Paroisse de Saint-Isidore

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Paroisse de Saint-Isidore
Le complexe récréatif de Bois-Blanc. Le ciné-parc est visible à l'arrière-plan.
Le complexe récréatif de Bois-Blanc. Le ciné-parc est visible à l'arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Région Péninsule acadienne
Subdivision régionale Gloucester
Statut municipal District de services locaux
Constitution
Démographie
Population 1 368 hab. (2011 en diminution)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 09″ Nord 65° 08′ 20″ Ouest / 47.569114, -65.138969
Superficie 17 351 ha = 173,51 km2
Divers
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1315021
Localisation

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Paroisse de Saint-Isidore

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Paroisse de Saint-Isidore

La paroisse de Saint-Isidore est à la fois une paroisse civile[note 1] et un district de services locaux (DSL) canadien du comté de Gloucester, située au nord du Nouveau-Brunswick. Le territoire du DSL recoupe en général celui de la paroisse civile, exception faite du village de Saint-Isidore, qui est administré séparément.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.

La paroisse est nommée en l'honneur d'Isidore le Laboureur[1]. Le hameau de Bois-Gagnon est nommé ainsi en l'honneur du père Louis Gagnon (1836-1917), curé de Saint-Isidore entre 1876 et 1908[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Isidore est située à près de 40 kilomètres au sud-est de Bathurst, dans la péninsule acadienne. Le DSL a une superficie de 173,51 km2.

La paroisse de Saint-Isidore occupe la frontière sud, ouest et nord du village de Saint-Isidore, créant un territoire en forme de « C ». En ignorant le village, la paroisse de Saint-Isidore est limitrophe de Saint-Irénée-et-Alderwood au sud, de Saint-Sauveur à l'ouest, de Notre-Dame-des-Érables au nord-ouest, de la paroisse de Paquetville au nord, de Sainte-Rose au nord-est, de Pont-Landry à l'est et de Gauvreau–Petit-Tracadie au sud-est.

La paroisse de Saint-Isidore est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie[3].

Topographie[modifier | modifier le code]

La paroisse possède un relief varié. Les berges de la rivière Pokemouche et de certains de ses affluents sont très escarpées, formant littéralement des canyons à certains endroits. La vallée s'élargit par contre sur une courte distance dans le secteur de Bois-Blanc, offrant une vue dégagée sur une partie de la vallée et du plateau de Rang-Saint-Georges.

La rivière Pokemouche coule dans le nord du territoire, d'ouest en est. Son cours très sinueux l'emporte plus loin dans le golfe du Saint-Laurent. Dans le territoire, ses principaux affluents sont le Haut Bras Sud de la Rivière Pokemouche (8 km), le ruisseau à Morisson, le ruisseau à la Truite (11 km), le ruisseau Spruce et le ruisseau Sewell (13 km). À l'extrémité nord ouest du territoire, dans le bassin de la rivière Pokemouche, se trouve le lac Saint-Cœur, l'un des rares de la Péninsule acadienne, mesurant plus de 400 mètres de long.

La rivière du Petit-Tracadie forme la majeure partie de la frontière sud. Elle coule vers l'est pour se déverse plus loin dans le golfe du Saint-Laurent. Ses principaux affluents sont successivement le ruisseau Nord (8 km) et le ruisseau Seal (11 km).

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de la paroisse de Saint-Isidore est composé principalement de roches sédimentaires du groupe de Pictou datant du Pennsylvanien (entre 300 et 311 millions d'années)[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Péninsule acadienne.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le hameau de Haut-Saint-Isidore s'étend le long de la route 160, à l'ouest de Saint-Isidore, dont il est en fait une extension. Bois-Gagnon se trouve quatre kilomètres plus loin, le long de la même route. Chemin-Tilley (Tilley Road) se trouve au sud de Saint-Isidore, le long du chemin du même nom. Ce hameau est relativement éparpillé et l'on retrouve aussi Haut-Chemin-Tilley à l'ouest. Hacheyville est situé à 2,7 km au nord de Saint-Isidore, à l'intersection des routes 135 et 363. Duguayville est situé à 5,5 km au nord du village, toujours le long de la route 135 mais s'étend surtout le long du chemin du même nom. Peu après Dugauyville, Bois-Blanc s'étend le long de la route, sur une colline entre le ruisseau Sewell et le ruisseau à la Truite. Finalement, le hameau de Spruce Brook, comptant quelques maisons, se trouve à 5 kilomètres au nord-ouest du village, le long de la route 363.

