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Parc national Hwange

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Parc national Hwange
Géographie
Pays
Coordonnées
Ville proche
Superficie
14 651 km2
Administration
Type
Catégorie UICN
II
WDPA
Création
1928 comme réserve, 1961 comme parc national
Géolocalisation sur la carte : Zimbabwe
(Voir situation sur carte : Zimbabwe)

Le parc national Hwange (anciennement Wankie Game Reserve puis Wankie National Park) est géré par l'agence gouvernementale du Zimbabwe Autorité de gestion des parcs et de la faune du Zimbabwe.

Fondé en 1928, il est situé au Zimbabwe, et s'étend sur 14 620 km2 et comprend neuf des dix espèces protégées du pays.

Au début du XIXe siècle, la vaste région sauvage que sera Hwange est le terrain de chasse du roi matabélé, Mzilikazi. En 1928, le gouvernement de Rhodésie du Sud décide de créer la réserve de Wankie, au nom d'un chef local, en tant que zone de conservation de la faune et de la flore, et lui accorde le statut de parc national le 27 janvier 1950[1], [2], lors de la fusion Wankie avec deux autres réserves naturelles (Robins et Guzuma Pan). En 1982, deux ans après l'indépendance du Zimbabwe, le parc national de Wankie est rebaptisé parc national de Hwange (corrigeant la déformation phonétique du nom du chef local). Durant la dernière décennie de la présidence de Robert Mugabe, le parc national de Hwange traverse des moments difficiles, la faune sauvage étant décimée par la chasse et le braconnage. Depuis la fin des années 2010, le parc national de Hwange est redevenu l'une des destinations touristiques principales du Zimbabwe.

Son inclusion dans la zone de conservation transfrontalière du Kavango-Zambèze regroupant cinq nations est envisagée[3].

On y dénombre une forte concentration d'animaux avec 107 espèces de mammifères et 450 espèces d'oiseaux. Le rhinocéros y est menacé d'extinction.

C'est aussi l'un des derniers grands sanctuaires pour les éléphants, les lions et les buffles en Afrique[4].

Incidents de braconnage

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En 2011, neuf éléphants, cinq lions et deux buffles sont tués par des braconniers[5].

En , on découvre que les braconniers ont tué un grand nombre d'éléphants avec du cyanure après l'empoisonnement de leur point d'eau. Les défenseurs de l'environnement ont affirmé que l'incident est le plus grand massacre d'animaux en Afrique australe des derniers 25 ans[6],[7].

Deux enquêtes aériennes ont été réalisées pour déterminer le nombre d'animaux tués illégalement, 19 ont été identifiés dans la première enquête[8] et 84 autres dans la seconde enquête[8].

Trois braconniers ont été capturés, arrêtés, jugés, reconnus coupables et condamnés. Désormais, le braconnage et les infractions concernant les éléphants sont punis d'une peine de prison de neuf ans. La filière de contrebande d'approvisionnement d'ivoire est également ciblée. Un homme est arrêté le en essayant de passer en contrebande de l'ivoire brut.

En , 11 éléphants ont été retrouvés morts en quelques jours, empoisonnés chimiquement.

Le lion Cecil

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Le lion Cecil en 2010.

Cecil était un lion de treize ans qui faisait l'objet d'un suivi dans le cadre d'un projet lancé en 1999 par des scientifiques de l'université d'Oxford[9]. Il portait un collier GPS permettant de suivre ses déplacements. À la suite de documents publiés à partir de l'étude, Cecil est devenu une attraction touristique pour les visiteurs du parc en raison de sa crinière en partie noire[10]. Il a été tué en , lors d'une chasse controversée, par Walter James Palmer, un dentiste américain[11],[12]. Ce dernier a reconnu les faits le à travers un communiqué[13]. Le lion Cecil n'est pas le premier trophée de chasse de Walter James Palmer[14].

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Zimbabwe Hwange National Park
  2. (en) https://web.archive.org/web/20120416010459/http://www.nationalparks-worldwide.info/zimbabwe.htm The national parks and nature reserves of Zimbabwe (2012 archive)
  3. (en) Parc national Hwange sur www.venture-to-zimbabwe.com sur nationalparks-worldwide.info
  4. « Zimbabwe. Le dentiste américain « regrette » avoir abattu le lion Cecil » , Ouest-France.com, 29 juillet 2015
  5. (en) « Zimbabwe elephants poisoned by poachers in Hwange », BBC News Online (consulté le ).
  6. (en) « Poachers kill 300 Zimbabwe elephants with cyanide », Telegraph.co.uk (consulté le ).
  7. (en) « Zimbabwe elephants poisoned by cyanide », BBC News Online (consulté le ).
  8. a et b (en) John Doe, « My Favorite Things, Part II », sur Encyclopedia of Things, Open Publishing, (consulté le ).
  9. C. Mornadin, A.J. Loveridge et G. Segelbacher, « Gene flow and immigration: genetic diversity and population structure of lions (Panthera leo ) in Hwange National Park, Zimbabwe », Conservation Genetics,‎ , p. 697-706 (DOI 10.1007/s10592-014-0571-6)
  10. (en) « US Man Accused in African Lion Death Thought Hunt Was Legal », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  11. « Zimbabwe : un Américain crée la polémique en tuant « Cecil », le lion vedette d’un parc national », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Qui est Walter Palmer le dentiste accusé d'avoir massacré le lion Cecil (archive) », sur Liberation.fr (consulté le ).
  13. (en) « Read the full statement from Walter Palmer on killing of Cecil the lion », sur startribune.com (consulté le ).
  14. Emmanuelle Hirschauer, « Cecil le lion n'est pas le premier trophée de Walter Palmer » , nouvelobs.com, 29 juillet 2015, consulté le 31 juillet 2015