Parka

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Famille d'Inuits portant des Parkas traditionnelles en fourrure de Caribou, 1917
Fishtail Parka

Une parka[1] est un vêtement qui se porte par-dessus les autres pour aller à l'extérieur. Il est destiné à la lutte contre le froid et les intempéries, il est donc épais ou fourré et coupe-vent ou imperméable.

Il couvre le torse, les épaules et le dos et s'arrête entre les hanches et le milieu des cuisses[2].

Il s'ouvre sur le devant par une boutonnière ou une fermeture à glissière souvent cachée par un rabat comportant des boutons. La coupe est droite, les manches sont longues, le col remonte sur le cou et les poches sont généralement plaquées même si elles peuvent comporter un rabat sur l'ouverture. Il comporte souvent une capuche.

Le terme parka serait issu du langage Nenets[3]. Selon l'Académie française, le terme aurait été repris par la langue française via l'anglais.

La pièce d'hiver[modifier | modifier le code]

Surveste intemporelle, le parka est multifonctionnel, cumulant ainsi les avantages du manteau (chaleur), du trench (imperméabilité), du blouson (longueur) et de la doudoune (légèreté), sans leurs inconvénients.

Un vêtement militaire[modifier | modifier le code]

Dans le paquetage à l'attention du soldat, notamment américain, le parka est la pièce se portant sur tous les autres vêtements de combat, afin de protéger des intempéries. C'est un vêtement imperméable modulable, sa doublure chaude pouvant être détachée. L'un des modèles américains les plus connus est la M-51, dite Fish Tail Parka (le dos est découpé en W), développée au début des années 1950 et portée lors de la Guerre de Corée. Sa notoriété est notamment due à sa récupération, une décennie plus tard, par les mods britanniques qui la portaient sur leur costume, lors de leur virée en scooter, pour ne pas se salir[4].

Doudoune[modifier | modifier le code]

La doudoune (une veste fourrée de duvet d'oie de façon matelassée) revendique deux paternités. Soit celle du Français Pierre Allain (1904-2000) alpiniste et commerçant à Paris, qui crée des vestes en duvet fabriquées de 1931 à 1964, dans un atelier contigu de son magasin de sport rue Saint-Sulpice. D'abord utilisées en alpinisme, puis pour le ski, les doudounes verront leur usage élargi après-guerre. Soit celle, à la fin des années 1930, de l'Américain Eddie Bauer : le brevet est déposé en 1940 et le vêtement est adopté par l'armée américaine, les chasseurs et les pêcheurs. Moncler, qui habille l'équipe de France lors des Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble, la popularise pour les sports d'hiver, lançant, dans les années 1980 et en même temps que Chevignon, une version pour la ville. Plusieurs marques haut de gamme en font depuis une spécialité, comme Canada Goose ou Pyrenex[5],[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Parka » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. Selon le Dictionnaire international de la mode (Éditions du Regard).
  3. (en) « "parka" dans le ''Merriam-Webster Online Dictionary'' », Merriam-webster.com (consulté le 20 octobre 2011)
  4. Josh Sims, L'éternel masculin, Icônes de mode et vestiaire idéal, Éditions de la Martinière, (ISBN 978-2-7324-4672-1)
  5. « La doudoune », M, le magazine du Monde, page 53.
  6. Gilles Modica, Alpinisme la saga des inventions, Les Editions du Mont-Blanc, (ISBN 9 782365 450089), p. 220-222.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Habillement 
Fabricants 

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Aurélie Gaillard, « Mode Story, la doudoune », Elle, no 3443,‎ , p. 86 à 87 (ISSN 0013-6298)