Paray-le-Monial

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Paray le Monial)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Paray.
Paray-le-Monial
Basilique du Sacré-Cœur.
Basilique du Sacré-Cœur.
Blason de Paray-le-Monial
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Paray-le-Monial
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Charolais
Maire
Mandat
Jean-Marc Nesme
2014-2020
Code postal 71600
Code commune 71342
Démographie
Population
municipale
9 133 hab. (2014)
Densité 362 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 09″ nord, 4° 07′ 14″ est
Altitude Min. 234 m – Max. 304 m
Superficie 25,20 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire

Voir sur la carte administrative de Saône-et-Loire
City locator 14.svg
Paray-le-Monial

Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire

Voir sur la carte topographique de Saône-et-Loire
City locator 14.svg
Paray-le-Monial

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Paray-le-Monial

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Paray-le-Monial
Liens
Site web paraylemonial.fr

Cité dite du « Sacré-Cœur », Paray-le-Monial est un bureau centralisateur du département de Saône-et-Loire (région Bourgogne-Franche-Comté / France).

Ses habitants sont appelés les Parodiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Bourgogne vers 1830 extraite du tableau de la France en 86 départements.

Paray-le-Monial se situe dans la partie sud-ouest de la Saône-et-Loire, au cœur du Charolais, dans une plaine que forment au nord-ouest des monts du Brionnais, la Loire, l'Arroux et la Bourbince.

La ville est traversée par la Bourbince et le canal du Centre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vitry-en-Charollais Saint-Léger-lès-Paray Volesvres Rose des vents
N Hautefond
O    Paray-le-Monial    E
S
Saint-Yan Poisson Nochize

Transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'accès se fait :

  • en venant de l'est ou de l'ouest, par la RCEA (Route Centre-Europe Atlantique / RN 79 / axe Mâcon-Moulins) - c'est à Paray-le-Monial qu'apparaissent les premiers panneaux indicateurs vers Genève en venant de l'ouest,
  • en venant du nord, par la RN 70 en provenance de Chalon-sur-Saône,
  • en venant du sud, par la RD 352 en provenance de Roanne ou la RD 34 en provenance du Brionnais.

Le viaduc de Volesvres emprunté par la RCEA/RN 79 franchissant le canal du Centre se situe à l'est de la commune.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Paray-le-Monial.

La gare SNCF de Paray-le-Monial est un carrefour ferroviaire secondaire à l'écart de la liaison Lyon-Nantes[1] ; elle est située sur :

  • la ligne TER Lyon - Paray ;
  • la ligne TER Dijon - Moulins (via Beaune, Montceau-les-Mines, Paray) ;
  • l'ancienne ligne Roanne - Paray-le-Monial, aujourd'hui déferrée jusqu'à Pouilly-sous-Charlieu.
  • la ligne FLIXBUS Nice-Digoin

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau du PLM.
Transports urbains

Depuis septembre 2008, un service de transports urbains nommé PLM[2] dessert les différents quartiers et pôles d'activité de la ville, à raison d'un bus par heure de 7 h à 19 h. Trente-huit arrêts sont desservis par la seule ligne urbaine de l'agglomération.

Autocars

Paray-le-Monial est desservi par une ligne du réseau Buscéphale[3], sous la responsabilité du conseil départemental de Saône-et-Loire, la ligne 9 (Digoin - Paray - Charolles - Cluny). Auparavant, cette même ligne 9 allait jusqu'à Mâcon. Pour se rendre à Mâcon, il est désormais nécessaire d'emprunter la ligne 7 (Châlon-sur-Saône -Mâcon), avec une correspondance à Cluny.

On trouve aussi deux lignes de cars TER[4] :

  • les dessertes complémentaires à la ligne ferroviaire Paray - Lyon ;
  • la ligne Le Creusot TGV - Paray - Roanne.

Transports doux[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EV6.
Article détaillé : EuroVelo 6.

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Paray-le-Monial en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[5]. C'est la plus célèbre véloroute européenne, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Selon toute vraisemblance, Paray-le-Monial trouve ses origines dans la construction au sommet d'une colline (l'actuel quartier de Survaux), dans une vallée broussailleuse alors appelée Val d'Or, d'un prieuré et d'une église consacrée en 977. Cette construction avait été envisagée vers 971 par le comte Lambert, premier comte héréditaire de Châlon-sur-Saône, fils de Robert, vicomte d'Autun et fidèle du roi Charles le Simple, en accord avec saint Maïeul, abbé de Cluny jusqu'en 994, en « reconnaissance des bienfaits de Dieu à son égard ».

