Paris Tonkar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Paris Tonkar
Auteur Tarek Ben Yakhlef et Sylvain Doriath
Pays France
Préface Jean-Pierre Michon
Genre Beau livre
Éditeur Florent Massot
Lieu de parution Paris
Date de parution 1991
Nombre de pages 250
ISBN 2908382091

Paris Tonkar[1] est un livre qui retrace quatre années de graffiti[2], de 1987 à 1991, à Paris et sa toute proche banlieue[3]. À la suite du succès de ce livre, l'éditeur Florent Massot décide de lancer 1Tox une revue sur le graffiti[4].

Bando, quais de Seine en 1985[5]

Présentation[modifier | modifier le code]

Tarek Ben Yakhlef et Sylvain Doriath, ont conçu ce livre comme un recueil de paroles données aux tagueurs et aux graffiti-artistes et une sorte de sketch-book : ceux-ci nous renseignent sur leurs disciplines, leurs motivations, leur état d'esprit, leur démarche et confient leur sentiment sur les réactions de la société face à ce phénomène. Les pages consacrées aux artistes permettent aux néophytes de s'immerger dans un milieu urbain où les signes, les traits, les couleurs, les formes ne sont que la continuité d'une pratique ancestrale : marquer son passage.

Aspects sociologiques[modifier | modifier le code]

Les auteurs tracent les étapes successives de l'évolution plastique du graffiti à Paris depuis 1985. Plusieurs ouvrages depuis s'accordent à dire que le graffiti à Paris, exécuté par des artistes venus de pays différents, a franchi à cette époque une étape décisive puisqu'il a supplanté le style new-yorkais comme l'affirme Futura 2000. C'est un mouvement qui est certes né aux États-Unis en 1971 avec Taki 183, confirmé par Jean-Michel Basquiat et Keith Haring à New York puis exporté par d'autres artistes dans tous les pays industrialisés mais il a pris un nouvel essor en France. Les auteurs montrent en quoi les années 1987-1991 peuvent être considérées comme un tournant majeur.

Belleville, un quartier de Paris où les tags sont très présents

En 1991, les tags et les graffs prolifèrent dans Paris et sa banlieue. Ce livre permet de raconter cette histoire et celle des terrains comme le terrain de Stalingrad (Paris XIXe), le chantier de la Pyramide du Louvre, dans les dépôts du métro, du RER ou de la SNCF.

La petite ceinture de Paris, haut lieu du graffiti de 1985 à 1992

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Quelques graffiti-artistes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paris Tonkar de Tarek Ben Yakhlef et Sylvain Doriath aux éditions Florent Massot, 1991, seconde édition 1992. Vendu dans 14 pays en langue française et premier ouvrage évoquant les Graffes et les tags français.
  2. En 1991, Tarek est conseiller auprès de R. Pillement organisateur de l’exposition Paris Graffiti : 15 peintres qui regroupe des artistes américains et français. Il collabore également au journal 1tox, créé par son éditeur où il rédige des articles sur graffeurs. L'exposition et la revue permettent à l'ouvrage de continuer à être présent dans l'actualité.
  3. Association Espace Défis donne une idée du contenu de l'ouvrage et explique en quoi il est devenu incontournable et le site officiel Hip hop art de la rue l'intègre dans sa bibliographie sélective pour mieux cerner les débuts du mouvement graffiti en France.
  4. Membre du comité de rédaction d'1Tox, le magazine de l’art de la rue (1993-1995). Publication des éditions Florent Massot après la sortie de Paris Tonkar avec un tirage moyen de 75000 exemplaires.
  5. Graffiti on the Seine waterfront, by Graffiti Artist Bando (Paris, France) Photographer : Jean-noël Lafargue 1985