Parc Tournay-Solvay

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Parc Tournay-Solvay
Image illustrative de l'article Parc Tournay-Solvay
Ruines du château
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Subdivision administrative Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Caractéristiques
Type Parc paysager
Accès et transport
Tramway 94 Arrêt Boitsfort Gare
Bus 42, 95.
Localisation
Coordonnées 50° 47′ 36″ nord, 4° 24′ 40″ est

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Parc Tournay-Solvay

Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Parc Tournay-Solvay
Le pont du Park-Solvay

Le parc Tournay-Solvay est un parc situé dans la commune de Watermael-Boitsfort à Bruxelles en Belgique. Il se situe entre la chaussée de la Hulpe et la ligne de chemin de fer Bruxelles-Namur. Ce parc paysager résulte d'aménagements successifs réalisés par la famille Solvay à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1878, Alfred Solvay, frère et associé de l'industriel Ernest Solvay fait construire une maison de campagne sur le site. Les architectes Constant Bosmans et Henri Vandeveld érigent un bâtiment de style néo-Renaissance flamande, avec une alternance de pierres blanches et de briques rouges.

Vers 1905, l'architecte Jules Brunfaut y ajoute une double tour, un grand arc en berceau au rez-de-chaussée et une loggia fermée au premier étage, lui conférant l'allure d'un château. Le parc quant à lui est aménagé en 1911 par l'architecte de jardins Jules Buyssens, qui réalise également la roseraie classique en 1924.

Après le décès de Thérèse Tournay-Solvay, la fille d'Alfred Solvay, la propriété est vendue par ses héritiers à une société immobilière qui souhaite construire des bureaux. Le projet n'ayant pas abouti, la propriété reste à l'abandon jusqu'à son rachat par la Région bruxelloise en 1980. Elle est ouverte au public l'année suivante. En 1982, le château est ravagé par un incendie d'origine criminelle, qui le réduit, faute de réaction des pouvoirs publics, à l'état de ruine.

La roseraie et le jardin potager-fruitier sont restaurés par l'architecte-paysagiste Jacques Boulanger-Français en 1985.

Le parc a été intégré dans la Promenade verte

La Bruxellisation du Château Tournay-Solvay

À l'époque de l'incendie (1982) le bâtiment est encore récupérable moyennant d'importantes dépenses qui ne seront hélas consenties, ni par le public, ni par le privé.

On s'accommodera dès lors, au niveau de la commune de Watermael-Boitsfort, d'un lent mais continu pourrissement des lieux, qui culmine en 2012 avec l'encerclement, toujours plus étendu, du Château par des barrières Nadar, ceci afin de sécuriser les lieux des chutes éventuelles de pierres, morceaux etc.

Des travaux de conservation et de stabilisation ont finalement été initiés par la régie foncière régionale, dès l'été 2014, sous l'impulsion du Ministre-Président de la Région Bruxelloise, Rudi Vervoort. En 2015, les travaux de sauvegarde structuraux ont été réalisés par AAC Architecture. La mission d'auteur de projet visant la restauration complète du château a par ailleurs été confiée à l'architecte Francis Metzger, connu notamment pour la restauration d'un autre fleuron de l'architecture néo-renaissance flamande à Watermael-Boitsfort, le Château Charle-Albert.

Édifices et monuments[modifier | modifier le code]

  • À droite de l'entrée principale, les anciennes écuries du château, construites par Georges Collin en même temps que la conciergerie en 1920, ont été restaurées en 1992 et abritent aujourd’hui le Centre régional d’initiation à l’écologie, animé par l’asbl Tournesol-Zonnebloem.
  • Les ruines du château.
  • La Villa Blanche, datant du début du XXe siècle,construite en style art nouveau et transformée par l’architecte Alban Chambon. Elle était destinée à abriter les amis de la famille Tournay-Solvay. Restaurée, elle est occupée aujourd’hui par la Fondation européenne pour la sculpture.
  • Le grand triangle rouge est une œuvre du sculpteur italien Mauro Staccioli réalisée en 1996, aujourd'hui démantelée.
  • Une réplique de la tête colossale olmèque n° 8 provenant du site archéologique mexicain de San Lorenzo.
  • Kelda, éternel printemps de Thérèse Chotteau (1998, entrée du potager) célèbre le souvenir d’une jeune fille, morte dans la fleur de l’âge, Kelda Spangenberg (1974-1996), à qui ses parents endeuillés ont voulu témoigner leur attachement. Sur un socle qui reproduit son écriture – un court texte qui parle de la nature et des choses qu’elle aimait - se dresse un portrait, qui est aussi une métaphore de l’éternelle enfance : En bronze patiné dans les tons verts sous les frondaisons, elle nous apparaît sous la forme d’une elfe moderne, silhouette élancée effleurant du doigt une feuille de chêne aussi grande qu’elle.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Pour en savoir plus, consultez le guide La Ceinture Verte de Bruxelles, Bruxelles, Badeaux, 2012 (2e édition), 575 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]