Papouasie occidentale

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Papouasie occidentale
(id) Papua Barat
Blason de Papouasie occidentale
Héraldique
Drapeau de Papouasie occidentale
Drapeau
Papouasie occidentale
Carte de localisation de la province.
Administration
Pays Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Statut Province à statut spécial
Capitale Manokwari
Date(s) importante(s) 2003 : création
Gouverneur Dominggus Mandacan
Fuseau horaire UTC+9
Démographie
Population 760 855 hab. (2010)
Densité 6,6 hab./km2
Rang 33e
Géographie
Superficie 114 566 km2
Rang 5e

La Papouasie occidentale est une province d'Indonésie à statut spécial, créée en 2003 comme Irian Jaya Barat à partir de la Papouasie, nommée ainsi en 2007, ancienne partie de la Nouvelle-Guinée occidentale, située dans le Vogelkop, l'extrême ouest de la Nouvelle-Guinée et s'étendant sur les péninsules de Doberai et de Bomberai. La province compte 760 855 habitants (2010). Sa capitale est Manokwari.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

La dénomination de Papouasie occidentale est aussi la traduction française de West Papua, qui a été le nom choisi le 1er décembre 1961 par une assemblée de représentants papous déclarant leur indépendance des Pays-Bas. Un drapeau a été alors choisi, de même qu'un sceau et un hymne national[1].

L'Indonésie annexe la Papouasie occidentale en 1962, interdit l'emploi de ce nom et la rebaptise Irian Jaya qu'elle intègre en 1969 comme nouvelle province suite à un referendum considéré comme frauduleux par nombre d'observateurs[1]. L'Irian Jaya est renommé Papua en 2000 par le président indonésien Abdurrahman Wahid, comme une concession aux revendications papoues. En 2003, le gouvernement de la présidente Megawati, qui a entre-temps remplacé Abdurrahman Wahid à la suite d'un coup d'État, décide de scinder la province de Papouasie en deux nouvelles provinces, Papua et Irian Jaya Barat[2]. Cette séparation est particulièrement contestée par le mouvement indépendantiste de l'Organisation pour une Papouasie libre (OPM).

Un bilan en 2011 fait état de 100 000 déplacés et de 150 000 à 400 000 tués depuis le début de l'insurrection consécutive à l'invasion indonésienne, tandis que de nombreuses violations des droits de l'homme ont été signalées.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Carte montrant les kabupaten des provinces de Papua et de Papua occidental.
Carte montrant l'Afdeling West Nieuw-Guinea dans le territoire de la Nouvelle-Guinée néerlandaise

La province est divisée en douze kabupaten et une kota :

et une kota :

Économie[modifier | modifier le code]

L'ex-province indonésienne d'Irian Jaya compte de nombreuses mines, notamment de nickel dans l'île de Waigeo et de cobalt. Ses mines d'or et de cuivre sont parmi les plus productives au monde, dont la mine de Grasberg.

Dans les années 1990, la compagnie pétrolière américaine Arco, depuis fusionnée avec la britannique BP, découvre six champs de gaz naturel qu'elle baptise Tangguh (« résistant »), dont les réserves sont estimées à plus de 18,3 TCF (trillion cubic feet), soit 520 milliards de mètres cubes (équivalent énergétique de 520 millions de tonnes de pétrole). En 1997, Arco et la compagnie pétrolière nationale indonésienne Pertamina lancent un projet de liquéfaction de ce gaz naturel pour permettre son exploitation et exportation.

L'usine de liquéfaction aura au début une capacité annuelle de production de sept millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL). Le GNL sera exporté par bateau méthanier vers l'Asie de l'Est et l'Amérique du Nord.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Saltford, J., The United Nations and the Indonesian takeover of West Papua, 1962-1969: The anatomy of betrayal, 1st edn., Routledge, London,
  2. Modèle:Cite article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]