Son fils Hugues Ier de Chalon, chanoine d'Autun, devenu comte de Châlon-sur-Saône en 988, fit don de cette Fondation à l'abbaye de Cluny en 999 lorsqu'il fut sacré évêque d'Auxerre.

Par la suite, saint Odilon, qui fut abbé de Cluny jusqu'en 1049, établit les moines sur les bords de la Bourbince où ils construisirent une nouvelle église. Son successeur, Hugues de Semur, abbé de Cluny de 1049 à 1109, qui avait fait édifier une nouvelle abbatiale à Cluny (Cluny III), la jugeant alors insuffisante, la fit transformer par les bâtisseurs de Cluny III en une basilique qui est celle que nous pouvons admirer de nos jours.

Il y a fort à parier que les chantiers initiés par les moines à cette époque attirèrent les populations des collines alentour et que le regroupement de ces deux communautés fut à l'origine de l'agglomération parodienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles 2012[modifier | modifier le code]

Les résultats des élections proviennent du ministère de l'intérieur, repris par Francetvinfo[6].

Premier tour

7 238 inscrits, 5 486 votants (75,79%), votes blancs et nuls : 2,30 %, exprimés : 5 360

candidat parti  %
Nicolas Sarkozy Union pour un mouvement populaire 32,52 %
François Hollande Parti socialiste 28,13 %
Marine Le Pen Front national 13,86%
François Bayrou Mouvement Démocrate 10,39 %
Jean-Luc Mélenchon Front de gauche 9,72 %
Éva Joly Europe Écologie Les Verts 1,44 %
Nicolas Dupont-Aignan Debout la France 2,15%
Nathalie Arthaud Lutte Ouvrière 0,45%
Philippe Poutou Nouveau Parti Anticapitaliste 1,08 %
Jacques Cheminade Solidarité et progrès 0.26%

Deuxième Tour

Inscrits : 7 234, votants 5 494, taux de participation : 75,951%, exprimés : 5 168

candidat parti  %
François Hollande Parti socialiste 48,65 %
Nicolas Sarkozy Union pour un mouvement populaire 51,35 %

Élections régionales 2015[modifier | modifier le code]

Au second tour des élections régionales du 2015 le nombre d'électeurs inscrits est de 7 117 ; le nombre de votants de 3 747, soit un taux de participation de 49,89 %. Les votes blancs et nuls s'élèvent à 5,23 %. Marie-Guite Dufay appartenant à la liste d'Union de la gauche Notre région avance obtient 27,85 % soit 989 votes. Quant à Sophie Montel de la liste du Front national obtient 25,01 % des voix soit 888 votes. Enfin, François Sauvadet de la liste d'Union de la droite intitulée La région en grand possède 47,14 % des voies avec 1 674 votes.

Élections régionales 2014[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2014 le nombre d'électeurs inscrits est de 7 395, le nombre de votants de 4148, soit un taux de participation de 56,09%.Deux listes sont en présence. Celle conduite par Jean-Marc Nesme, divers droite, obtient 78,86 %, 2 955 votes ; celle de Chewki Mahrez , divers gauche, 21,13 %, 792 votes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1840 1868 Hyacinthe Maublanc de Chiseuil   Officier de cavalerie, député
mars 1971 mars 1989 Marcel Alain Drapier DVD Conseiller général (1973-2004)
mars 1989 en cours Jean-Marc Nesme UMP Député (1988-1997 et 2002-2012)
Conseiller régional (1986-1992)

Technologie[modifier | modifier le code]

Deuxième ville en France après Blanquefort à être fonisée[réf. nécessaire]. Depuis juin 2007, la ville installe des points Wi-Fi dans les bâtiments municipaux ainsi que les bâtiments partenaires équipés d'une connexion internet. Ce qui permet de se connecter gratuitement à partir d'un ordinateur portable, d'un smartphone ou d'une console de jeux portable.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

En 2013, la population de 9 064 habitants, comprenait 3 981 hommes et 5 083 femmes :

