Pantaléon Thévenin

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Pantaléon Thévenin est un humaniste français du XVIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Commercy, il est élève à Paris, au collège de La Marche, vers 1575. En 1581, il étudie le droit à Fribourg-en-Brisgau. Il est ensuite précepteur, à Pont-à-Mousson, puis principal du collège de Ligny-en-Barrois en 1587.

Dès 1581, il rédige un commentaire de La Sepmaine (La Semaine) (1578 ; 1581) de Guillaume du Bartas, encouragé par l’éditeur du poète gascon, Jean Febvrier. En 1582, il a terminé de commenter les quatre premières Journées. Il poursuit son travail à Pont-à-Mousson en 1583. Il est publié en 1585 : La Sepmaine, ou Création du Monde […], Divisée en considérations, et illustrées des Commentaires de Pantaléon Thévenin Lorrain : Esquel avec l’artifice, Rhétorique, et Dialectique François sont bien amplement deduites toutes les parties de la Philosophie : le tout embelli et enrichi d’infinites sentences, lieux semblables, et histoires, tant sacrées que prophanes : avec enodation des mots, et paraphrase des discours plus difficiles: Ensemble une Table ample des matières et mots plus remarquables, Paris, Jérôme de Marnef et la veuve de Guillaume Cavellat, 1585. Son commentaire est plus développé que celui de Simon Goulart, présenté sous forme d’index. Thévenin suit les vers de La Semaine et multiplie les références érudites. Goulart est protestant, Thévenin catholique. L’un fut réédité, l’autre pas. « Ce qui a peut-être nui à Thévenin, c’est d’avoir voulu donner une lecture parfois gauchement catholique d’un grand poème protestant. Alors que Goulart demeurait réservé, austère, et en définitive acceptable par tous les lecteurs, le commentateur lorrain a souvent pris prétexte de tel ou tel passage pour relancer la polémique antiprotestante ou pour développer des considérations subjectives » (Alain Cullière).

Thévenin a aussi traduit la Grammaire de Ramus (1583), composé des Sonnets, anagrammes et autre poésie française (Denis du Pré, 1578) et un Dialogus heroico carmine conscriptus de rebus gestis, praesertim vero de gloriosa in cœlum assumptione B. Mariæ virginis (Ingolstadt, D. Sartorius, 1585).