Pannonica de Koenigswarter

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Koenigswarter.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Rothschild.
Pannonica de Koenigswarter
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Kathleen Annie Pannonica RothschildVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Père
Fratrie
Conjoint
Autres informations
Genre artistique

La baronne Pannonica « Nica » de Koenigswarter, née Rothschild le et morte le , est une mélomane britannique appréciant avec enthousiasme le jazz bebop, dont elle fut la bienfaitrice et le mécène dans les années 1950-1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (février 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Le château de son enfance, Waddesdon Manor.

Née Kathleen Annie Pannonica Rothschild, elle est la fille de Charles Rothschild. C'est lui, chasseur de papillons à ses heures perdues, qui, en découvrant une espèce inconnue dans une région d'Europe centrale appelée dans les temps anciens Pannonie, décida d'en donner le nom et au papillon et à sa fille.

Jeune femme d'une grande beauté, elle s'éprend en 1935 d'un jeune militaire français, le baron Jules de Koenigswarter. Issus du même milieu social, la noblesse, leur union semblait naturelle ; pourtant tout les oppose. Lui : rigide, sombre, sérieux, responsable, intéressé seulement par les arts martiaux. Elle : fantasque, artiste (pianiste et peintre talentueuse), se souciant peu des convenances, fort peu disposée à remplir les fonctions mondaines auxquelles son éducation semblait l'avoir destinée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jules s'engage dans les Forces françaises libres, et Nica officie au service de la radio de la mission militaire française libre à Accra avant de s'engager à son tour le 8 avril 1943 et de devenir conductrice au service des sépultures de la 1re division française libre.

Six enfants naîtront de leur union. Après la guerre, la famille s'installe à New York, mais Nica ne fait pas une bonne épouse de diplomate : elle s'habille sans soin, déteste les réceptions, fume des joints et adopte les mœurs et vices de ceux que lui appelle les nègres. Le baron quitte sa femme, elle reste à New York (à l'hôtel Stanhope sur la 5e Avenue) où l'enchaîne sa passion pour le jazz. Elle est exclue de la famille Rothschild qui lui coupe les vivres. Il lui est heureusement possible de conserver deux Bentley et une Rolls, d'acheter une superbe maison sur les rives du New Jersey avec vue panoramique sur Manhattan, et d'entretenir environ 122 chats.

Personnalité flamboyante, elle rayonne sur ses contemporains avec une passion et une générosité exceptionnelles. C'est une bienfaitrice, une mécène, des jazzmen new-yorkais. Thelonious Monk écrit pour elle la superbe composition Pannonica, mais on trouve également le très subtil Nica's tempo de Gigi Gryce, Blues for Nica de Kenny Drew, Tonica de Kenny Dorham, Thelonica de Tommy Flanagan, Nica de Sonny Clark ou encore le célèbre Nica's dream d'Horace Silver.

Elle a signifié pour beaucoup l'amour, l'espoir, ou la survie pure et simple. Charlie Parker (qui mourut dans son appartement), Bud Powell, et surtout Thelonious Monk, trouveront chez elle un refuge.

Publication[modifier | modifier le code]

Elle posa à 300 jazzmen une question particulière :

« Si on t'accordait trois vœux qui devaient se réaliser sur le champ, que souhaiterais-tu ? »

Leurs réponses sont présentées dans le livre très richement illustré des photos prises par la baronne Les Musiciens de jazz et leurs trois vœux[1].

En 2007, ses photographies furent exposées aux Rencontres d'Arles.

Hommage[modifier | modifier le code]

À Nantes, depuis 1994, une salle de concert spécialisée dans le jazz et la musique improvisée a pris pour nom « Pannonica[2] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pannonica de Koenigswarter, Les Musiciens de jazz et leurs trois vœux : Propos recueillis et photographies, Paris, Buchet/Chastel Meta-Editions, , 318 p. (ISBN 2-283-02038-7).
  2. Voir sur pannonica.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pauline Guéna, Pannonica, Robert Laffont, 2007
  • David Kastin, Nica's Dream: The Life and Legend of the Jazz Baroness, Norton, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]