Pyramide des âges de Saint-Germain-en-Brionnais en pourcentage (2013)[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,2 
90  ans ou +
4,7 
13,1 
75 à 89 ans
19,1 
20,3 
60 à 74 ans
21/2 
19,4, 
45 à 59 ans
17,8 
16, 
30 à 44 ans
12,9 
15,3 
15 à 29 ans
13,6 
14,9 
0 à 14 ans
10,7 

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 133 habitants, en augmentation de 0,2 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 635 2 848 2 898 3 090 3 019 3 486 3 384 3 524 3 481
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 425 3 396 3 528 3 388 3 627 3 979 4 015 3 855 4 088
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 362 4 431 4 814 5 302 6 469 7 135 7 794 7 770 8 499
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
9 557 10 716 11 545 10 639 9 859 9 191 9 066 9 107 9 133
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Logements[modifier | modifier le code]

Il existe (en 2013) 5 292 logements à Paray-le-Monial, 4 650 sont des résidences principales, 112 des résidences secondaires et 530 sont vacants. Le nombre de maisons est de 2 512 et celui des appartements de 2 552[12].

Économie et emplois[modifier | modifier le code]

Postes salariés[modifier | modifier le code]

La tableau donne la part des postes salariés par secteur d'activité au 31 décembre 2014.

Total  % 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 à 99 salariés 100 salariés ou +
Ensemble 4220 100,0 1 011 476 882 496 1 355
Agriculture, sylviculture et pêche 1 0,0 1 0 0 0 0
Industrie 201 4.8 76 51 74 0 0
Construction 182 4.3 78 48 56 0 0
Commerce, transport, service divers 1596 37.8 752 255 164 200 225
dont commerce et réparation automobile 812 19.3 326 107 44 110 225
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 2240 53.1 104 122 588 296 1 130

Source : INSEE dossier complet ; Champ : ensemble des activités

Catégories socioprofessionnelles des ménages[modifier | modifier le code]

Le tableau renseigne les données selon la personne de référence. Les sources sont tirées de l'INSEE et datent de 2013.

catégorie socio-professionnelle nombre de ménages  % population des ménages  %
Ensemble 4 640 100,00% 8 419 100,00%
Agriculteurs exploitants 10 0,2% 10 0.4 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 113 2,4% 266 3.2%
Cadres et professions intellectuelles supérieures 281 6.1% 655 7.8%
Professions intermédiaires 473 10.2% 956 11.4%
Employés 512 11.0 931 11.1%
Ouvriers 675 14.5% 1 635 19.4%
Retraités 2 236 48.2% 3 414 40,6%
Autres personnes sans activité professionnelle 340 7.3% 532 6. %

Production de carreaux en céramique[modifier | modifier le code]

En 1877, Paul Charnoz, ingénieur chimiste, crée une entreprise de production de céramique à Paray-le-Monial[13]. Né en 1845, marié en 1872, il travaillait antérieurement chez son père à Dresde (Saxe). Il choisit Paray-le-Monial parce qu’il trouve la ville accueillante mais surtout à cause des carrières d'argile de grande qualité situées à proximité. Les sources d’énergie sont également proches avec les mines de Montceau-les-Mines. Les voies d'eau (canal du centre) et le chemin de fer permettent d'assurer le transport. Paul Charnoz a mis au point des carreaux dessinés par incrustation dans l'épaisseur (donc pas seulement peints en surface). En 1886, une cinquantaine de personnes travaillent dans l'entreprise Mais le manque de rentabilité conduit, en 1891, à vendre l'entreprise à la société Utzscheinder-Jaunez[14]. Ce nouveau propriétaire développe l'entreprise en l'industrialisant.

Durant la première guerre mondiale la situation devient difficile. La production, est orientée vers les besoins de la défense nationale. Après la guerre, les affaires marchent bien, six usines fonctionnent. En 1921, l'entreprise prend le nom de CERABATI (Entreprise Générale de la Céramique du Bâtiment). La seconde guerre entraîne des difficultés importantes mais l'entreprise repart et, en 1950, elle atteint son maximum en employant envions 900 personnes. Les évolutions techniques suivent avec la mécanisation des ateliers, avec les fours électriques se substituant aux fours à charbon ; elels assurent à l’entremise une bonne santé financière. Les difficultés arrivent à partir de 1976, avec l'augmentation du prix de l’énergie et un demande qui diminue. Au début des années 1990, Paray-Céramique se substitue à CERABATI. Au 31 décembre 2005, c'est la fin de l'activité.

