Pantcho Vladiguerov

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pantcho VladiguerovПанчо Хараланов Владигеров
Description de cette image, également commentée ci-après

Pantcho Vladiguerov en 1928

Nom de naissance Pantcho Kharalanov Vladiguerov
Naissance
Zurich, Drapeau de la Suisse Suisse
Décès (à 79 ans)
Sofia, Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Activité principale Compositeur, pédagogue, et pianiste
Formation Staatliche Akademische Hochschule für Musik à Berlin
Maîtres Dobri Christov, Paul Juon, Karl Heinrich Barth
Enseignement Académie nationale de musique de Sofia
Élèves Alexis Weissenberg
Récompenses Prix Felix Mendelssohn de l'Académie (en 1918 et 1920)

Pantcho Kharalanov Vladiguerov (en bulgare : Панчо Хараланов Владигеров; ISO 9 : Pančo Haralanov Vladigerov), né le à Zurich et mort le à Sofia, est un compositeur, pédagogue, et pianiste bulgare.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pančo Vladigerov appartient à la seconde génération de compositeurs bulgares. Il fut parmi les membres fondateurs de la Société contemporaine de musique bulgare (1933), qui devint plus tard l'Union des compositeurs bulgares. Il fonda l'école bulgare de composition et de pédagogie musicale. Parmi ses étudiants se trouvent les meilleurs compositeurs bulgares de la génération suivante, en particulier le pianiste Alexis Weissenberg.

Vladiguerov est né en Suisse, mais il passe toute son enfance à Choumen. Il commence très tôt à jouer du piano et à composer. C'est à l'âge de 10 ans qu'il reçoit ses premiers cours de composition avec Dobri Christov à Sofia. Après la mort de son père en 1912, il part pour Berlin avec sa mère et son frère jumeau (le violoniste Ljuben Vladigerov), où il rejoint la Staatliche Akademische Hochschule für Musik et étudie la théorie musicale et la composition avec le professeur Paul Juon, ainsi que le piano avec Karl Heinrich Barth. En 1920, il est diplômé de l'Academie der Künste ayant étudié la composition avec le professeur Friedrich Gernsheim et le professeur Georg Schumann. Il remporte à deux reprises le Prix Mendelssohn de l'Académie (en 1918 et 1920). Il travaille ensuite pour le metteur en scène Max Reinhardt au Deutsches Theater à Berlin, à la fois comme compositeur et comme pianiste (de 1920 à 1932). Puis il retourne à Sofia où il est nommé d'abord lecteur, puis professeur (en 1940) de piano, musique de chambre, et composition à l'Académie nationale de musique, qui sera renommée après sa mort en Académie Vladigerov.

Il compose dans une multitude de genres différents : un opéra, un ballet, de la musique symphonique, cinq concertos pour piano, deux concertos pour violon, de la musique de chambre, 38 transcriptions de pièces instrumentales pour instruments et piano, cinquante arrangements pour concert de musiques populaires pour voix et piano/orchestre, vingt mélodies pour voix et piano, dix chorals avec piano/orchestre, de la musique de scène pour les pièces de théâtre du Deutsches Theater à Berlin, du Theater in der Josefstadt à Vienne, et du Théâtre National de Sofia.

L'œuvre de Pančo Vladigerov commence à être connue internationalement dans les années 1920, lorsque ses pièces sont publiées par l'Universal Edition à Vienne, puis enregistrées par la maison de disques allemande Deutsche Grammophon, puis enfin jouées dans toute l'Europe et les États-Unis. Il part alors en tournée dans la plupart des pays européens en tant que pianiste et compositeur, pour y jouer ses propres œuvres. En 1969, il reçoit le Prix Herder. Une compétition internationale pour pianistes et violonistes à Choumen reçoit son nom. La maison de disques bulgare Balkanton édita quatre séries comportant sept disques chacune de ses interprétations et musiques symphoniques. Beaucoup de ses œuvres à l'image de la rhapsodie Vardar sont considérées comme des emblèmes de la musique bulgare.

Sa maison à Sofia (au n°10, ul. Jakubica) est devenue un musée.

Certains pianistes comme Marc-André Hamelin comptent ses œuvres pour piano parmi leur répertoire, et il existe quelques enregistrements. Notamment, trois morceaux sont interprétés par David Oistrakh (Archives historiques russes, musique de chambre, édité par Brilliant Classics, coffret de 10 CD, récompensé par un 10 de Répertoire).

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Musique de scène[modifier | modifier le code]

  • Opéra « Tsar Kaloyan » op. 30 (1936, Sofia)
  • Ballet « Légende du lac » op. 40 (1946, créé en 1962 à Sofia)

Pour orchestre symphonique[modifier | modifier le code]

  • Légende symphonique op. 8 (1919)
  • Trois impressions d'après l'op. 9 (1920)
  • Suite scandinave - adapt. de la musique pour la pièce d'August Strindberg Le Songe ("Ett Drömspel"), op. 13 (1921)
  • Rhapsodie bulgare « Vardar » op. 16 (1922, orchestrée en 1928)
  • Six préludes exotiques op. 17 (1924, orchestrés en 1955)
  • Suite bulgare op. 21 (1926, orchestrée en 1927)
  • Sept danses symphoniques bulgares op. 23 (1931)
  • Ouverture « Terre » op. 27 (1933)
  • Symphonie nº1 en ré mineur op. 33 (1939)
  • Improvisation et Toccata : orchestration des Épisodes n°4 et n°5 op. 36 (1941, orchestrés en 1970)
  • Quatre danses symphoniques roumaines op. 38 (1942)
  • Horo Staccato (en collaboration avec Diniku) (1942)
  • Première et seconde suites, issues du ballet « Légende du lac » op. 40 (1947, 1953)
  • Ouverture « Le neuf septembre » op. 45 (1949)
  • Poème juif op. 47 (1951)
  • Poème dramatique « Chanson sur la paix » op. 52 (1956)
  • Six novelettes, d'après l'op. 59 et l'op. 60
  • Lyulin impressions op. 63 (1972)

