Parabole de la Loi

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La parabole de la Loi (allemand: Vor dem Gesetz) est une parabole racontée par un prêtre à Joseph K., le personnage principal du roman Le Procès de Franz Kafka. Contrairement au Procès qui ne sera publié qu'à titre posthume, la parabole a fait l'objet, du vivant de l'auteur, d'une publication séparée, sous la forme de la nouvelle Devant la loi (1915, Vor dem Gesetz ; disponible en français dans certains recueils). Elle demeure l'un des passages les plus connus de toute l'œuvre de Kafka.

La parabole[modifier | modifier le code]

Le texte de la parabole de la Loi, au chapitre IX intitulé « À la cathédrale » peut se résumer comme suit[1] :

Une sentinelle se tient postée devant la Loi ; un homme de la campagne vient un jour la trouver et lui demande la permission d'entrer. La sentinelle lui dit que c'est possible, mais pas maintenant, et l'effraie en lui parlant des nombreux obstacles qui l'attendent. L'homme décide d'attendre, et l'attente dure des années. Finalement, l'homme, sur le point de mourir, demande pourquoi personne d'autre n'est venu essayer d'entrer ; le gardien lui hurle alors : « Cette entrée n'était faite que pour toi, maintenant je pars, et je ferme la porte ».

Signification [réf. nécessaire][modifier | modifier le code]

Le Procès compte dix chapitres. La parabole est racontée au neuvième chapitre alors qu'il est désormais évident que le personnage principal, Joseph K., ne pourra pas se défendre adéquatement contre les accusations qui ont été portées contre lui. Depuis le début de l'ouvrage, il cherche en vain à avoir accès à la Justice. Joseph K. et le paysan sont placés devant un système qu'ils ne comprennent pas. Toutes les procédures semblent être autant de portes infranchissables. La logique du système échappe à ceux qui n'ont pas été formés pour le comprendre. Celui qui veut défendre sa cause n'est pas en mesure de le faire.

Dans l'adaptation pour le cinéma qu'effectue Orson Welles du roman de Kafka, la parabole est illustrée non pas au moyen de figurants, mais au moyen de dessins. En plus de la scène de la cathédrale à la fin du roman, la parabole est également évoquée au tout début du film. Elle sert de sombre prologue à l'histoire de Joseph K. Cette double utilisation de la parabole par Welles renforce son importance par rapport à celle que Kafka lui accorde dans le roman.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comme l'explique le prêtre à Joseph K., tous les détails ont leur importance ; on se reportera donc au texte de Kafka pour toute tentative d'interprétation précise de cette histoire.