Parme (couleur)

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Violettes de Parme

Le parme est un nom de couleur inspiré de celle de la violette odorante, autrefois dite violette de Parme[1], d'une nuance de violet clair.

Cette désignation s'emploie principalement dans le domaine de l'habillement.

« C'est à l'aide de l'orseille que l'on produit cette magnifique couleur parme, qui n'est autre que la couleur même de l'orseille modifiée par l'action de la chaux. »

— Journal de pharmacie et de chimie, 1850[2].

Entre 1850 et 1865, le mode des couleurs pourpre, mauve, violet étant à la mode, les teinturiers mettaient beaucoup d'efforts à en fabriquer. L'orseille fut remplacée rapidement par des colorants synthétiques[3].

En 1860, Michel-Eugène Chevreul définit la couleur de la violette de parme comme 2 Bleu-Violet, c'est-à-dire au 2/5 intermédiaire entre le bleu-violet et le violet, lavé de blanc de 7 à 9 tons[4].

Dans les nuanciers actuels on trouve Ciel de Parme, Mousseline Parme, Fantaisie Parme[5], Violet de Parme[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trésor de la langue française
  2. Barreswill, « Résumé de la méthode d'impression de M. Ch. Broquette », Journal de pharmacie et de chimie,‎ , p. 275 (lire en ligne).
  3. Philip Ball (trad. Jacques Bonnet), Histoire vivante des couleurs : 5000 ans de peinture racontée par les pigments [« Bright Earth: The Invention of Colour »], Paris, Hazan, , p. 305-313.
  4. Michel-Eugène Chevreul, « Moyen de nommer et de définir les couleurs », Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, t. 33,‎ , p. 565 (lire en ligne). La différence de méthode entre le nuancier de Chevreul et l'évaluation colorimétrique ne permet pas d'assurer une reproduction précise de la couleur, même sur un écran conforme sRGB.
  5. « Nuancier Dulux Valentine » (consulté le 9 août 2016).
  6. « Couleurs carrés Conté » (consulté le 9 août 2016)