Thoiry ZooSafari

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Thoiry ZooSafari

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Date d'ouverture 1968
Situation Thoiry (Yvelines)
Superficie 150 ha
Latitude
Longitude
48° 51′ 53″ nord, 1° 47′ 46″ est
Nombre d'animaux environ 750[1]
Nombre d'espèces 110
Accréditations Route Nature
À voir Château de Thoiry, labyrinthe, dragons de Komodo
Site web http://www.thoiry.net/

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Thoiry ZooSafari

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Thoiry ZooSafari

Le ZooSafari de Thoiry est un parc zoologique français situé dans la région Île-de-France, dans le département des Yvelines, à une quarantaine de km à l'ouest de Paris. Le parc prend place au sein du domaine du château de Thoiry, situé sur les communes rurales de Thoiry et de Villiers-le-Mahieu. Ouvert en 1968 et d'abord géré par son fondateur, Antoine de la Panouse, puis par son fils Paul, il est désormais[Depuis quand ?] géré par Edmond et Colomba de La Panouse. Il est la propriété du Groupe Thoiry Participations, dont le capital se partage entre la société de capital-investissement Ekkio Capital, la famille de la Panouse et trois autres fonds d'investissement.

Ce parc zoologique, qui s'étend sur 150 des 380 hectares que comprend le domaine, présente environ 750 animaux appartenant à environ 46 espèces de mammifères, 26 espèces d'oiseaux et 9 espèces de reptiles. Il présente également des amphibiens et des invertébrés. Il comporte une partie safari, visitable en voiture, une partie piétonne plus traditionnelle et un parc botanique de 126 hectares comprenant plusieurs jardins à thèmes : jardins d'automne, de parfums, anglais, labyrinthe, roseraie, et un parterre inversé à la française conçu par Claude Desgots.

Il est membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) et de l'Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA).

Il a reçu environ 400 000 visiteurs par an depuis 2012, ce qui en fait le 12e parc zoologique le plus fréquenté de France en 2014. Après la Réserve africaine de Sigean, ce parc zoologique est le second plus vaste de France[Note 1].

Historique[modifier | modifier le code]

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Château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Thoiry.

Le Château de Thoiry est une œuvre d'architecture de la Renaissance. Ses parterres forment un calendrier solaire à l'échelle du paysage. Ses pièces présentent un beau mobilier, des tapisseries et des portraits. Chaque année, des restaurations de meubles et décors ont lieu.

En 1559, Olivier Ymbert, maître maçon, et l'architecte Philibert de l'Orme, ont construit pour Raoul Moreau, érudit et trésorier du Roi, un château qui favorise ses études ésotériques. À Thoiry, le relief a permis de faire du paysage un calendrier solaire grandeur nature. Vu de dehors et à travers les pièces du rez-de-chaussée, on voit le soleil se lever ou se coucher dans l'arche centrale du château, suivant les saisons.

En 1965, le château est en mauvais état. Pour le restaurer, les propriétaires manquent d'argent et refusent de disperser les collections de meubles, de tapisseries et de lettres de Thoiry. Paul de La Panouse propose à son père Antoine d'ouvrir les appartements du château au public. Cette opération a lie en 1966 et accueille 20 000 visiteurs, chiffre insuffisant pour payer les frais[2].

Jardins[modifier | modifier le code]

Ceux-ci sont peuplés de centaines d'animaux sauvages, dont certains très rares, tels les dragons de Komodo, dans de vastes espaces paysagers.

En sept endroits différents, les « Arbres Qui Parlent » font entendre les chants de la nature et révèlent des secrets de la vie. Les enfants ont aussi leurs jeux de plein air, ceux de « l'île Mystérieuse ». Enfin, ils peuvent nourrir et caresser les animaux domestiques de la « mini ferme ».

Dès le XVIe siècle, l'ordonnancement des jardins était conçu dans le souci de valoriser les proportions architecturales du château de l'alchimiste Raoul Moreau. Si les terrasses, agrémentées de parterres finement dessinés et fleuris, donnaient son assise au bâtiment, les grandes allées en patte d'oie mettaient en valeur la transparence des pièces du rez-de-chaussée situées dans l'axe de la course du Soleil. Terrasses et allées centrales serviront de base 150 ans plus tard, apparaît un renouvellement des formes connu sous le nom de jardin dit à la française.

