Paroisse d'Aberdeen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Paroisse d'Aberdeen
L'école de Divide, en 1940.
L'école de Divide, en 1940.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Subdivision régionale Carleton
Statut municipal District de services locaux
Maire
Mandat
aucun
aucun
Fondateur
Date de fondation
Écossais
1860
Constitution 1966
Démographie
Population 903 hab. (2011 en diminution)
Densité 2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 48″ nord, 67° 20′ 29″ ouest
Superficie 44 731 ha = 447,31 km2
Divers
Langue(s) Anglais, minorité française
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1311026
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouveau-Brunswick

Voir la carte administrative du Nouveau-Brunswick
City locator 14.svg
Paroisse d'Aberdeen

Géolocalisation sur la carte : Nouveau-Brunswick

Voir la carte topographique du Nouveau-Brunswick
City locator 14.svg
Paroisse d'Aberdeen
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aberdeen (homonymie).

La paroisse d'Aberdeen est à la fois une paroisse civile[note 1] et un district de services locaux (DSL) canadien du comté de Carleton, situé à l'ouest du Nouveau-Brunswick. Territoire connu des Malécites et ensuite des Acadiens, le premier village moderne, Glassville - qui est un dsl enclavé -, est fondé en 1860 par des Écossais. L'économie est fondée sur l'agriculture et l'exploitation forestière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.
George Hamilton-Gordon.

La paroisse d'Aberdeen est probablement nommé en l'honneur de George Hamilton-Gordon, comte d'Aberdeen (1784-1860). Le révérend C.G. Glass, qui émigra d'Écosse en 1861, était originaire d'Aberdeen[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Aberdeen est située à environ 110 kilomètres de route au nord-ouest de Fredericton, dans le comté de Carleton.

La paroisse possède un territoire ayant presque la forme d'un trapèze, orienté est-ouest. Elle est limitrophe de la paroisse de Brighton au sud, de la paroisse de Peel au sud-ouest, de paroisse de Kent à l'ouest et au nord ainsi qu'à l'est par la paroisse de Douglas, dans le comté de Northumberland. Le district de services locaux de Glassville est enclavé dans le sud-ouest du territoire. Les villes les plus proches sont Bath et Florenceville-Bristol, à une dizaine de kilomètres à l'ouest.

Villages et hameaux[modifier | modifier le code]

Le principal village est Juniper, situé au nord le long de la route 107.

La paroisse comprend aussi les hameaux de Argyle, Beaufort, Biggar Ridge, Centre Glassville, Divide, East Glassville, East Knowlsville, Foreston, Hemp Hill Corner, Highlands, Juniper Station, Knowlsville, MacIntosh Hill et West Glassville. Une partie de l'agglomération de Glassville est aussi situé dans les limites. De plus, Esdraelon est séparé entre la paroisse d'Aberdeen, la paroisse de Brighton et la paroisse de Peel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Nouveau-Brunswick.
Situation sur une carte des paroisses civiles du comté de Carleton (certains DSL et municipalités ne sont donc pas montrés).

La paroisse de Kent est érigée en 1821 dans le comté d'York. Le comté de Carleton est créé en 1833 à partir d'une portion du comté d'York, dont la paroisse de Kent. Création de la paroisse d'Aberdeen à partir de portions de la paroisse de Kent et de la paroisse de Brighton.

Glassville est fondé en 1860 par des immigrants écossais[2]. Les localités environnantes résultent de l'expansion de Glassville ainsi que de l'arrivée d'immigrants américains et de colons néo-brunswickois[3]. Knowlesville est par contre fondée en 1860 par le révérend Charles Knowles en vertu du Labor Act (Loi sur le travail) et peuplé par des Néo-écossais membre de la Free Baptist Church[4]. Skedaddle Ridge, correspondant de nos jours à Mapleton, est fondé en 1864 par des objecteurs de conscience américains, les Skedaddlers, qui retournent dans leur pays après la fin de la guerre de Sécession[5]. Beaufort est fondé en 1877 grâce à la Free Grants Act (Loi sur les concessions gratuites), par des colons originaires de Saint-Jean et d'ailleurs dans la province sous la supervision de Beaufort Mills[6].

Le chemin de fer York et Carleton, d'une longueur de 8,7 km, est construit de 1900 à 1901 entre Stanley et Cross Creek, rejoignant le chemin de fer de l'est du Canada[7]. Huit autres kilomètres sont ajoutés en 1909 en direction de Ryans Creek; le manque de fonds empêche de continuer les travaux jusqu'à Foreston[7]. Le chemin de fer n'est pas rentable, est racheté plusieurs fois et est abandonné en 1986[7].

