Parc Jouvet

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Parc Jouvet
Image illustrative de l'article Parc Jouvet
Vue du parc Jouvet depuis l'escalier monumental
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Département Drôme
Commune Valence
Quartier Centre-ville
Superficie 7 ha
Cours d'eau Rhône, Source de la Robine
Histoire
Création 13 août 1905
Caractéristiques
Type Jardin botanique, Jardin public, Jardin anglais, Jardin français
Essences cèdre,if, tilleul, magnolia, micocoulier, ginkgo biloba, sapin, saule, cyprès chauve, marronnier à fleurs doubles, tulipier, platane, orme de Sibérie, hêtre, lilas des Indes
Lieux d'intérêts roseraie, animalerie, statuaire, Château de Crussol
Gestion
Propriétaire Ville de Valence
Protection arbres remarquables, jardin remarquable
Lien Internet mairie-valence.fr
Localisation
Coordonnées 44° 55′ 48″ nord, 4° 53′ 09″ est

Géolocalisation sur la carte : Drôme

(Voir situation sur carte : Drôme)
Parc Jouvet

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Parc Jouvet

Le parc Jouvet est un jardin public de 7 hectares (72 500 m2) situé sur la commune de Valence, aux abords du Rhône, sous l'esplanade du Champ de Mars, à l'aplomb du château de Crussol et des monts du Vivarais. Le parc porte le nom de Théodore Jouvet (1837-1905), le généreux donateur qui a offert à la ville de Valence la somme nécessaire à l'achat du terrain.

Présentation[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Petit pont dans le parc.

Au XIXe siècle, en lieu et place du parc Jouvet se trouvaient les terrains de la Robine (du nom de la source d'eau les traversant), entre le Champ de Mars et le Rhône. Différents projets prévoyaient alors de raser ce qui fut d'abord une prairie puis des petits jardins, afin d'y construire, au milieu du XIXe siècle, une gare ferroviaire, puis un lotissement et enfin un lycée. À la fin du même siècle, les propriétaires décidèrent de vendre leur parcelle de 6,5 ha. Le 20 décembre 1900, le conseil municipal décide d'acheter les terrains motivé par le besoin d'espaces verts et de sauvegarde du panorama sur le Rhône et le Vivarais.

Ce n'est qu'en 1902 que les terres sont achetées, après que Théodore Jouvet (1837-1905), négociant en vins de Bordeaux, ne fasse un don à la ville de Valence pour l'acquisition du terrain et la réalisation d'un parc.

Au début de la même année est lancé un concours national visant la conception du parc. Ce ne seront pas moins de quatorze propositions qui sont déposées auprès de la mairie dont certaines émanant d'architectes-paysagistes de renommée internationale, tel Jules Vacherot[1], colauréat d'Édouard Redont de Reims[2], le troisième prix revenant à Eugène Touret de Paris.

Étant donné le fort coût des différents projets, la réalisation du parc est confiée à Alphonse Clerc, directeur des Ponts et Chaussées de la Drôme, et à l'architecte-paysagiste Henry Martinet. Ceux-ci reprennent les projets primés lors concours, afin de réaliser un nouveau plan d'exécution. La construction est déléguée à l'entreprise Henri Nivet de Limoges, pour ne débuter que le 15 juillet 1903.

Deux ans après, le 13 août 1905, le président de la République Émile Loubet, drômois d'origine, inaugure ce qui est le premier parc public de Valence, ainsi que le pont de pierre traversant le Rhône, conçu par Alphonse Clerc, et qui est maintenant disparu. A la même date, il inaugure le collège de garçons qui, par suite, deviendra le lycée portant aujourd'hui son nom.

À la suite de l'événement, seront faits des aménagements complémentaires, tel le pavillon du gardien (1908) par l'architecte Louis Brunel, l'orangerie et les serres hollandaises (1914), l'enclos des daims, et la volière. Lors de la construction de la balustrade, sous le perron du champ de Mars, prend fin le gros œuvre. Ce n’est qu’en 1926 qu’est posée la clôture en fer forgé et en treillis. Les bombardements des bâtiments industriels en 1944, du côté Rhône, permettent au parc de s'agrandir, et ainsi de laisser place aux courts de tennis.

En 2000 est créée la Porte du Rhône, au carrefour des avenues de Provence et de la Comète. Les années suivantes la roseraie (2005), l'aire de jeux, et l'ensemble botanique et zoologique du parc (étiquetage), sont renouvelés. À l'emplacement des bains Veyrier sont mises en place des terrasses plantées, comportant divers végétaux.

