Parc de Shiba

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Le parc de Shiba (芝公園, Shiba Kōen?) est un parc public situé dans l'arrondissement de Minato à Tokyo, construit autour du Zōjō-ji.

Situation[modifier | modifier le code]

Le parc est situé entre les bureaux municipaux de Minato et la Tour de Tokyo. Beaucoup de sentiers dans le parc offrent une vue imprenable sur la Tour de Tokyo, de sorte que le parc est un endroit populaire pour les rendez-vous et apparaît à la télévision et dans de nombreuses séquences filmées.

Le parc est desservi par la station de métro Shibakōen sur la ligne Mita.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers la fin des années 1860, le gouvernement de Meiji, issu de la révolution du même nom qui met fin au shogunat Tokugawa, instaure un shintoïsme d'État. Dès 1868, la promulgation d'une série d'ordonnances sur la ségrégation entre le shintō et le bouddhisme entraîne dans tout le Japon le retour en force du mouvement Haibutsu kishaku, un courant de pensée qui prône l'expulsion du bouddhisme du pays. Des lieux de culte bouddhique sont détruits et une grande partie du patrimoine religieux des temples est dispersée[1],[2]. En particulier, en 1873, le nouveau pouvoir confisque des terres au clergé du temple Zōjō, un ancien lieu de culte officiel de la dynastie Tokugawa. Les terres confisquées sont aménagées en un parc la même année[3],[4].

Thomas Glover y avait sa résidence à Tokyo.

Une partie du terrain appartenait autrefois à la résidence du clan Ōkubo à Edo[5].

Les jardins du palais de Shiba (Shiba Onshi-koen), emplacement de l'ancien palais indépendant de Shiba, appartiennent à la municipalité et sont ouverts au public[6]. Les jardins Arisugawa ont été achetés par l'agence impériale en 1875. Les terres ont depuis été offertes pour l'utilisation et la jouissance du public[5].

Un arbre planté dans le parc par le président Ulysses S. Grant y pousse encore aujourd'hui.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Marquet, « Le Japon moderne face à son patrimoine artistique », dans François et Mieko Macé, Ishii Kōsei, Cécile Sakai, Christophe Marquet et al., Cipango : cahiers d'études japonaises : Mutations de la conscience dans le Japon moderne (revue), Paris, INALCO Publications Langues'O, coll. « Hors-série », (ISBN 2858311056, OCLC 491367667, lire en ligne [PDF]), p. 16-17.
  2. Jean-Paul Demoule et Pierre Souyri, Archéologie et patrimoine au Japon, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, (1re éd. 2008), 146 p. (ISBN 9782735115471, OCLC 893677506), p. 114.
  3. (en) John H. Martin et Phyllis G. Martin, Tokyo : 29 Walks in the World's Most Exciting City [« Tokyo : 29 balades dans la ville la plus captivante du monde »], Kanagawa, Tuttle Publishing, , 647 p. (ISBN 9781462908882 et 1462908888, OCLC 881566795), p. 210.
  4. (ja) Minato city, « 芝公園(しばこうえん) » [« Parc Shiba »],‎ (consulté le 4 octobre 2016).
  5. a et b Ōkubo clan garden in Edo, purchased by Imperial Household Agency in 1875
  6. Park in Minato