Parc national de Sidi Toui

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Parc national de Sidi Toui
Sidi Toui National Park - 1999.jpg

Image satellite du parc en 1999

Type
Identifiant
Adresse
Ville proche
Coordonnées
Superficie
63,15 km2
Création
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Le parc national de Sidi Toui (arabe : الحديقة الوطنية بسيدي الطوي) est un parc national du sud de la Tunisie ouvert en 1991, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Ben Gardane[1] et une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de la frontière tuniso-libyenne.

Il s'étend sur 6 315 hectares entièrement clôturés en bordure du Sahara ; un djebel culminant à 172 mètres, des steppes et des dunes de sable constituent son paysage caractéristique[1]. La végétation y est composée de diverses espèces dont des armoises blanches[1].

La faune est caractéristique des régions arides avec des espèces qui survivent dans des conditions extrêmes. Différentes espèces sahariennes y sont ainsi protégées dont des mammifères, tels l'oryx, le chacal doré, le renard famélique, le chat ganté et le fennec, mais aussi différents types de reptiles comme le fouette-queue, le caméléon commun et les couleuvres[1]. Quelques oiseaux migrateurs y font escale en provenance des îles Kneiss. D'autres, sédentaires, y séjournent toute l'année. On peut citer l'outarde houbara, la perdrix gambra, le ganga, l'alouette des champs, le Grand Corbeau et le courvite isabelle[1].

Sidi Toui était par le passé un lieu fréquenté par l'autruche d'Afrique et le bubale roux. Ce dernier a continué à exister entre Dehiba et Hamada al-Hamra en Libye jusqu'en 1912. De nos jours, les deux taxons sont considérés comme éteints en Tunisie. Toutefois, l'autruche à cou rouge fait l'objet d'un projet de réintroduction dans les parcs nationaux de Dghoumès et Bouhedma à partir d'individus ramenés du Maroc. Quant au bubale, la sous-espèce nord-africaine (Alcelaphus buselaphus buselaphus) a complètement disparu de la surface de la Terre dès le début du XXe siècle à la suite d'une chasse intensive ; des propositions de réintroduction de la sous-espèce la plus proche, celle de l'Afrique de l'Ouest (Alcelaphus buselaphus major) ont été émises, mais aucune action concrète n'a été prise jusqu'à nos jours.

Références[modifier | modifier le code]