Thoiry ZooSafari

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Thoiry ZooSafari

Image illustrative de l’article Thoiry ZooSafari
Logo du Zoo Safari de Thoiry.
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Deux grands koudous accueillant les visiteurs au parc de Thoiry.

Date d'ouverture 1968
Situation Thoiry (Yvelines)
Superficie 150 ha
Latitude
Longitude
48° 51′ 53″ nord, 1° 47′ 46″ est
Nombre d'animaux environ 750[1]
Nombre d'espèces 110
Nombre de visiteurs annuels 500 000 (2019)
Accréditations Route Nature
À voir Château de Thoiry, labyrinthe, dragons de Komodo
Site web thoiry.net

Le ZooSafari de Thoiry est un parc zoologique français situé dans la région Île-de-France, dans le département des Yvelines, à une quarantaine de km à l'ouest de Paris. Le parc prend place au sein du domaine du château de Thoiry, situé sur les communes rurales de Thoiry et de Villiers-le-Mahieu. Ouvert en 1968 et d'abord géré par son fondateur, Antoine de la Panouse, puis par son fils Paul, il est désormais[Depuis quand ?] géré par Edmond et Colomba de La Panouse. Il est la propriété du Groupe Thoiry Participations, dont le capital se partage entre la société de capital-investissement Ekkio Capital, la famille de la Panouse et trois autres fonds d'investissement.

Ce parc zoologique, qui s'étend sur 150 des 380 hectares que comprend le domaine, présente environ 750 animaux appartenant à environ 46 espèces de mammifères, 26 espèces d'oiseaux et 9 espèces de reptiles. Il présente également des amphibiens et des invertébrés. Il comporte une partie safari, visitable en voiture, une partie piétonne plus traditionnelle et un parc botanique de 126 hectares comprenant plusieurs jardins à thèmes : jardins d'automne, de parfums, anglais, labyrinthe, roseraie, et un parterre inversé à la française conçu par Claude Desgots.

Il est membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) et de l'Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA).

Il a reçu environ 400 000 visiteurs par an depuis 2012, ce qui en fait le 12e parc zoologique le plus fréquenté de France en 2014. Après la Réserve africaine de Sigean, ce parc zoologique est le second plus vaste de France[Note 1].

Historique[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château de Thoiry est une œuvre d'architecture de la Renaissance. Ses parterres forment un calendrier solaire à l'échelle du paysage. Ses pièces présentent du mobilier, des tapisseries et des portraits.

En 1559, Olivier Ymbert, maître maçon, et l'architecte Philibert de l'Orme, construisent pour Raoul Moreau, érudit et trésorier du roi, un château qui favorise ses études ésotériques. À Thoiry, le relief a permis de faire du paysage un calendrier solaire grandeur nature. Vu de dehors et à travers les pièces du rez-de-chaussée, on voit le soleil se lever ou se coucher dans l'arche centrale du château, suivant les saisons.

En 1965, le château est en mauvais état. Pour le restaurer, les propriétaires manquent d'argent et refusent de disperser les collections de meubles, de tapisseries et de lettres de Thoiry. Paul de La Panouse propose à son père Antoine d'ouvrir les appartements du château au public. Cette opération a lieu en 1966 et accueille 20 000 visiteurs, chiffre insuffisant pour payer les frais[2].

Jardins[modifier | modifier le code]

Ceux-ci sont peuplés de centaines d'animaux sauvages, dont certains très rares, tels les dragons de Komodo, dans de vastes espaces paysagers[3].

Dès le XVIe siècle, l'ordonnancement des jardins était conçu dans le souci de valoriser les proportions architecturales du château de l'alchimiste Raoul Moreau. Si les terrasses, agrémentées de parterres fleuris, donnaient son assise au bâtiment, les grandes allées en patte d'oie mettaient en valeur la transparence des pièces du rez-de-chaussée situées dans l'axe de la course du Soleil. Terrasses et allées centrales serviront de base 150 ans plus tard, apparaît un renouvellement des formes connu sous le nom de jardin dit à la française.

