Paris au cinéma

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Une scène d'un film tourné à Paris par des réalisateurs étrangers en août 2012.

Paris est la ville la plus filmée au monde[1]. Outre l’importante production française, les réalisateurs étrangers qui l’ont choisie pour cadre sont nombreux.

Paris, capitale du cinéma[modifier | modifier le code]

La première projection cinématographique publique a été réalisée à Paris, le 28 décembre 1895, par Antoine Lumière[2],[3], et montrant la sortie d'une usine de Lyon, où a été inventé l'appareil. C'est également à Paris que Georges Méliès (1861-1938) invente « l'art du cinéma » et le spectacle cinématographique : avant lui les films sont uniquement des documentaires ou des démonstrations techniques. Georges Méliès est connu pour les développements qu'il apporta aux techniques du cinéma, essentiellement dans le domaine du scénario et des trucages. Il est le premier réalisateur et le créateur du premier Studio de cinéma.

La première projection publique du cinéma numérique en Europe[4] a été réalisée à Paris[5], le 2 février 2000, par Philippe Binant[6].

Les chefs-d’œuvre[modifier | modifier le code]

Parmi une longue liste de films, quelques chefs-d’œuvre du cinéma français sont devenus des classiques. Hôtel du Nord (1938) fut le cadre de la célèbre réplique d’Arletty « Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? ». Le petit hôtel au bord du canal Saint-Martin, où le film ne fut d’ailleurs pas tourné (il fut tourné en studio), est devenu un lieu de pèlerinage cinéphile.

La Traversée de Paris (1956) nous rappelle une certaine réalité de l'Occupation en 1943 tout comme Le Dernier Métro (1980) tandis que Paris brûle-t-il ? (1966) évoque la libération de Paris en août 1944. Plus récemment, Chacun cherche son chat (1996) est une tranche de vie d'un immeuble parisien, montrant l'isolement dans une grande métropole et la solidarité qui peut pourtant y exister. Enfin, le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001) est un étonnant conte contemporain dans un Paris mythique et intemporel. Ce film qui rencontra un succès populaire international a amené de nombreux cinéphiles à Montmartre à la recherche des lieux emblématiques du tournage. Le cinéma international est incarné par de grands succès comme Tout le monde dit I love you (1996) de Woody Allen, Moulin Rouge (2001) ou Da Vinci code (2006) qui ont choisi la ville pour cadre. En 2006, le film Paris, je t'aime, composé de plusieurs sketchs mettant en avant chacun un quartier représentatif de l'un des 20 arrondissements de la capitale, réunit pour son tournage 21 réalisateurs de 12 nationalités différentes, dont les frères Cohen, Alfonso Cuarón, Gus Van Sant ou Wes Craven, et des acteurs plus ou moins célèbres également de diverses origines (on peut ainsi citer notamment Juliette Binoche, Willem Dafoe, Julie et Gérard Depardieu, Gena Rowlands, Elijah Wood, Fanny Ardant, Natalie Portman, Ludivine Sagnier).

Liste de films[modifier | modifier le code]

Cette liste énumère les principaux films de cinéma ayant pour cadre la ville de Paris.

Article détaillé : Liste de films tournés à Paris.

Cinéma français[modifier | modifier le code]

Cinéma international[modifier | modifier le code]

La Collection parisienne du Forum des images[modifier | modifier le code]

La Vidéothèque de Paris devenue le Forum des images (sis au 2, rue du Cinéma, dans le Forum des Halles), a réuni une « Collection parisienne » composée de films en relation avec Paris. Ces films peuvent être consultés sur place sur petit écran.

Tournages[modifier | modifier le code]

Chaque jour en moyenne, une dizaine de tournages ont lieu simultanément à Paris. À titre d'exemple, en 2013 la capitale française a accueilli le tournage de 113 longs-métrages, 116 fictions télévisées, 145 courts-métrages, 60 documentaires, 200 spots publicitaires et 170 films d'école. Tourner à Paris est gratuit, hormis un droit de stationnement pour les véhicules de l'équipe du film ; cela dit, tourner dans un lieu historique fermé (musée, cimetière, égouts, etc.) est payant et répond à une grille tarifaire précise (4000 euros par jour pour tourner au musée d'art moderne ou dans les catacombes pour un long-métrage, 750 euros s'il s'agit d'un documentaire, à quoi s'ajoute un forfait allant jusqu'à 1200 euros si l'équipe du film dépasse 50 personnes mais qui est gratuit pour celles en comptant moins de 10) dont les recettes vont à la ville de Paris (entre 500 000 et 700 000 euros par an)[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Douchet et Gilles Nadeau, Paris cinéma : Une ville vue par le cinéma de 1895 à nos jours, Paris, éd. du May, , 199 p. (ISBN 2-906450-15-4)
  • N. T. Binh et avec la collab. de Franck Garbarz, Paris au cinéma : La vie rêvée de la capitale de Méliès à Amélie Poulain, Paris, Parigramme, , 223 p. (ISBN 2-84096-195-4) ; rééd. 2005 (ISBN 2-84096-427-9)
  • Virginie Descure et Christophe Casazza, Ciné Paris : 20 balades sur des lieux de tournages mythiques, Éditions Hors Collection, 167 pages, 2003 (ISBN 2-258-06019-2)
  • Prosper Hillairet, Christian Lebrat, Patrice Rollet, Paris vu par le cinéma expérimental, 1923-1983, Éditions Paris Expérimental, 1985 (ISBN 2-9500635-0-0)
  • Philippe Fauvel, « Plans parisiens Regards de cinéastes », Critique, no 757-758,‎ , p. 579_592 (lire en ligne)
  • Marie-Christine Vincent et François de Saint-Exupéry, Paris vu au cinéma : le 1er guide touristique dévoilant les lieux de tournage de 300 films de référence, Paris, Movie Planet, 2003, 288 pages, (ISBN 2-915243-00-X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]