N'ignorant rien des « divines proportions » et des règles du nombre d'or utilisées par l'architecte Philibert de l'Orme pour le château, Claude Desgots, neveu et collaborateur d'André Le Nôtre, paysagiste de Thoiry, s'en inspira pour aménager jardins et perspectives, prolongeant ainsi l'œuvre de l'architecte. Il sut même créer une parfaite illusion d'optique. Ainsi, lorsque le promeneur quitte le château en descendant le centre du parterre, il a l'impression que le fond du jardin s'éloigne au fur et à mesure qu'il avance car les arbres furent plantés de manière à inverser les perspectives.

Au XIXe siècle, l'engouement du parc à l'anglaise, plus naturel que la nature s'impose au détriment des conceptions classiques. Cette mode envahit le parc de Thoiry et seuls le grand axe sud ouest et son parterre à la française échappent à la destruction. Les paysagistes Châtelain puis Varé ont créé de splendides massifs d'azalées, de rhododendrons aux couleurs mauves et roses tendres qui agrémentent alors la promenade. De nouvelles espèces d'arbres, dont 51 séquoias, plantés vers 1852 enfouissent le château sous les frondaisons, obstruant toutes les perspectives sur le vaste paysage alentour. Vers 1970, soucieux de redonner à l'histoire des jardins sa pleine dimension, Paul de La Panouse a recréé les allées du jardin nord-est à la française, et coupé les plantations 19e devant le château pour rétablir la perspective et la transparence architecturale.

Annabelle, comtesse de La Panouse, a développé le parc paysager à l'anglaise sur ses côtés latéraux : avec le paysagiste Timothy Vaughan, un jardin d'automne, avec Adrien Fisher, un labyrinthe à thème "Le songe de Poliphile" composé de 5 600 ifs, 2 300 mètres d'allées et de 9 ponts, avec Alain Richert, un jardin de senteurs, une roseraie et d'innombrables bosquets d'arbres et arbustes rares. La comtesse de La Panouse a aussi créé une longue galerie de pivoines et hémérocalles, une allée serpentine de viburnums et hortensias, ainsi qu'un pré fleuri.

Parc zoologique[modifier | modifier le code]

L'ouverture du château au public en 1966 étant insuffisante pour couvrir les frais, Paul a alors l'idée d'installer un zoo à Thoiry avec des ours, des loups, des éléphants et quelques tigres. En 1967, grâce à une publicité astucieuse, 100 000 personnes visitent la réserve. Mais le parc animalier ne démarre réellement son histoire que l’année suivante : le , a lieu l'inauguration du premier zoo en France a accueillir des animaux en semi-liberté. Ce parc safari connaît immédiatement un grand succès puisqu'il accueille un million de visiteurs dès la première année[3],[2].

En 1973, le ZooSafari de Thoiry reçoit la Pomme d'or, distinction de la fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme, pour son implication et son excellence touristique[4].

En mars 2017, un rhinocéros blanc, Vince, jeune mâle de 4 ans né aux Pays-Bas et arrivé dans le parc en mars 2015, est retrouvé abattu de deux balles de gros calibre, dans la tête et délesté de ses cornes vraisemblablement sciées à la tronçonneuse ; seule la corne principale dont la valeur marchande est estimée entre 30 000 et 40 000  a toutefois été emportée par les braconniers[5].

Le 2 juin 2018, le ZooSafari de Thoiry organise un concert événement pour fêter ses 50 ans, le Happy Thoiry Festival, regroupant sur scène le trio Arcadian, Claudio Capéo et Amir. Isabelle Morini Bosc est également marraine de cette journée spéciale. Cette première édition rassemble un peu plus de 3 000 spectateurs[réf. souhaitée].

Éléphant d'Afrique à Thoiry

Installations et espèces présentées[modifier | modifier le code]

Un circuit de 6,5 kilomètres parcourt la réserve dans laquelle les animaux sauvages se promènent en troupeaux et les espèces cohabitent comme dans leur milieu naturel.

  • La « réserve africaine » : herbivores africains (éléphants, dix espèces d'antilopes, girafes, zèbres, rhinocéros, hippopotames, autruches…). Jusqu’en février 2011, les lions évoluaient dans la section safari. Ils sont dorénavant visibles depuis le tunnel du parc à pieds, enclos no 17.
  • La « réserve d'Amérique du Nord » : ours, loup arctique et bisons ainsi qu'une plaine des animaux rares d'Eurasie.