En 2006 est créée la nouvelle volière, œuvre de l'architecte Patrick Breyton.

La même année le parc Jouvet se voit décerner le label national « jardin remarquable » par le ministère de la Culture pour « son intérêt historique et botanique qui avait justifié son inscription au titre des sites, et la vue magnifique qu'il offre sur les monts du Vivarais [...] ainsi que pour sa composition qui associe des styles paysager et régulier, par sa statuaire et par la qualité de ses essences »[3].

Maison du gardien[modifier | modifier le code]

La maison du gardien.

La résidence du gardien fut construite en 1908, par l’architecte Louis Brunel, en partie basse du parc. C’est un petit pavillon de style éclectique, à un étage sur un rez-de-chaussée surélevé. Il est orné d’un cadran solaire sur le pan coupé de l’angle sud. Inhabité depuis longtemps, il a été reconverti en 2013 en espace d’expositions temporaires.

Style[modifier | modifier le code]

Le parc Jouvet est un jardin botanique d'un style composite entre le jardin français auquel s'associe le jardin anglais.

Botanique[modifier | modifier le code]

Le parc jouvet se compose de différentes sortes d'arbres, dont des arbres remarquables, des arbres d'alignement et des arbustes. Les arbres remarquables incluent le hêtre à feuilles de fougère, le hêtre pourpre, des cèdres bleus, des magnolias à grandes fleurs, des micocouliers, des ginkgos, des cyprès chauve, des marronniers à fleurs doubles, des tulipiers de Virginie et des ormes de Sibérie. Pour les arbres d'alignement, il comprend des platanes à feuilles d'érable. Pour les arbustes, des lagerstroëmias (lilas des Indes).

Il abrite environ 800 essences différentes :

Statuaire[modifier | modifier le code]

Statue du Librettiste Louis Gallet, par Injalbert (1901).

Le parc Jouvet possède une statuaire relatant les faits marquants de la ville, ou honorant ses hommes d'importance, érigée à travers toute son histoire. On retrouve les œuvres de différents sculpteurs ou architectes de renommée notable :

  • Le monument du librettiste Louis Gallet, par le sculpteur Injalbert en 1901 (auparavant sur le Champ de Mars, elle fut placée sous les cèdres du parc en 1999).
  • La stèle Théodore Jouvet, sculptée par Allingry en 1909
  • Le groupe sculpté Amour et Servitude, de Marcel-Jacques en 1912
  • Le monument aux morts pour la Patrie (1914-1918), par l'architecte Henri Joulie et le sculpteur Gaston Dintrat en 1929
  • Le bas-relief dédié au cuisinier Jacques Pic (sur le perron), de Jacques Clerc

Autres intérêts[modifier | modifier le code]

  • une animalerie
  • un petit train
  • une roseraie.
  • Dans l'escalier principal, côté sud (escalier de droite quand on monte), vous remarquerez des marches à l'aspect "usé" (5,6,7 par exemple ; et d'autres plus haut). Ces marches ne sont pas usée plus que les autres, mais leur surface contient de nombreuses ammonites, beaucoup de moins de 10cm, la plus grosse atteint 20 cm (partie supérieure).

Horaires d'ouverture[modifier | modifier le code]

Escalier monumental, côté Champ de Mars
  • janvier : 8 h - 17 h 30
  • février - mars : 7 h 30 - 18 h
  • avril : 7 h 30 - 19 h
  • mai à septembre : 7 h - 20 h
  • octobre : 7 h 30 - 19 h
  • novembre - décembre : 8 h - 17 h 30.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. alors Directeur des parcs et jardins de la Ville de Paris, et créateur des jardins du Château de Lorrière, et auteur des aménagements de l'exposition universelle
  2. qui fut l'architecte-paysagiste du Parc Pommery (renommé Parc de Champagne, en 2004). Sa sépulture se trouve au Cimetières de Reims
  3. service municipal Valence Ville d'art et d'histoire (Direction des affaires Culturelles), situé au 57 Grande Rue, Maison des Têtes, à Valence (Drôme)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Despesse Bernard-Marie, Le Parc Jouvet au cœur de Valence, Valence, Mémoire de la Drôme, 2004.

Bonzon Paul-Jacques, Les Six Compagnons et le mystère du parc, Bibliothèque Verte, 1966.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]