C'est le musée Paul Charnoz, créé en 1993, il présente l'histoire de Paul Charnoz et de l’entreprise.

Les anciens bureaux de la société Cerabati accueillent l’association M’comme mosaïque, lieu d’exposition et de formation à la mosaïque contemporaine.

Zones d'aménagements[modifier | modifier le code]

À Paray le Monial, le Parc d’activités au nord de la commune[15] regroupe plusieurs secteurs : celui des Charmes situé sur la ZAC des Charmes et sur l’extension de la ZAC des Charmes ; le secteur du Champ Bossu, situé sur la ZAC extension du Champ Bossu.

La zone d'aménagement concertée des Charmes est une opération d’aménagement mixte (habitat individuel, activité économique et commerciale, secteur Hospitalier). lancée en 1998 par la ville de Paray-le-Monial et concédée à la SEMA (Société mixte d'aménagement). Elle vise sur 20,5 hectares à implanter un centre hospitalier (72 600 m2), des activités commerciales (92 760 m2, de l'habitat (45 600 m2)).

L'extension Champ Bossu a été mise en œuvre à compter de l'année 2000. Cette nouvelle opération d’aménagement à vocation d’activité économique et commerciale porte sur 8,89 ha (construction de 38 500 mètres carrés environ). Cette opération est concédée par la commune de Paray-le-Monial à la SEMA.

L' extension de la zone initiale du a débuté en 2003 (fin prévisionnelle 2025). Elle concerne 17 ha (habitat et activité).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Paray-le-Monial compte 7 écoles primaires (maternelles et élémentaires), 2 collèges et 3 lycées.

Écoles primaires[16] : trois écoles maternelles publiques (Bellevue, Les sables, Pré des Crèches Paquier), et deux privées (Jeanne d'Arc, Saint Dominique Savio[17]); deux écoles élémentaires publiques (Bellevue Champs Seigneurs) et deux privées (Jeanne d'Arc, Saint Dominique Savio).

Collèges : il en existe deux, le collège René Cassin[18] collège général d'enseignement public et le collège Jeanne d'Arc[19], collège d'enseignement général privé, sous contrat, il dispose d'un internat.

Lycées

Le lycée professionnel Astier[20] est un établissement public, il comprend une "unité localisée pour l'inclusion scolaire" (Ulis) et dispose d'un internat. Les formations offertes conduisent au CAP ou au bac professionnel : CAP (maintenance des véhicules automobiles, menuisier, réparation d'ouvrages électriques) ; baccalauréat professionnel (aéronautique[21], aviation générale, maintenance véhicules, maintenance des équipements industriels).Le lycée est, depuis un arrêté du 8 septembre 2014 labellisé "lycée des métiers de la maintenance".

Le lycée Jeanne d'Arc[22] est un lycée général et technologique, privé, sous contrat, disposant d'un internat. Les classes terminales proposées sont : scientifique (S), littéraire (L) économique et sociale (ES), et STMG (sciences et technologies du management et de la gestion, spécialité mercatique). Il existe deux sections sportives (rugby et basket-ball) et une linguistique.

Le lycée Sacré Cœur[23] est, un lycée professionnel et technologique privé, sous contrat. Les formations offertes sont : préparation aux CAP  d'agent de sécurité, d'agent polyvalent de restauration, de maintenance des matériels agricoles ; aux baccalauréat professionnels d'accompagnement, soins et services à la personne à domicile ; d'accueil - relation clients et usagers ; commerce, commercialisation et services en restauration, cuisine, étude et définition de produits industriels... Brevet professionnel : Agent technique de prévention et de sécurité (statut : contrat de professionnalisation).

Formations post-bac (établissement privé Ensemble scolaire La Salle)

  • BTS SPSSS Service et Prestations du Secteur Sanitaire et Social
  • BTS MUC (Management des Unités Commerciales)
  • BTS CPI (Conception des produits industriels)
  • Classe Préparatoire "Travailleurs Sociaux"
  • Prépa IFSI (Instituts de Formation en Soins Infirmiers)


Hors enseignement scolaire, une école d'enseignement religieux est implantée à Paray-le-Monial depuis 1987 : l'ESM-Paray.