N'ignorant rien des « divines proportions » et des règles du nombre d'or utilisées par l'architecte Philibert de l'Orme pour le château, Claude Desgots, neveu et collaborateur d'André Le Nôtre, paysagiste de Thoiry, s'en inspira pour aménager jardins et perspectives, prolongeant ainsi l'œuvre de l'architecte. Il sut même créer une illusion d'optique. Ainsi, lorsque le promeneur quitte le château en descendant le centre du parterre, il a l'impression que le fond du jardin s'éloigne au fur et à mesure qu'il avance car les arbres furent plantés de manière à inverser les perspectives.

Au XIXe siècle, l'engouement du parc à l'anglaise s'impose au détriment des conceptions classiques. Cette mode envahit le parc de Thoiry et seuls le grand axe sud ouest et son parterre à la française échappent à la destruction. Les paysagistes Châtelain puis Varé ont créé des massifs d'azalées, de rhododendrons aux couleurs mauves et roses qui agrémentent la promenade. De nouvelles espèces d'arbres, dont 51 séquoias, plantés vers 1852 enfouissent le château sous les frondaisons, obstruant toutes les perspectives sur le vaste paysage alentour. Vers 1970, soucieux de redonner à l'histoire des jardins sa pleine dimension, Paul de La Panouse a recréé les allées du jardin nord-est à la française, et coupé les plantations XIXe siècle devant le château pour rétablir la perspective et la transparence architecturale.

Annabelle, comtesse de La Panouse, a développé le parc paysager à l'anglaise sur ses côtés latéraux : avec le paysagiste Timothy Vaughan, un jardin d'automne, avec Adrien Fisher, un labyrinthe à thème Le Songe de Poliphile composé de 5 600 ifs, 2 300 mètres d'allées et de 9 ponts, avec Alain Richert, un jardin de senteurs, une roseraie et d'innombrables bosquets d'arbres et arbustes rares. La comtesse de La Panouse a aussi créé une longue galerie de pivoines et hémérocalles, une allée serpentine de viburnums et hortensias, ainsi qu'un pré fleuri.

En sept endroits différents, la voix des « Arbres Qui Parlent » a été amplifiée avec des haut-parleurs[4].

Parc zoologique[modifier | modifier le code]

L'ouverture du château au public en 1966 étant insuffisante pour couvrir les frais, Paul de La Panouse a alors l'idée d'installer un zoo à Thoiry avec des ours, des loups, des éléphants et quelques tigres. En 1967, grâce à une publicité astucieuse, 100 000 personnes visitent la réserve. Mais le parc animalier ne démarre réellement son histoire que l’année suivante : le , a lieu l'inauguration du premier zoo en France a accueillir des animaux en semi-liberté. Ce parc safari connaît immédiatement un grand succès puisqu'il accueille un million de visiteurs dès la première année[5],[2].

En 1973, le ZooSafari de Thoiry reçoit la Pomme d'or, distinction de la fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme, pour son implication et son excellence touristique[6].

En , un rhinocéros blanc, Vince, jeune mâle de 4 ans né aux Pays-Bas et arrivé dans le parc en mars 2015, est retrouvé abattu de deux balles de gros calibre, dans la tête et délesté de ses cornes vraisemblablement sciées à la tronçonneuse ; seule la corne principale dont la valeur marchande est estimée entre 30 000 et 40 000  a toutefois été emportée par les braconniers[7].

Le , le ZooSafari de Thoiry organise un concert événement pour fêter ses 50 ans, le Happy Thoiry Festival, regroupant sur scène le trio Arcadian, Claudio Capéo et Amir. Isabelle Morini-Bosc est également marraine de cette journée spéciale. Cette première édition rassemble un peu plus de 3 000 spectateurs[8],[9].

Éléphant d'Afrique à Thoiry.

Installations et espèces présentées[modifier | modifier le code]

Un safari de 6,5 kilomètres parcourt la réserve dans laquelle les animaux sauvages se promènent en troupeaux et les espèces cohabitent comme dans leur milieu naturel :

  • la « réserve africaine » : herbivores africains (éléphants, dix espèces d'antilopes, girafes, zèbres, rhinocéros, hippopotames, autruches…). Jusqu’en février 2011, les lions évoluaient dans la section safari. Ils sont dorénavant[Quand ?] visibles depuis le tunnel du parc à pieds, enclos no 17. Les lions ont été déplacés dans un autre safari accessible qu'à l'aide d'une camion brousse qui permet de voir des lions et des ours ;
  • la « réserve d'Amérique du Nord » : ours, loup arctique et bisons ainsi qu'une plaine des animaux rares d'Eurasie.