Logement[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Isidore est située dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Sigenigteoag, qui comprend l'actuel côte Est du Nouveau-Brunswick, jusqu'à la baie de Fundy[5].

Le , le Conseil souverain donne la concession de Pokemouche à Philippe Hesnault, de Nipisiguit, lui ajoutant trois lieues de largeur de chaque côté de la vallée, pour un total de huit lieues par quatre[6], un territoire qui inclut une partie de la paroisse de Saint-Isidore[7]. Michel Degrez, qui possédait auparavant la seigneurie, devait 200 livres à Hesnault, ce qui explique probablement cette décision. Hesnault ne s'établit pas sur les lieux et d'autres marchands en profitent pour chasser sur ses terres. Il porte plainte au Conseil et obtient gain de cause le contre le directeur général de la Compagnie de Mont-Louis, Jean de Clarmont[6]. On ne sait pas avec précision ce qui est arrivé au fief de Pokemouche après la mort d'Hesnault[6].

En 1825, le territoire est touché par les Grands feux de la Miramichi, qui dévastent entre 10 000 km² et 20 000 km² dans le centre et le nord-est de la province et tuent en tout plus de 280 personnes[8],[9].

Bois-Gagnon compte un bureau de poste entre 1876 et 1908[2]. Bois-Blanc compte un bureau de poste entre 1927 et 1964[10].

Situation sur une carte des paroisses civiles du comté de Gloucester (certains DSL et municipalités ne sont donc pas montrés).

La municipalité du comté de Gloucester est dissoute en 1966[11]. La paroisse de Saint-Isidore devient un district de services locaux en 1967[11].

La paroisse de Saint-Isidore est l'une des localités organisatrices du IVe Congrès mondial acadien, en 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la paroisse de Saint-Isidore depuis 2001
2001 2006 2011
1 552 1 412 1 368

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprise Péninsule, un organisme basé à Tracadie-Sheila faisant partie du réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique de la région[12]. L'économie de la Péninsule acadienne est basée sur les ressources naturelles ainsi que les services et la fabrication[12]. Pourtant, le développement au village est avant tout résidentiel et l'une des principales opportunités économiques sont les emplois dans la fonction publique à Caraquet et Tracadie-Sheila[12]. La population active est d'ailleurs très mobile et 20 % des hommes de la Péninsule travaillent à l'extérieur [12].

Administration[modifier | modifier le code]

Comité consultatif[modifier | modifier le code]

En tant que district de services locaux, la paroisse de Saint-Isidore est administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Isidore fait partie de la Région 4[13], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le [14]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[11]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[11]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[15].

Représentation[modifier | modifier le code]

Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: La paroisse de Saint-Isidore fait partie de la circonscription de Centre-Péninsule—Saint-Sauveur, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Denis Landry, du Parti libéral. Il fut élu en 2003 puis réélu en 2008 et en 2010.

Drapeau du Canada Canada: La paroisse de Saint-Isidore fait partie de la circonscription fédérale d'Acadie-Bathurst. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Yvon Godin, du NPD. Il fut élu lors de l'élection de 1997 contre le député sortant Doug Young, en raison du mécontentement provoqué par une réforme du régime d’assurance-emploi[16].

Ancienne administration paroissiale[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers successifs de la paroisse de Saint-Isidore
Parti Mandat Nom
     Indépendant 1925 - 192? David D. Hachey
Ernest Bourgeois[17]
     Indépendant 1931 - 19?? Albert Gautreau
David D. Hachey[18]

Vivre dans la paroisse de Saint-Isidore[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Les élèves francophones doivent fréquenter l'école La Relève de Saint-Léolin de la maternelle à la huitième année avnat de poursuivre leurs études à Tracadie-Sheila. La ville de Shippagan compte le CCNB-Péninsule acadienne et un campus de l'Université de Moncton.