Pédagogie et éducation[modifier | modifier le code]

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  • Les visites pédagogiques

Les visites guidées et commentées de la réserve africaine, les ateliers au château, remportent un succès grandissant auprès des écoles, des centres de loisirs. Les ateliers pédagogiques, mis au point par l'équipe pédagogique, sont tournés vers une meilleure approche du parc, et ont l'ambition d'aider l'enfant, quel que soit son âge, à mieux comprendre la nature et les animaux en particulier. Pour support méthodologique, la création d'un cahier remis à chaque participant, fait l'éveil des classes de primaires et de collèges. Les enfants sont invités à remplir des tests, effectuer des jeux, le tout avec l'aide de leur instituteur ou de l'animateur. 13 000 enfants ont été reçus en visites pédagogiques en 2008.

  • Les rencontres avec les soigneurs lors des animations de nourrissage

Les soigneurs animaliers rencontrent les visiteurs au moment privilégié du nourrissage des animaux. Les repas des pandas roux, des lions, des loutres d'Asie, des lémuriens, des loups et des tigres sont autant d'occasion de dialogues.

  • Les aides à l'information de visite

Tout au long du parcours, des bâches et des panneaux explicatifs ponctuent la découverte. Ils aident à mieux observer les comportements et les conditions de vie.

Économie[modifier | modifier le code]

Il est la propriété du Groupe Thoiry Participations, dont le capital se partage entre la société de capital-investissement Ekkio Capital (actionnaire majoritaire), la famille de la Panouse et trois fonds d'investissement : BNP Paribas Développement, BRED Développement et IDF Capital[6],[7]. Ce groupe est également propriétaire de plusieurs autres établissements zoologiques, dont le Safari de Peaugres, en Ardèche. L'actionnaire majoritaire, la société Ekkio Capital, est elle-même détenue majoritairement par son équipe dirigeante, aux côtés de la société Luxempart (en)[8], une société d’investissement cotée en bourse à Luxembourg.

Il a reçu environ 410 000 visiteurs en 2012[9],[10], 433 324[10] ou 442 537[9] en 2013 (selon les sources) et 390 000 en 2014[11]. En 2015, il reçoit 400 000 visiteurs[12], et en 2016 il reçoit 384 000 visiteurs[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les cinq zoos les plus vastes de France sont la Réserve africaine de Sigean (300 ha), le Parc zoologique de Thoiry (150 ha), le Parc animalier de Sainte-Croix (120 ha), la Réserve zoologique de la Haute-Touche (100 ha) et le Parc zoologique de Montpellier (80 ha)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Institution (Zoo de Thoiry), Animal Statistics », sur zims.isis.org (consulté le 11 juillet 2016).
  2. a et b Catherine Dreyfus, Jean Paul Pegeat, Les Maladies de l'environnement: la France en saccage, Denoël, , p. 118.
  3. Jessica Bertaux et Loïc Defives, « Mon château sauvé par les lions », sur rue89.nouvelobs.com,
  4. (en) « Golden Apple Award », sur fijet.net (consulté le 5 décembre 2015)
  5. « Thoiry: un rhinocéros tué, sa corne sciée », sur Le Figaro, (consulté le 8 mars 2017).
  6. « Un nouvel actionnaire majoritaire pour le parc de Thoiry », sur lesechos.fr,
  7. « Thoiry respecte la nature et la tradition familiale », sur lesechos.fr,
  8. « Acto Capital dévoile son nouveau nom », sur agefi.fr,
  9. a et b CCI Paris Ile-de-France, « Tourisme : fréquentation en hausse en 2013, pour les principaux sites touristiques », sur entreprises.cci-paris-idf.fr,
  10. a et b Direction générale des entreprises, « Mémento du Tourisme, Édition 2014 », sur entreprises.gouv.fr (consulté le 18 janvier 2016), p. 143
  11. Comité départemental du tourisme des Yvelines, dit « Yvelines Tourisme », « Bilan de fréquentation touristique des Yvelines 2014 », sur fr.calameo.com (consulté le 18 janvier 2016), p. 16
  12. Direction générale des entreprises, « Mémento du Tourisme, Édition 2017 », sur entreprises.gouv.fr
  13. Comité départemental du tourisme des Yvelines, dit « Yvelines Tourisme », « Bilan de fréquentation touristique des Yvelines 2016 », sur sortir-yvelines.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]