Parroy

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Parroy
Parroy
Mairie
Blason de Parroy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Sânon
Maire
Mandat
Roland Wagner
2020-2026
Code postal 54370
Code commune 54418
Démographie
Gentilé Parroyens, Parroyennes [1]
Population
municipale
171 hab. (2019 en augmentation de 5,56 % par rapport à 2013)
Densité 9,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 00″ nord, 6° 36′ 06″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 303 m
Superficie 17,65 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Baccarat
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Parroy
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Parroy
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Parroy
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Parroy

Parroy est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cartographies de la commune
Maki2-town-12.svg La commune dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
  • 1Carte dynamique
  • 2Carte Openstreetmap
  • 3Carte topographique
  • 4Carte avec les communes environnantes

Le territoire de la commune est limitrophe de 6 communes. Une septième commune, Emberménil y touche au sud-est.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Parroy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,4 %), terres arables (38,9 %), eaux continentales[Note 3] (4,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %), zones urbanisées (1,7 %), prairies (1,4 %), zones humides intérieures (0,4 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Présences gallo-romaine et mérovingienne.
  • Autrefois Paroye, le village était le centre d'une puissante seigneurie appartenant à une famille éponyme. Les seigneurs de Paroye descendaient d'une maison fort ancienne d'origine lorraine. Aujourd'hui éteinte, elle était issue des comtes de Metz, de Lunéville et de Habsbourg. Les seigneurs s'allièrent par mariage à de puissantes familles nobles, dont celle ducale de Lorraine. Parmi ces membres, remarquons Simon Ier de Paroye qui se croisa et suivi Godefroi de Bouillon en Terre Sainte. Simon II de Paroye ratifia une donation que fit le duc Matthieu Ier de Lorraine à l'abbaye de Tart. Simon II se croisa en 1202 à la suite du roi Louis VII, dit le Jeune, de France. Agnès de Paroye eut l'honneur d'épouser Philippe de Lorraine, seigneur de Géberviller, frère du duc Ferry II de Lorraine. Ferry de Paroye fit partie du conseil de régence du duché en 1570. Son fils, André, fut à l'origine d'une guerre entre les Messins et les Lorrains. Alix de Paroye était abbesse de la puissante abbaye de Remiremont en 1463[9].
  • Le château de Parroy est mentionné en 1234, attesté au début du XVIIe siècle. La seigneurie appartint à la famille de Ficquelmont. Partagé en haut château et bas château, dit la cour. Le haut château fut détruit au début du XVIIe au cours de la guerre de Trente Ans. Au début du XVIIIe, la famille de Ficquelmont fait rebâtir à son emplacement un château qui sera vendu comme bien national en 1795 et finalement détruit au cours des combats d', lesquels détruisirent presque entièrement le village.
  • Village dévasté en 1914. Des cartes postales du début du XXe siècle attestent l'existence à cette époque de puits à balancier installés dans des usoirs longeant la rue principale du village. Ils n'ont pas survécu aux destructions de la Première Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 René Romac    
mars 2008 En cours
(au 23 mai 2020)
Roland Wagner[10],[11]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Cadre de la fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2019, la commune comptait 171 habitants[Note 4], en augmentation de 5,56 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
509594609749742725765775751
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
705720630664600596550532479
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
456409220186195203185188204
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
232602517190198170167163166
2019 - - - - - - - -
171--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, reconstruite après 1918.
  • Monument aux morts.
  • Mémorial bataillon mitrailleurs.
  • Statue Notre-Dame des Pauvres
  • Ruines du château de Parroy.
  • Étang de Parroy.
  • Canal de la Marne-au-Rhin : écluses, port et gare d'eau.
  • Voie verte du canal de la Marne au Rhin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Parroy Blason
De gueules aux trois lionceaux d'or à la bordure engrêlée cousue d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Jean Cayon, Ancienne chevalerie de Lorraine, p. 153-54.
  10. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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