Papier de pierre

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Le papier de pierre ou papier-pierre est un type de papier composé de 80 % de pierre concassée (du carbonate de calcium) et 20 % de résine plastique (le PHED utilisé pour la fabrication des bouteilles et flacons).

Histoire[modifier | modifier le code]

William Liang est cofondateur de la société Lung Meng Technology, créée en 1998 et basée à Taïwan. Il a inauguré en 2013 sa première usine à Shenyang, après 20 ans de recherche et développement et 50 millions de dollars d'investissement[1],[2].

Pascal Parmentier a importé la "Feuille de Pierre" en Bretagne en créant avec trois associés (Ismail AIT, Sylvain Bouvier et Chritophe Parmentier) la startup Armen paper. Il vend des feuilles de pierre importées depuis Taïwan et porte le projet d'en produire à partir de poudre kaolin bretonne[3],[4].

Description[modifier | modifier le code]

Le papier de pierre est fabriqué à partir de carbonate de calcium (CaCO3). Ses premières utilisations prévues sont le remplacement des étiquettes en milieux humides : étiquettes de pots et de bouteilles, cartes de restaurants, étiquettes en plastiques des pêcheurs ligneurs[4].

Le papier de pierre est vendu par la société Armen paper. De plus, les imprimeurs peuvent l'utiliser dans les mêmes machines[3]. Il n'est utilisable en numérique que sur les machines HP Indigo.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Les deux ingrédients du papier de pierre sont le carbonate de calcium et le polyéthylène[2]. Le carbonate de calcium est un matériau abondant, il peut être extrait des résidus de roche des exploitations minières[1]. Il est possible d'utiliser par exemple de la poudre de marbre ou de craie[5]. Cette logique est proche de la production de papier conventionnelle, qui utilise (outre la matière recyclée) les chutes et sous-produits de la production forestière (déchets de sciage etc.).

Une fois la pierre réduite en grains de 3 à 5 microns, elle est mélangée à du polyéthylène à hauteur de 80 % / 20 % pour former des granulés qui sont ensuite laminés à 160 °C pour obtenir des bobines prêtes à l'emploi[4].

Certifications[modifier | modifier le code]

La société Lung Meng Technology a obtenu en 2012 et pour 8 ans la première certification C2C pour son papier-pierre, pour la qualité des matériaux bruts utilisés, sa recyclabilité et son processus de fabrication[6],[7]. Il est à noter que la certification concerne une entreprise opérant à Taïwan, sans activité équivalente en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pauli 2017, p. 14.
  2. a et b Retailleau 2017.
  3. a et b Golla 2018.
  4. a, b et c Le Thiec 2017.
  5. Ouest-France 2017.
  6. (en) « Converting marble waste into high-quality paper » [« Convertir les déchets du marbre en papier de haute qualité »], sur RECYCLING magazine, DETAIL Business Information GmbH, .
  7. (en) « Stone Paper : Taiwan Lung Meng Technology », sur C2C-Centre (consulté le 18 mars 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gunter Pauli (trad. de l'anglais par Eric Joly), L'économie bleue 3.0 [« The Blue Economy 3.0 »], Les Nouvelles Éditions Caillade, , 312 p. (ISBN 979-1092-617023).
  • (en) Christopher Affeldt, Austin Leung et Ke Yang, Life Cycle Assessment of Stone Paper, Polypropylene Film, and Coated Paper for Use as Product Labels [« Évaluation du cycle de vie du papier-pierre, du film de polypropylène, et du papier couché comme étiquettes »], , 96 p. (lire en ligne)
    Mémoire de maîtrise universitaire ès sciences « Resources naturelles et environnement » à l'Université du Michigan
    .

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]