Parapente biplace

Le parapente se prête fort bien au biplace ou tandem parapente. Une voile un peu plus grande, une deuxième sellette et des écarteurs pour séparer le pilote de son passager, et on peut voler à deux (le passager est généralement devant le pilote).
Piloter un biplace est peu différent du pilotage d'une voile solo et c'est un plaisir immense que de partager un vol.
Aspect réglementaire (voir aussi Formation[1] (parapente)) : il existe une qualification de pilote biplace[2] dans chaque fédération, procurant la prérogative de la pratique amateur au sein d'un club affilié. C'est naturellement le cas au sein de la FFVL (Fédération Française de Vol Libre).
En France, le diplôme d'État (DEJEPS) est nécessaire pour la pratique rémunérée du biplace. Il existe néanmoins un cursus de formation validé par la FFVL[2], (cursus et examen pratiques que théoriques), qui permet à des pilotes très expérimentés mais non professionnels, d'emmener des passagers en biplace de manière non rémunérée. On parle alors de biplaces dits associatifs.
Le diplôme d'État en parapente est délivré par le Ministère de la Jeunesse et des Sports exclusivement et la profession est organisée autour du SNMVL (Syndicat National des Moniteurs de Vol Libre) ; parapente et deltaplane. Une nouvelle formule de diplôme professionnel est le DPJEPS puis DEJEPS[3], gérée par l'ENSA à Chamonix.
Histoire
[modifier | modifier le code]En 1984, sur la pente école des Brasses (Haute-Savoie), d'un dénivelé de 70 mètres, des essais ont été effectués par Roger Bedouet, pilote, et Jean-François Baudey en tant que passager. Au premier vol, Jean-François Baudey se tenait simplement au harnais du pilote afin de pouvoir lâcher prise si le décollage se passait mal. Après avoir vu ce premier essai, Hugues Baud-Grasset (pilote) et Françoise Bosson (passagère) se lancèrent aussi dans l'aventure du biplace, avec, eux aussi, une aile de 21 m2, un FOIL 252. Essai après essai, la technique s'affina, et s'affirma.
Ce fut ensuite les grands vols, 1000 mètres de dénivelé depuis le Pertuiset, sur la commune de Mieussy. La voile était une FOIL 252, Hugues passa très vite à une aile de 27 m2 UNIT IV. Vol après vol, les décollages (nous nous élancions sur une pente d'environ 50 %) et surtout les atterrissages s'améliorèrent. Roger et Hugues participèrent aux essais de plusieurs prototypes de voiles de biplace. En 1985 ou 86, la fédération de parachutisme confia officiellement à G. Bosson, J.-C. Betemps et M. Sarthe les essais du biplace. Roger et Hugues continuèrent à pratiquer les biplaces.
Depuis, la pratique du biplace parapente a nettement évolué. Les décollages peuvent s'effectuer sur des pentes faibles et il est facile de rester dans les airs grâce aux courants, vents et thermiques favorables. L'atterrissage n'a plus rien de comparable au tandem en parachute, la douceur étant la méthode habituelle et normale de posé en tandem biplace parapente. Le biplace se pratique à pied en été à Mieussy et aux Gets, par exemple ou sur tout site de vol parapente adapté.
La pratique existe également en départ à ski (plus facile) dans de nombreuses stations de ski, comme à la station les Trois Vallées au sommet culminant de Méribel et Courchevel, le sommet de la Saulire, ou à La Clusaz, au sommet de Beaugerard.
- ↑ « Formation continue : progresser tout au long de sa vie de pratiquant | FFVL.FR », sur federation.ffvl.fr (consulté le )
- « Qualification biplace », sur parapente.ffvl.fr (consulté le )
- ↑ « Formation DEJEPS Vol Libre ENSA », sur ENSM (consulté le )
