Parc national Mburucuyá

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Parc national Mburucuyá
Sendero Yatay.jpg
Géographie
Adresse
Coordonnées
Ville proche
Superficie
176,60 km2
Administration
Type
Catégorie UICN
Identifiant
Création
2001
Administration
Site web
[cite class="ouvrage" id="site_officiel" style="font-style: normal;">Site officiel]
Localisation sur la carte d’Argentine
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Le parc national Mburucuyá se situe au nord-ouest de la province de Corrientes en Argentine.

Palmiers yatay dans le parc national Mburucuyá.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée des espagnols, les guaranis habitèrent la région et créèrent des zones où ils cultivaient et récoltaient des produits pour leur alimentation et l'échange avec d'autres tribus. Parmi les cultures principales, il faut citer le mais, les citrouilles, le coton, les pois, le yerba mate et le manioc.

Après l'occupation espagnole, l'harmonie des peuples autochtones avec la nature se vit bousculée. On introduisit l'élevage et l'agriculture extensive, ce qui se traduisit par l'abattage indiscriminé d'arbres natifs.

Après la seconde guerre mondiale deux hommes, Mrs Troels et Pedersen se rendirent en Argentine pour prendre en charge les vastes champs que le père Niel Peter Pedersen avait acheté en 1920. Ils montrèrent un grand intérêt à protéger et restaurer la flore de ce milieu détérioré. Leur action se conclut par la donation de ces terres pour la création d'un parc national, dont l'objectif était de maintenir le milieu ambiant.

Accès[modifier | modifier le code]

Le parc national Mburucuyá se trouve à 163 km au sud-est de la ville de Corrientes. Depuis la ville on y accède via la route nationale 12, puis les routes provinciales 17 et 13.

La principale route est en fait la provinciale 86, qui relie les localités de Mburucuyá et de Palmar Grande, et qui traverse le parc en direction est-ouest. Le parc se situe à 30 km de Mburucuyá.

Flore[modifier | modifier le code]

Le parc comprend des forêts, des steppes, des pâturages et des étangs. Certaines espèces typiques : le quebracho colorado du Chaco (Schinopsis balansae), le quebracho blanco (Aspidosperma quebracho-blanco), l'urunday (Astronium balansae), le viraró, le prosopis, le palmier caranday (Trithrinax brasiliensis), le pindó (Syagrus romanzoffiana), le timbó (Enterolobium contortisiliquum) le laurier laurus nobilis, le butia argentin (Butia yatay), diverses graminées dans les zones steppiques sèches, de même que diverses espèces xérophiles.

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Faune[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

La richesse faunistique est importante et combine des espèces paranéennes et chaquéennes. Il faut souligner la présence du cerf des marais (Blastocerus dichotomus) et du loup à crinière (Chrysocyon brachyurus), deux espèces menacées. Autres espèces caractéristiques : la loutre à longue queue (Lontra longicaudis), le renard d'Aszara (Lycalopex gymnocercus), le daguet gris (Mazama gouazoupira), le singe hurleur noir (Alouatta caraya), le ragondin (Myocastor coypus), le capybara (Hydrochaeris hydrochaeris), le tamandoua (Tamandua tetradactyla), l'ocelot (Leopardus pardalis) et le chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi).

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Le renard d'Aszara (Lycalopex gymnocercus) est un renard de taille moyenne. Les individus pèsent de 4 à 6 kilos.

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Jusqu'à présent, on a relevé la présence d'un total de 294 espèces d'oiseaux[1] sur un total de plus ou moins 1.000 pour toute l'Argentine (total mondial : 10.400). Ainsi sur ce petit morceau de territoire d'une superficie n'excédant pas un quinze-millième de % de la surface de l'Argentine, se retrouvent près de 30% des espèces d'oiseaux du pays, ce qui est remarquable.

Parmi ces espèces, 12 se trouvent globalement menacées, comme le sporophile des marais (Sporophila palustris), la pépoaza (monjita dominica) (Heteroxolmis dominicana) et le moucherolle à queue large (yetapá à collier) (Alectrurus risora). Les lieux présentent une grande diversité, étant donnée la confluence des écorégions du Chaco, du Paraná et de la steppe de l'espinal. On a aussi observé des espèces migratrices boréales comme le Goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus), le milan du Mississippi (Ictinia mississippiensis), la maubèche des champs (Bartramia longicauda).

Autres espèces observées et remarquables:

On peut observer aussi la buse à tête blanche (Busarellus nigricollis), le nandou d'Amérique (Rhea americana), l'engoulevent à faucilles (Eleothreptus anomalus), le pépoaza dominicain (Heteroxolmis dominicana), le tyranneau à queue aiguë (Culicivora caudacuta), le tyranneau barbu (Polystictus pectoralis), le pipit ocré (Anthus nattereri), le sporophile à croupion roux (Sporophila hypochroma).

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Reptiles[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]