Panthée

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Panthée
Page de titre del'édition originale (1639)
Page de titre de
l'édition originale (1639)

Auteur Tristan L'Hermite
Genre Tragédie
Nb. d'actes 5 actes en vers
Lieu de parution Paris
Éditeur Augustin Courbé
Date de parution 1639
Date de création en français hiver 1637-1638
Lieu de création en français Théâtre du Marais, Paris
Royaume de France Royaume de France

Panthée est une tragédie en cinq actes et en vers de Tristan L'Hermite, créée durant l'hiver de 1637 à 1638 à Paris, au théâtre du Marais, et imprimée en 1639. Dédiée à son protecteur Henri de Lorraine, alors archevêque de Reims, la pièce compte 1 662 vers, alexandrins et octosyllabes pour les stances de l'acte II, scène I.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Cyrus, roi de Perse
  • Chrisante, général de l'armée de Cyrus
  • Hidaspe, général de l'armée de Cyrus
  • Panthée, reine de la Susiane
  • Araspe, favori de Cyrus
  • Charis, fille d'honneur de Panthée
  • Roxane, fille d'honneur de Panthée
  • Mitrane, ami d'Araspe
  • Abradate, mari de Panthée
  • Calchas, prêtre du Soleil
  • Oronte, confident d'Araspe
  • Figurants : soldats.

Résumé[modifier | modifier le code]

Tristan L'Hermite a donné lui-même l'« argument » de sa tragédie, acte par acte, dans l'édition originale de 1639[1].

1er acte[modifier | modifier le code]

Acte II[modifier | modifier le code]

Acte III[modifier | modifier le code]

Acte IV[modifier | modifier le code]

Acte V[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

Malgré « de bonnes scènes et des vers superbes, la Panthée est loin d'avoir eu la même vogue et d'avoir la même valeur que La Mariane[B 1] ». La pièce est représentée au cours de l'hiver de 1637 à 1638[2]. Montdory « ne paraissait plus sur le théâtre du Marais quand y fut représentée la Panthée de Tristan, dont le Privilège est du 23 février 1638[B 2] ». Gustave Lanson n'y voit qu'« un sujet manqué[3] ».

La pièce est dédiée à son protecteur Henri de Lorraine, alors archevêque de Reims[4], au moment de sa publication. La pièce n'a connu que deux éditions, en livres in-4° et in-12, en 1639[5].

L'échec de sa seconde tragédie détourne Tristan du théâtre, pour un temps[C 1]. Il exprime son découragement[2] dans une ode adressée à une comédienne :

Je ne fais point ces vers de choix
Par quoi l'oreille est enchantée :
On enveloppe des anchois
De Mariane et de Panthée.

Analyse[modifier | modifier le code]

Marcel Arland juge Panthée, « la seconde de ses tragédies, la moins bonne peut-être, mais où l'on trouve ces beaux vers[A 1] » :

Et lorsqu'il fut tombé sanglant dans la poussière,
Les mains de la victoire ont fermé sa paupière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions modernes[modifier | modifier le code]

Œuvres complètes[modifier | modifier le code]

  • Tristan L'Hermite et Roger Guichemerre (dir.), Œuvres complètes, tome IV : Les Tragédies, Paris, Éditions Honoré Champion, coll. « Sources classiques » (no 31), , 560 p. (ISBN 978-2-745-30384-4)
  • Daniela Dalla Valle, Introduction, p. 7-16,
  • Roger Guichemerre, Introduction et notes pour Panthée, p. 137-230

Anthologie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Études et monographies[modifier | modifier le code]

  • Marcel Arland, Le Promenoir de Tristan, préface pour Le Page disgracié, Paris, Éditions Stock, coll. « À la Promenade », , 324 p., p. 7-44
  • Napoléon-Maurice Bernardin, Un Précurseur de Racine : Tristan L'Hermite, sieur du Solier (1601-1655), sa famille, sa vie, ses œuvres, Paris, Alphonse Picard, , XI-632 p. (lire en ligne)
  • Sandrine Berregard, Tristan L'Hermite, « héritier » et « précurseur » : Imitation et innovation dans la carrière de Tristan L'Hermite, Tübingen, Narr, , 480 p. (ISBN 3-8233-6151-1)
  • (en) Thomas James Braga, Baroque imagery and themes in the theater of Tristan L'Hermite, Houston, Rice University, , 255 p. (lire en ligne)
  • Amédée Carriat (présentation et annotations), Tristan L'Hermite : Choix de pages, Limoges, Éditions Rougerie, , 264 p.
  • (it) Daniela Dalla Valle, Il Teatro di Tristan L'Hermite : Saggio storico e critico, Turin, Giappichelli, , 340 p.
  • Adolphe van Bever (notice et appendices), Tristan L'Hermite, Paris, Mercure de France, coll. « Les plus belles pages », , 320 p.

Articles et analyses[modifier | modifier le code]

  • Sandrine Berrégard, « La pratique de l'argument dans le théâtre de Tristan L'Hermite : de l'écriture dramatique à l'écriture narrative », XVIIe siècle, no 232,‎ , p. 499-512 (lire en ligne)
  • Pierre Quillard, « Les poètes hétéroclites : François Tristan L'Hermitte de Soliers », t. V, Mercure de France, , 370 p. (lire en ligne), p. 317-333
  • Ernest Serret, « Un précurseur de Racine : Tristan L'Hermite », Le Correspondant, no LXXXII,‎ , p. 334-354 (lire en ligne)

Cahiers Tristan L'Hermite[modifier | modifier le code]

  • Cahiers Tristan L'Hermite, Tristan : Théâtre, Limoges, Éditions Rougerie (no XXII), , 95 p.
    Catherine Guillot, « La fonction didactique du frontispice dans le théâtre de Tristan L'Hermite », p. 17–35
    Daniela Dalla Valle, « Les songes tragiques de Tristan », p. 62–78
  • Cahiers Tristan L'Hermite, Thèmes et variations, Limoges, Éditions Rougerie (no XXVIII), , 110 p.
    Loïc Thommeret, « L'autonomie du lyrisme dans Panthée de Tristan », p. 31–50

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arland 1946, p. 16.
  1. Bernardin 1895, p. 369.
  2. Bernardin 1895, p. 199.
  1. Carriat 1960, p. 243.
  • Autres sources :
  1. Guichemerre 2001, p. 155.
  2. a et b Guichemerre 2001, p. 137.
  3. Lanson 1920, p. 75.
  4. Guichemerre 2001, p. 149.
  5. Guichemerre 2001, p. 144.