L'école élémentaire Juniper ouvre ses portes en 1948[8].

La municipalité du comté de Carleton est dissoute en 1966[9]. La paroisse d'Aberdeen devient un district de services locaux en 1967[9].

La scierie de Papiers Fraser est agrandie en 2006 au coût de 4 millions de dollars[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après le recensement de Statistique Canada, il y avait 959 habitants en 2006, comparativement à 1 065 en 2001, soit une baisse de 10,0 %. La paroisse compte 498 logements privés dont 396 occupés par des résidents habituels, a une superficie de 447,91 km2 et une densité de population de 2,1 habitants par kilomètre carré.

Administration[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Aberdeen fait partie de la Région 12[11], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le [12]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[13]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[13]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[14].

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: Aberdeen fait partie de la circonscription provinciale de Carleton, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Dale Graham, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 1993 puis réélu depuis ce temps.

Drapeau du Canada Canada: Aberdeen fait partie de la circonscription électorale fédérale de Tobique—Mactaquac, qui est représentée à la Chambre des communes du Canada par Michael Allen, du Parti conservateur. Il fut élu lors de la 39e élection générale, en 2006, et réélu en 2008.

Économie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du Nouveau-Brunswick.

Entreprise Carleton, membre du Réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique[15].

J.D. Irving opère une pépinière à Juniper. Papiers Fraser opère une scierie comptant une centaine d'employés et fabriquant des planches pour la construction[10]. Les déchets sont envoyés à la pulperie d'Edmundston[10].

Vivre dans la paroisse d'Aberdeen[modifier | modifier le code]

L'école élémentaire Juniper accueille les élèves de la maternelle à la 5e année. C'est une école publique anglophone faisant partie du district scolaire #14.

Le DSL est inclus dans le territoire du sous-district 8 du district scolaire Francophone Nord-Ouest[16]. Les écoles francophones les plus proches sont à Grand-Sault. Cette ville compte aussi un campus du CCNB-Edmundston alors qu'il y a une université à Edmundston même.

Juniper possède une caserne de pompiers. Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est à Florenceville-Bristol. Il y a un bureau de poste à Juniper. Le autres bureaux les plus proches sont à Bath et à Glassville.

Juniper possède aussi un aérodrome privé, dont le code OACI est CCE3. Il possède une piste en asphalte longue de 4 000 pieds.

Les anglophones bénéficient des quotidiens Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean, et The Daily Gleaner, publié à Fredericton. Ils ont aussi accès au bi-hebdomadaire Bugle-Observer, publié à Woodstock. Les francophones ont accès par abonnement au quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi qu'à l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe.

Culture[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Golden Ridge Maple Sugary est une sucrerie située à Knowlesville. Kenneth Maple Farms est quant à elle située à West Glassville.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Kent Kent Douglas Rose des vents
Kent N Douglas
O    Aberdeen    E
S
Peel Brighton Douglas

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au Nouveau-Brunswick, une paroisse civile est une subdivision territoriale ayant perdu toute signification administrative en 1966 mais étant toujours utilisée à des fins de recensement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rayburn 1975, p. 33
  2. Rayburn 1975, p. 117
  3. Ganong 1904, p. 110
  4. Ganong 1904, p. 143
  5. Ganong 1904, p. 173
  6. Ganong 1904, p. 115
  7. a, b et c (en)« York and Carleton Railway », sur Riding the Rails, New Brunswick Railway Museum (consulté le 2 septembre 2012).
  8. [PDF] « Anglophone West », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 3 novembre 2012).
  9. a et b Jean-Guy Finn, Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables : plan d'action pour l'avenir de la gouvernance locale au Nouveau-Brunswick, Fredericton, , 83 p. (ISBN 978-1-55471-181-9, lire en ligne [PDF]), p. 30
  10. a, b et c « Juniper Lumbermill », sur Papiers Fraser (consulté le 5 octobre 2009).
  11. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  12. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1er novembre 2012).
  13. a et b « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  14. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  15. (en)« Enterprise Carleton Region - Who We Are...! », sur Entreprise Carleton (consulté le 8 novembre 2012).
  16. [PDF] « Francophone Nord-Ouest », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 2 novembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope, , 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,