Les anglophones bénéficient d'une école à Brantville accueillant les élèves de la maternelle à la huitième année. Ils doivent ensuite poursuivre leurs études à Miramichi. Les établissements d'enseignement supérieurs anglophones les plus proches sont à Fredericton ou Miramichi.

Il y a une bibliothèque publique à Tracadie-Sheila. Le bibliobus du Nord fait toutefois un arrêt à Saint-Léolin[19].

Autres services publics[modifier | modifier le code]

La paroisse possède un complexe récréatif mais la population bénéficie principalement des installations de Saint-Isidore et de Tracadie-Sheila[12]. Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est d'ailleurs situé à Tracadie-Sheila. Le poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick le plus proche est aussi à Tracadie-Sheila. Le poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick et l'hôpital les plus proches sont aussi à Tracadie-Sheila.

Existant depuis le , la Commission de gestion des déchets solides de la Péninsule acadienne (COGEDES) a son siège-social à Caraquet. Les déchets sont transférés au centre de transbordement de Tracadie-Sheila et les matières non-recyclables sont ensuite enfouies à Allardville.

Les francophones bénéficient du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi que de l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe. Les anglophones bénéficient quant à eux du quotidien Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Notre-Dame-des-Érables Paroisse de Paquetville Sainte-Rose Rose des vents
Allardville N Pont-Landry
O    Paroisse de Saint-Isidore    E
S
Saint-Irenée et Alderwood Saint-Irenée et Alderwood Gauvreau–Petit-Tracadie
Enclave : Saint-Isidore

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au Nouveau-Brunswick, une paroisse civile est une subdivision territoriale ayant perdu toute signification administrative en 1966 mais étant toujours utilisée à des fins de recensement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rayburn 1975, p. 241
  2. a et b « Noms de lieux du Nouveau-Brunswick - Bois-Gagnon », sur Archives provinciales du Nouveau-Brunswick (consulté le 28 janvier 2012).
  3. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, (ISBN 2921166062), p. 141.
  4. (en) [PDF] Ministère des Ressources naturelles et de l'énergie du Nouveau-Brunswick, « Bedrock Geology of New Brunswick »,‎ (consulté le 19 juin 2009)
  5. (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office, , 777 p., p. 109-110
  6. a, b et c « Philippe Hesnault », dans Revue d'histoire de la Société historique Nicholas Denys, Vol. XXXIV, no. 3, sept.-déc. 2006, p.95-105.
  7. (en) William Gagnong, A Monograph of historic sites in the province of New Brunswick, Ottawa, J. Hope, (lire en ligne), p. Carte no. 39, p. 319
  8. (en) J. Clarence Webster, Historical Guide to New Brunswick, Fredericton, New Brunswick Government Bureau of Information and Tourist Travel, , 119 p., p. 61-62.
  9. (en)« Great Miramichi Fire », sur http://www.gnb.ca/ (consulté le 29 août 2012).
  10. « Noms de lieux du Nouveau-Brunswick - Bois-Blanc », sur Archives provinciales du Nouveau-Brunswick (consulté le 28 janvier 2012).
  11. a, b, c et d Jean-Guy Finn, Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables : plan d'action pour l'avenir de la gouvernance locale au Nouveau-Brunswick, Fredericton, , 83 p. (ISBN 978-1-55471-181-9, lire en ligne [PDF]), p. 30 Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « gouvernance » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  12. a, b, c, d et e « District de services régionaux 4 », sur Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables (Rapport Finn), sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 28 juillet 2011).
  13. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  14. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1er novembre 2012).
  15. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  16. (fr) Réal Fradette, « Qui arrivera à défaire Yvon Godin », dans L'Acadie Nouvelle, 20 décembre 2008 [lire en ligne (page consultée le 20 décembre 2008)].
  17. « Élections municipales dans Gloucester », L'Évangéline,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  18. « Les élections municipales de Gloucester », L'Évangéline,‎ , p. 15 (lire en ligne)
  19. « Arrêts de bibliobus », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 4 novembre 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope, , 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,