsi les grandes métropoles du pays comme Rabat, Salé, Tanger, Kénitra, Meknès, Marrakech, Agadir et Fès. La plupart des commentateurs marocain et internationaux estiment que le vrai grand gagnant de ces élections est le PJD [6] [7] [8] [9], surtout si l'on se réfère au nombre de voix obtenues [10] et sa progression urbaine[7] [9].

Congrès 2016[modifier | modifier le code]

Lors du Congrès 2016, Ilyas El Omari est élu secrétaire général du parti [11],[12],[13]. Il est le seul candidat [11].

Organisation du parti[modifier | modifier le code]

Composition du premier bureau politique[modifier | modifier le code]

  • Mustapha Bakkoury : Secrétaire général.
  • Ilyas El Omari : Vice secrétaire général.
  • Hakim Benchemass : Président du Conseil national.
  • Khadija Rouissi, membre du bureau politique.
  • Souhaila Rikki, membre du bureau politique.
  • Aziz Benazouz, membre du bureau politique.
  • Fatima-Zahra Mansouri : membre du bureau politique.
  • Nadia Elaloui, membre du bureau politique.
  • Fatiha Elayadi, membre du bureau politique.
  • Milouda Hazib, membre du bureau politique.
  • Maria Sedrati, membre du bureau politique.
  • Rajaa Azami, membre du bureau politique.
  • Hayat Boufrachern, membre du bureau politique.
  • Ahmed Etouhami, membre du bureau politique.
  • Elarbi Elmaharchi, membre du bureau politique.
  • Mohammed Ghiat, membre du bureau politique.
  • Mohammed Boudra, membre du bureau politique.
  • Mouhammed Maazouz, membre du bureau politique.
  • Fouad El Omari, membre du bureau politique.
  • Abdrahim Atmoun, membre du bureau politique.
  • Salaheddine Abou-Elghali, membre du bureau politique.
  • Ali Belhaj, membre du bureau politique.
  • Mohammed Benhammou, membre du bureau politique.
  • Mohammed Elasri, membre du bureau politique.
  • Ahmed Makhechani, membre du bureau politique.
  • Rachid Tamek, membre du bureau politique.

Dissensions et exclusions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Arrêté du ministre de l'Intérieur no 2914-11 du 30 kaada 1432 (28 octobre 2011) fixant les symboles attribués aux listes de candidatures ou aux candidats appartenant aux partis politiques », Bulletin officiel du Royaume du Maroc, no 5992,‎ , p. 2386-2387 (lire en ligne)
  2. Naissance du parti
  3. a, b, c et d Amel Boubekeur, Mohammed VI : dix ans de règne, toujours pas d'équilibre des pouvoirs, Rue89, 27 juillet 2009
  4. « Au Maroc, une bipolarisation sous contrôle du Palais », sur Orient XXI,‎
  5. Victoire du PAM aux élections municipales
  6. « Élections locales : percée du parti islamiste marocain PJD », sur france24.com
  7. a et b « Pour la presse nationale, le PJD grand vainqueur du scrutin », sur telquel.ma,‎
  8. Charlotte Bozonnet, « Maroc : « La progression des islamistes est un sérieux problème pour la monarchie » », sur Le Monde,‎ publié le 06.09.2015. mis à jour le 07.09.2015
  9. a et b « Élections. Les premiers enseignements du srutin. », sur Médias24.com,‎
  10. « Benkirane: "Le PJD est arrivé premier en nombre de voix" », sur Medias24 - Site d'information (consulté le 7 septembre 2015)
  11. a et b « Maroc : le sacre d’Ilyas El Omari à la tête du PAM », sur Jeune Afrique,‎
  12. « Maroc: Qui est Ilyas El Omari, le nouveau patron du PAM? », sur Huffington Post Maghreb,‎
  13. « El Omari succède à Bakkoury », sur Le Matin,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]