Culture locale et patrimoine, tourisme, loisirs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Paray-le-Monial dispose d'un Office de tourisme[24].

Il existe à Paray-le-Monial 8 hôtels, dont 3 ont 2 étoiles (133 chambres), 3 ont 3 étoiles (88 chambres) et 2 ne sont pas classés (111 chambres). Un terrain de camping 4 étoiles offre 157 places. Dans les communes voisines, il existe d'autres hôtels et des possibilités d'hébergement (chambres d'hôtes, camping).

Les équipements sportifs comprennent un centre nautique (piscine couverte pour l'hiver et un centre nautique l'été).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Basilique du Sacré-Cœur.

Paray-le-Monial est classée ville d'art et d'histoire. C'est aussi une Ville fleurie récompensée de quatre fleurs.

Parmi les monuments les plus importants on retrouve[25] :

  • la basilique du Sacré-Cœur (fin du XIe siècle pour le narthex et XIIe - XIVe pour l'église), chef-d'œuvre de l'art roman, est le modèle le mieux conservé de l'architecture clunisienne en Bourgogne. L'église a été édifiée au XIIe siècle par Hugues de Semur, le plus important des abbés de Cluny. Le cloître est accolé à la basilique et possède un jardin d'inspiration médiévale. Une association, les Amis de la Basilique de Paray-le-Monial, a pour but de mettre en valeur la basilique et plus généralement l'art roman, en organisant notamment un colloque chaque année en octobre ;
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • le château du Doyenné ;
  • l'hôtel de ville, installé dans l'ancienne maison Jayet, présente une façade de style Renaissance construite entre 1525 et 1528 et plaquée sur des structures plus anciennes. De nombreux médaillons sont sculptés, notamment les portraits de Pierre Jayet et de son épouse. Les balustres au-dessus de la porte, les coquilles décoratives et les putti musiciens sont influencés par l'art italien ;
  • la chapelle du monastère de la Visitation, construite en 1633, dite chapelle des Apparitions. C'est en ce lieu que la visitandine sainte Marguerite-Marie reçut les Apparitions du Cœur de Jésus entre 1673 et 1675 ;
  • la tour Saint-Nicolas (XVIe siècle), ancienne église paroissiale consacrée en 1535. Un clocher massif est ajouté vers 1549. La tourelle, perchée en encorbellement sur le pignon, porte le millésime de 1658. Elle fut réduite à son volume actuel au XIXe siècle. Au fil du temps, l'édifice a connu diverses fonctions comme prison, corps de garde ou maison commune. Il abrite aujourd'hui des expositions ;
  • le Musée eucharistique du Hiéron, classé musée de France. Ce musée est le plus ancien musée d'art sacré de France construit en tant que tel. Il a été édifié au XIXe siècle à l'initiative du jésuite Victor Drevon (1820-1880) et du baron Alexis de Sarachaga (1840-1918). Fermé pendant les années 1990, le musée a été entièrement rénové par la municipalité et a rouvert en 2005. Il présente aujourd'hui une riche collection d'œuvres d'art autour du thème de l'eucharistie : tableaux, sculptures, objets liturgiques… Un trésor national est venu enrichir ses collections : la Via Vitae ou « Chemin de vie » (1894-1904) de l'orfèvre parisien Joseph Chaumet ;
  • le marché couvert, monument datant du début du XXe siècle, transformé en galerie marchande ;
  • plusieurs couvents : le monastère de la Visitation fondé en 1626, le monastère Sainte-Claire fondé en 1878, le Carmel fondé en 1901 et le monastère du Très-Saint-Rosaire, fondé en 1929, accueillant une communauté de moniales dominicaines affiliée à la fédération Notre-Dame des Prêcheurs ;
Chapelle de la Colombière.
  • la chapelle la Colombière : cette chapelle des jésuites abrite les reliques de saint Claude La Colombière, directeur spirituel de sainte Marguerite-Marie. Elle fut érigée en 1929 par les jésuites peu de temps après la béatification du père La Colombière. D'apparence sobre, elle s'enrichit à l'intérieur de mosaïques et de vitraux réalisés par les frères Mauméjean. Les chapitaux sont de Henri Charlier ;
  • le musée Paul-Charnoz, dit "musée de la céramique", regroupe les vestiges et témoignages sur l'activité de céramique industrielle de Paray-le-Monial. Une fresque et une rosace monumentale y sont présentées, fleurons de la céramique industrielle et décorative française, réalisées en carreaux dessinés par incrustation, Médaille d'Or et Hors Concours aux Expositions Universelles de Paris en 1889 et 1900 ;
  • la Maison de la Mosaïque contemporaine : lieu culturel ouvert à tous, des expositions s'y succèdent tous au long de l'année. Une vidéo « La Mosaïque... quelle histoire ! » retrace l'histoire de la mosaïque, explique outils, matériaux et techniques et décrit les divers aspects de la mosaïque contemporaine.
  • le prieuré Notre-Dame, classé Monument historique.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La commune possède également plusieurs jardins et parcs :