Pour piano et orchestre symphonique[modifier | modifier le code]

  • Concerto pour piano nº1 op. 6 (1918)
  • Concerto pour piano nº2 op. 22 (1930)
  • Concerto pour piano nº3 op. 31 (1937)
  • Concerto pour piano nº4 op. 48 (1953)
  • Concerto pour piano n°5 op. 58 (1963)

Pour violon et orchestre symphonique[modifier | modifier le code]

  • Concerto pour violon nº1 op. 11 (1921)
  • Burlesque pour violon et orchestre op. 14 (1922)
  • Concerto pour violon nº2 op. 61 (1968)
  • Rhapsodie bulgare « Vardar » op.16 (1922, transcrite en 1951)

Pour violoncelle et orchestre symphonique[modifier | modifier le code]

  • Concerto Fantaisie pour violoncelle et orchestre op. 35 (1949)

Pour orchestre à cordes[modifier | modifier le code]

  • Symphonie nº2 « Mai » op. 44 (1949)

Pour orchestre de chambre[modifier | modifier le code]

  • Chansons et Danses bulgares (1932)
  • Aquarelles (1942)
  • Divertimento (1943)
  • transcriptions de pièces pour piano

Pour piano seul[modifier | modifier le code]

  • Quatre morceaux op. 2 (1915)
  • Dix impressions op. 9 (1920)
  • Quatre morceaux op. 10 (1922)
  • Trois morceaux op. 15 (1922)
  • Six préludes exotiques op. 17 (1924)
  • Suite bulgare op. 21 (1926)
  • Chansons et Danses bulgares op. 25 (1932)
  • Sonatine concertante op. 28 (1934)
  • Six miniatures "Choumen" op. 29 (1934)
  • Épisodes op. 36 (1941)
  • Aquarelles op. 37 (1942)
  • Images op. 46 (1950)
  • Suite de cinq pièces op. 51 (1954)
  • Novelettes op. 59 (1964)
  • Trois morceaux brefs op. 64 (1972)
  • Quatre pièces op. 65 (1973)
  • Cinq silhouettes op. 66 (1974)
  • Cinq tableaux poétiques op. 68 (1976)
  • Quatre fresques op. 69 (1977)
  • Trois bagatelles op. 70 (1978)

Pour deux pianos[modifier | modifier le code]

  • 13 transcriptions par l'auteur de pièces pour piano et pièces orchestrales :
  • Valse fantastique op. 2, n°4, de Quatre morceaux pour piano op. 2 (1915, tr. 1977)
  • La danseuse orientale op. 10, n°2, de Quatre morceaux pour piano (1920, tr. 1977)
  • Danse suédoise op. 13, n°2, de la musique pour la piece «Le Songe» d'August Strindberg (1921, tr. 1977)
  • Rhapsodie Vardar op. 16, a l'originale Rhapsodie bulgare «Vardar» pour violon et piano (1922, tr. 1976)
  • Suite bulgare op. 21, a l'originale pour piano (1926, tr. 1977)
  • Mar dimitro lyo – Danse bulgare op. 23, n°2, de Sept danses symphoniques bulgares (1931, tr. 1976)
  • Bilyana – Danse bulgare op. 23, n°6, de Sept danses symphoniques bulgares (1931, tr. 1976)
  • Grande ronde – Danse bulgare op. 23, n°7, de Sept danses symphoniques bulgares (1931, tr. 1976)
  • Danse roumaine op. 38, n°3, de Quatre danses symphoniques roumaines (1942, tr. 1977)
  • Dinicu-Vladigueroff – Hora staccato sans opus, a l'originale pour orchestre symphonique (1942, tr. 1977)
  • Chimmy de concert sans opus, a l'originale «Chimmy orientalico» pour violon et piano (1924, tr. 1977)
  • Romance et Cakewalk sans opus, de la musique pour la pièce «César et Cléopâtre» de Bernard Shaw (1920, tr. 1977)
  • Foxtrot sans opus, a l'originale pour piano (1925, tr. 1977)

Pour violon et piano[modifier | modifier le code]

  • Sonate pour violon et piano op. 1 (1914)
  • Deux improvisations (« Poème érotique » et « Dans un style populaire ») op. 7 (1919)
  • Quatre morceaux (« Illusion », « Intermezzo », « Romance du Nord » et « Valse romantique ») op. 12 (1921)
  • Burlesque pour violon et piano op. 14 (1922)
  • Rhapsodie bulgare « Vardar », op. 16 (1922)
  • Deux paraphrases bulgares (« Horo » et « Rachenitza ») op. 18 (1925)
  • Deux morceaux (« Romance » et « Orientale ») op. 20 (1926)
  • Transcriptions de pièces pour piano

Autre musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Trio avec piano en si bémol mineur op. 4 (1916)
  • Quatuor à cordes op. 34 (1940)

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]