Paolo Rumiz

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Paolo Rumiz
Description de l'image Paolo Rumiz 2011.jpg.
Nom de naissance Paolo Rumiz
Naissance (69 ans)
Trieste
Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Italien
Genres

Œuvres principales

Paolo Rumiz (né le à Trieste) est un journaliste et un écrivain voyageur italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paolo Rumiz (né le 20 décembre 1947 à Trieste) est un journaliste et écrivain voyageur italien. Envoyé spécial au journal Il Piccolo de Trieste, puis à la rédaction de La Repubblica, il suit en 1986 les événements de la zone balkanique et ceux du Danube ; pendant la dissolution de la Yougoslavie, il suit en première ligne le conflit de la Croatie puis celui de Bosnie-Herzégovine[1]. En novembre 2001 il est invité à Islamabad puis à Kaboul, pour couvrir l'attaque des États-Unis en Afghanistan.

En tant qu'écrivain voyageur, Paolo Rumiz a parcouru de nombreux pays, notamment le long des frontières de la communauté européenne[2].

En mai 2013, il est l'invité du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo[3].

Voyages[modifier | modifier le code]

Nombre de ses reportages racontent les voyages qu'il a entrepris à travers l'Italie et l'Europe, tant pour le travail que pour le plaisir[4].

  • Durant l’été 1998, il pédale de Trieste à Vienne à vélo (« Où allons nous rester ?», de l'italien « Dove andiamo stando?», journal publié durant l'automne 1998)
  • Au printemps 1999, il explore les régions de la côte Adriatique italienne en voiture, de Gorizia à Salento (« Terminus Byzantin », de l'italien « Capolinea Bisanzo », publié en juin 1999)
  • Au cours de l'hiver 1999, il parcourt en train le trajet de Trieste-Kiev (« L'homme devant moi est un ruthène », de l'italien « L'uomo davanti a me è un ruteno », publié la même année)
  • Durant le printemps 2000, il s'embarque sur le Danube à Budapest pour arriver à la frontière entre la Serbie et la Roumanie (« Ljubo[5] est un canotier », de l'italien « Ljubo è un battelliere », 2003)
  • En hiver 2000, il part en train de Berlin à Istanbul (« Appelons l'Orient », de l'italien « Chiamiamolo Oriente », publié en juin 2000)
  • Au printemps 2000, il voyage à bicyclette au nord-est, de Trieste à Gavia («Il frico e la jota », inséré dans « C'est l'Orient » en 2003)

Après ces années de voyages, il effectue un immense périple chaque été en août, qu'il raconte quotidiennement dans « la Repubblica » :

  • En 2001, il parcourt à vélo les 2000 km qui séparent Istanbul de Trieste, en compagnie du dessinateur Francesco Tullio Altan et d'Emilio Rigiatti.
  • En 2002, il fait le tour de l’Italie en train, soit environ 7480 km, comme la Sibérie de l'Oural à Vladivostok, en compagnie du dessinateur Altan et de l'acteur et directeur Marco Paolini.
  • En 2003, il traverse six nations à pied en allant de Fiume (Croatie) à Liguria le long des Alpes, soit 3000 km.
  • En 2004, il part sur les routes de la Serenissima en bateau à voile, de Venise à Lepante.
  • En 2005, accompagné de Moni Ovadia et Monika Bulaj, il part de Turin pour rejoindre le sépulcre du Christ à Jérusalem.
  • En 2006, à bord d'une Topolino, il emprunte les routes secondaires des Apennins allant de la Ligurie à l'extrême point de la Calabre.
  • En 2007, il suit les traces du leader carthaginois Annibale Barca jusqu'à l'embarquement en Calabre, terre habitée du peuple fier des Abruzzes. Durant l'automne de la même année il publie le « journal minimum » (« Diario minimo »)
  • En 2008, accompagné de Monika Bulaj, en bus, train et auto-stop, il parcourt 7000 km, du nord au sud, le long de la frontière orientale de l'union Européenne, de l'Arctique à la Méditerranée (ce voyage sera l'objet de son livre "Aux frontières de l'Europe").
  • En 2009, pendant un voyage effectué avec différents moyens de transports du sud vers le nord, le long des longues lignes géologiques de la péninsule, il écrit pour le journal « La Repubblica » un article dont le titre est « L'Italia sottosopra »[6]
  • En 2010, toujours pour le journal « La Repubblica », il traverse les endroits du Risorgimento (unification italienne) pour raconter l'épopée de Giuseppe Garibaldi.
  • En 2011, il voyage à travers l'Italie à la recherche de villes mortes, ainsi que d'usines et de mines abandonnées.
  • En 2012 il effectue un voyage qui sera ensuite adapté en film, de la bouche du delta de Pô dans le Piémont à la mer Adriatique, puis arrive en Yougoslavie. Paolo Rumiz raconte son voyage dans le journal « La Repubblica ».

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Hemingway 1993 pour ses services rendus à la Bosnie
  • Prix Max David 1994 comme meilleur envoyé italien de l'année
  • Prix Capri-S. Michele 2003 pour l'Orient
  • Prix San Vidal 2003
  • Prix Latisana pour le Nord-Est 2003
  • Prix du journalisme Marco Luchetta 2006
  • Prix Stresa di Narrativa 2007
  • Prix Chatwin-camminando pour le monde 2007
  • Prix Nicolas Bouvier 2015 pour Le Phare, voyage immobile

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Aux frontières de l'Europe[7], Hoëbeke 2011, coll. Étonnants voyageurs (ISBN 978-2842304027). Réédition en format poche collection Folio.
  • L'Ombre d'Hannibal[8], Hoëbeke 2012, coll. Étonnants voyageurs (ISBN 978-2842304362). Réédition en format poche collection Folio.
  • Pô, le roman d’un fleuve, Hoëbeke 2014, coll. Étonnants voyageurs (ISBN 978-2-84230-494-2)
  • Le phare, voyage immobile, Hoëbeke 2015, coll. Étonnants voyageurs (ISBN 978-2-84230-527-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]