Pédagogie et éducation[modifier | modifier le code]

Lionne d'Afrique visible dans le parc à pied (enclos tunnel).

Des visites pédagogiques de la réserve africaine et des ateliers du château sont proposées au public.

Le parrainage d'un animal à Thoiry a pour but de participer et de financer la sauvegarde des espèces menacées dans la nature. Les fonds sont versés au fonds de dotation Thoiry-Peaugres Conservation qui soutient différents projets en faveur de la biodiversité dans le monde (création de zones protégées, financement de missions d'études).

Économie[modifier | modifier le code]

Il est la propriété du Groupe Thoiry Participations, dont le capital se partage entre la société de capital-investissement Ekkio Capital (actionnaire majoritaire), la famille de la Panouse et trois fonds d'investissement : BNP Paribas Développement, BRED Développement et IDF Capital[10],[11]. Ce groupe est également propriétaire de plusieurs autres établissements zoologiques, dont le Safari de Peaugres, en Ardèche. L'actionnaire majoritaire, la société Ekkio Capital, est elle-même détenue majoritairement par son équipe dirigeante, aux côtés de la société Luxempart[12], une société d’investissement cotée en bourse à Luxembourg.

Fréquentation du ZooSafari de Thoiry[13],[14],[15],[16],[17]
Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs
2012 410 000 2013 433 324 2014 390 000 2015 400 000
2016 384 000 2018 440 000 2019 500 000 2020 450 000

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les cinq zoos les plus vastes de France sont la réserve africaine de Sigean (300 ha), le Parc zoologique de Thoiry (150 ha), le Parc animalier de Sainte-Croix (120 ha), la Réserve zoologique de la Haute-Touche (100 ha) et le Parc zoologique de Montpellier (80 ha)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Institution (Zoo de Thoiry), Animal Statistics », sur zims.isis.org (consulté le ).
  2. a et b Catherine Dreyfus et Jean Paul Pegeat, Les Maladies de l'environnement : la France en saccage, Denoël, , p. 118.
  3. Le 30 mars 2014 à 07h00, « Le zoo de Thoiry accueille un dragon de Komodo », sur leparisien.fr, (consulté le )
  4. « Attribution de label « arbre remarquable » pour Thoiry », sur www.actualites-news-environnement.com, (consulté le )
  5. Jessica Bertaux et Loïc Defives, « Mon château sauvé par les lions », sur rue89.nouvelobs.com,
  6. (en) « Golden Apple Award », sur fijet.net (consulté le )
  7. « Thoiry: un rhinocéros tué, sa corne sciée », sur Le Figaro, (consulté le ).
  8. « Le zoo de Thoiry fête ses 50 ans en musique », sur leparisien.fr, (consulté le )
  9. « 3 000 spectateurs pour le premier concert du zoo de Thoiry », sur leparisien.fr, (consulté le )
  10. « Un nouvel actionnaire majoritaire pour le parc de Thoiry », sur lesechos.fr,
  11. « Thoiry respecte la nature et la tradition familiale », sur lesechos.fr,
  12. « Acto Capital dévoile son nouveau nom », sur agefi.fr,
  13. Comité départemental du tourisme]] des Yvelines, dit « Yvelines Tourisme », « Bilan de fréquentation touristique des Yvelines 2014 », sur fr.calameo.com (consulté le ), p. 16
  14. CCI Paris Ile-de-France, « Tourisme : fréquentation en hausse en 2013, pour les principaux sites touristiques », sur entreprises.cci-paris-idf.fr,
  15. Direction générale des entreprises, « Mémento du Tourisme, Édition 2014 », sur entreprises.gouv.fr (consulté le ), p. 143
  16. « La fréquentation des zoo »
  17. « La fréquentation des zoo en 2019 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul de La Panouse (photogr. Arthus Boutin), Thoiry : une aventure sauvage, Paris, L'Archipel, , 256 p. (ISBN 978-2-8098-2622-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]