Paraffection

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Paraffection

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 1985, premier achat
Siège social Drapeau de la France Pantin[1] Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Bruno Pavlovsky
Activité Métiers d'art
Société mère Chanel


Paraffection est une entreprise française, filiale de la maison Chanel destinée à racheter et regrouper les métiers d'arts liés à la haute couture et conserver ainsi un savoir-faire Made in France dans le domaine de la pausserie, broderie ou autres métiers d'art.

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier achat d'une entreprise artisanale par Paraffection date de 1985[2] avec le parurier Desrues.

À 2013, Parraffection est composé de Desrues, ornements et boutons (parurier) fondé en 1929, le plumassier Lemarié fondé en 1880 et acquis au milieu des années 1990, le modiste et chapelier Michel fondé en 1936, Lesage, Massaro, l'orfèvre Goosens fondé en 1950 et acheté en 2005[3], le parurier floral Guillet fondé en 1869, le brodeur Montex fondé en 1939 et acheté en décembre 2011[4], le gantier Causse fondé en 1892[5],[2] et l'écossais Barrie Knitwear spécialiste du cachemire[6].

Fin 2013, Lesage, déjà propriété de Paraffection, achète le brodeur Lanel — datant de 1949 — après le désir de son dirigeant de prendre sa retraite[7],[8]. Durant la même période, Chanel annonce avoir acheté la tannerie Bodin-Joyeux spécialisée dans « l'agneau plongé », un cuir très doux[7].

« Paraffection n'est pas une œuvre de mécénat » précise son président Bruno Pavlovsky, mais est destiné à apporter « un très fort soutien administratif et leurs métiers exceptionnels valorisent Chanel. »[4] Depuis 2002 la maison de couture organise un défilé « Métiers d'art »[4] et possède depuis plusieurs années une stratégie d’encouragement et de maintien de ces métiers d'art, y compris par le rachat si besoin[6]. L'appartenance de ces entreprises artisanales à Paraffection ne les empêche pas de conserver une indépendance et vendre leurs réalisations aux autres grandes maisons de couture[6], mais permet à Chanel d'acquérir des domaines d'expertise en préservant de savoir-faire[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Chanel s'installe à Pantin en catimini », sur leparisien.fr, Le Parisien,‎ (consulté le 17 décembre 2013)
    « Sur 30000 m2 au total, on trouve notamment ici des prototypes, mais aussi, selon Chanel, les filiales du groupe Paraffection qui appartient à Chanel : « Des métiers d'art, […] confrontés depuis des années à des problèmes d'exiguïté liés à leur développement ». […] « Chaque maison dispose d'espaces qui devront lui permettre d'optimiser son confort de travail, de disposer d'un showroom clients adapté à chacun des métiers, précise-t-on chez Chanel.. » »
  2. a et b Corrine Jammet, « Le gantier Causse, un nouveau métier d'art dans l'escarcelle de Chanel », sur culturebox.francetvinfo.fr,‎ (consulté le 17 décembre 2013)
  3. (en) « Chanel's buy out », sur vogue.co.uk, Condé Nast,‎ (consulté le 17 décembre 2013)
  4. a, b et c Reuters, « Chez le brodeur Montex, nouvelle perle à l'arc de Chanel », sur lepoint.fr, Le Point,‎ (consulté le 17 décembre 2013)
  5. (en) Bibby Sowray, « Chanel buys Karl Lagerfeld's glove maker », sur fashion.telegraph.co.uk,‎ (consulté le 17 décembre 2013)
  6. a, b et c (en) Luke Leitch, « Chanel saves 176 Scottish knitwear jobs », sur fashion.telegraph.co.uk,‎ (consulté le 17 décembre 2013)
  7. a et b Thiébault Dromard, « Chanel sécurise son savoir-faire », Challenges, no 369,‎ , p. 36 (ISSN 0751-4417)
  8. AFP, « Le brodeur Lanel rejoint les métiers d'art de Chanel », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 17 décembre 2013)
  9. Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), p. 368

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]