Parc du Moulin Liron.
Parc des Chapelains.
  • le jardin du cloître : il est situé dans l'ancien monastère qui accueillait jusqu'à la Révolution les moines clunisiens. La façade du prieuré présente les caractéristiques de l'art classique des XVIIe et XVIIIe siècles : fronton triangulaire avec les armes de Cluny, lucarnes, griffons et cartouches millésimés. Les larges galeries voûtées d'arêtes offraient aux moines un espace de prière, de méditation et de travail. Au centre, le jardin rappelle l'allure des jardins médiévaux ;
  • le parc du Moulin Liron : situé entre le canal du Centre et la Bourbince, le parc tient son nom d'un ancien moulin connu depuis le XVIe siècle. Au XVIIIe siècle il devient une « hostellerie » renommée, détruite lors de la construction du canal du Centre. Le parc de 15 ha. fut créé pour la venue du pape Jean-Paul II en 1986. Aujourd'hui près de 850 arbres et conifères jalonnent la promenade d'un kilomètre. Il inclut un parcours santé et se trouve au départ de la voie verte qui longe la Bourbince en offrant un cadre naturel et préservé ;
  • le parc des Chapelains : en 1889, la maison des Chapelains est installée sur les fondations de l'ancien château des abbés de Cluny. Le parc fut créé pour accueillir les pèlerins depuis le bicentenaire des Apparitions en 1875. En 1890 on planta deux allées de platanes afin de former une croix et de créer une véritable cathédrale de verdure. Vers 1902, un dôme fut érigé en son centre, où les fêtes sont toujours célébrées. Cet espace de nature et de silence se trouve sur le côté Est de la basilique ;
  • le jardin Saint-Hugues : il accueille plus de 500 rosiers, fleuris de mai jusqu'aux gelées ;
  • le parc de Verneuil : ce parc accueille sous ses frondaisons des fleurs blanches en toutes saisons et est bordé de platanes qui forment une voûte majestueuse, souvent comparée à une cathédrale végétale ;
  • le square du 19-Mars-1962 : ce square est orné d'une mosaïque commandée en 1997 par la ville aux membres de l'association Paul Charnoz. Ce décor mural, composé de 165 141 carreaux de grès céramique, présente le patrimoine architectural, industriel et économique de la ville : tour Saint-Nicolas, chemin de fer, canal, basilique, hôtel de ville, industrie céramique et élevage charolais ;
  • le jardin de la poste : dans ce jardinet trône une mosaïque représentant un paon faite en 2008 par « Mozaïsm », un groupement de jeunes artistes internationaux. Le paon a longtemps été l'emblème de la cité ;
  • le jardin des bords de la Bourbince : ce jardin, planté d'arbustes variés à floraison blanche, offre une vue nouvelle sur la basilique. Chaque été les différentes variétés de plantes utilisées pour le fleurissement de la ville y sont présentées ;
  • le jardin Émile-Debroise : ce jardin de pivoines, arbustives, hybrides ou herbacées, est dédié à Emile Debroise (1902-1992) ;
  • les jardins de Bellevue et cités PLM : les cités PLM, premiers logements collectifs, ont marqué l'histoire de la ville. Situé au cœur de cette architecture des années 1930 ce « Jardin de jardins  » s'inspire des jardins cheminots d'autrefois ou des jardins familiaux tout proches. Chaque jardin est associé à une couleur qui lui donne son identité: jaune, rouge, pêche/crème, orange, mauve, rose, violet, bleu et blanc. Chaque entrée est marquée par une pergola habillée de plantes grimpantes qui « annoncent la couleur ».
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Pèlerinage[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, le Christ serait apparu à une religieuse, sainte Marguerite-Marie, née dans un village environnant et religieuse dans le monastère de la Visitation. Au cours de trois grandes apparitions, il lui aurait présenté son cœur « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit en échange que des ingratitudes de ceux qui lui sont consacrés ». Très vite, Marguerite-Marie reçut le soutien et les conseils spirituels d'un jésuite saint Claude La Colombière. De Paray-le-Monial, naquit une dévotion gigantesque, appelée le culte du Sacré-Cœur. Des pèlerinages naquirent à Paray-Le-Monial et des sanctuaires furent construits aux quatre coins du monde, le plus célèbre (en France) étant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Aujourd'hui, ce pèlerinage, qui avait semblé tomber dans un relatif oubli, connaît un grand succès. Le renouveau charismatique y fit sa première session en 1975 qui fut poursuivie par de nombreuses rencontres animées par la communauté de l'Emmanuel, dont l'organisation de deux festivals chrétiens de niveau international en 1987 et 1988. Le pape Jean-Paul II y vint en pèlerinage le 5 octobre 1986. En 1986, Mgr Armand Le Bourgeois, évêque d'Autun, a confié l'animation de ce lieu à la Communauté de l'Emmanuel. Le nombre de pèlerins ne cesse de grandir et des rassemblements se succèdent au cours de l'été mais aussi toute l'année.

En 2016, environ 30 000 pèlerins ont été accueillis à Paray le Monial.[26]

C'est après être venus à Paray-le-Monial en 1989 que les serviteurs de Dieu Cyprien et Daphrose Rugamba ont décidé de créer la communauté de l'Emmanuel au Rwanda[27].

Paray-le-Monial et la littérature[modifier | modifier le code]

Village natal de Gertrude, cuisinière de madame Moreau, dans la Vie mode d'emploi, de Georges Perec : La cuisinière de madame Moreau, une robuste Bourguignonne native de Paray-le-Monial répondant au prénom de Gertrude, ne se laissa pas prendre à ces grossiers artifices, et prévint tout de suite sa maîtresse qu'elle ne ferait jamais rien cuire dans une cuisine pareille où rien n'était à sa place et où rien ne marchait comme elle savait. (Chapitre LXV.)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saints catholiques
Autres

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Paray-le-Monial (Saône-et-Loire).svg

Blasonnement : D'or au paon rouant d'azur, l'aigrette de sable, allumé du même, becqué et membré de gueules[29].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Oursel, Pochades : Paray-le-Monial, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 63 (automne 1985), pp. 14-16.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Le réseau ferré en Bourgogne
  2. Le PLM entre en service
  3. Buscéphale
  4. TER Bourgogne
  5. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (...). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  6. http://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/saone-et-loire_71/paray-le-monial_71600
  7. « Commune de Paray-le-Monial (71342) - Dossier complet », sur Insee (consulté le 2 octobre 2016).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Commune de Paray-le-Monial (71342) - Dossier complet », sur Insee (consulté le 2 octobre 2016)
  13. « Musée Paul Charnoz »
  14. « Les fondateurs », sur Sarrguemines Passions
  15. « Parc d'activités Nord-de-Paray-le-Monial », sur Sema71.fr
  16. « Site officiel Ville de Paray-le-Monial »
  17. « Ecole Saint Dominique Savio », sur Journal de Saône-et-Loire
  18. « Collège René Cassin », sur Académie de Dijon
  19. « Collège Jeanne d'Arc », sur Ensemble scolaire La Salle
  20. « Lycée Astier »
  21. « Académie de Dijon »
  22. « Lycée Jeanne d'Arc », sur Ensemble scolaire La Salle
  23. « Lycée du Sacré-Coeur », sur Ensemble scolaire La Salle
  24. « Office de tourisme »
  25. « Brochure touristique », sur tourisme-paraylemonial.fr, Office du tourisme (consulté le 27 juin 2015)
  26. « La Communauté en bref - Communauté de l'Emmanuel », Communauté de l'Emmanuel, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  27. Claire Lesegretain, « L’Église se penche sur la sainteté d’un couple rwandais », La Croix,‎ (lire en ligne).
  28. « L'UMP André Accary élu président du Conseil départemental », lejsl.com
  29. « Au sujet de Paray et son blason », article de Lucien Taupenot (alias Luc Hopneau) paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 85 (printemps 1991), page 20.