Panneau d'indication de circulation à sens unique en France

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Panneau C12
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Catégorie Signalisation d'indication
Signification Circulation à sens unique
Apparu en 1965
Modèle en vigueur 1979

Le panneau d'indication de circulation à sens unique en France est, en France, un panneau de signalisation routière carré à fond bleu, bordé d’un listel blanc, portant en son centre une flèche blanche orientée vers le haut. Il indique que toutes les voies d’une chaussée sont réservées au même sens de circulation. Il est codifié C12 dans l'instruction interministérielle sur la signalisation routière.

Il s'agit d'un panneau indiquant une circulation en sens unique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Usage[modifier | modifier le code]

Panneau C12 sur une rue en agglomération
Une rue à sens unique.

La signalisation permettant d’indiquer que toutes les voies d’une chaussée sont réservées au même sens de circulation est facultative. Il peut être complété par le panonceau M2[IISR 1].

Ce panneau, exclusivement implanté en position, peut être complété par un panonceau d'étendue (M2)[IISR 1].

Hors créneau de dépassement, le panneau de sens interdit B1 doit être implanté à l’autre extrémité du tronçon (cf. article 50-1 de la 4e partie)[IISR 1].

La fin d’une section de route à sens unique est signalée conformément à l’article 40-4 de la 2e partie[IISR 1]. Il s’agit du panneau A18.

La signalisation des créneaux de dépassement est traitée à l’article 72-8[IISR 1], il s’agit des panneaux C29a, C29b, C29c, C30.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Il existe sept gammes de dimensions pour le panneau d’indication C1b, de forme carrée, contrairement aux autres familles de panneaux triangulaires, ronds ou le STOP qui en comprennent cinq. Les deux dimensions complémentaires sont les dimensions dites « supérieure » (1 200 mm de côté nominal) et « exceptionnelle » (1 500 mm de côté nominal)[IISR 2].

Implantation[modifier | modifier le code]

Le panneau C12 doit être exclusivement implanté en signalisation de position[IISR 1].

Distance latérale[modifier | modifier le code]

Sauf contrainte de site, la distance entre l’aplomb de l’extrémité du panneau situé du côté de la chaussée et la rive voisine de cette extrémité ne doit pas être inférieure à 0,70 m[IISR 3].

En rase campagne, les panneaux sont placés en dehors de la zone située en bord de chaussée et traitée de telle façon que les usagers puissent y engager une manœuvre de redirection ou de freinage dite « zone de récupération », ou leur support au minimum à 2 m du bord voisin de la chaussée, à moins que des circonstances particulières s’y opposent (accotements étroits, présence d’une plantation, d’une piste cyclable, d’une voie ferréeetc.)[IISR 3].

En agglomération, les panneaux sont placés de manière à minimiser la gêne des piétons[IISR 3].

Le support d’un signal peut aussi être implanté sur une propriété riveraine ou ancré à une façade après accord du propriétaire ou par application si cela est possible en vertu du décret-loi du 30 octobre 1935 et du décret 57180 du 16 février 1957[IISR 3].

Hauteur au-dessus du sol[modifier | modifier le code]

En rase campagne, la hauteur réglementaire est fixée en principe à 1 m (si plusieurs panneaux sont placés sur le même support, cette hauteur est celle du panneau inférieur), hauteur assurant généralement la meilleure visibilité des panneaux frappés par les feux des véhicules. Elle peut être modifiée compte tenu des circonstances locales soit pour assurer une meilleure visibilité des panneaux, soit pour éviter qu'ils masquent la circulation [IISR 4].

En agglomération, lorsqu’il y a un éclairage public, les panneaux peuvent être placés à une hauteur allant jusqu’à 2,30 m pour tenir compte notamment des véhicules qui peuvent les masquer, ainsi que de la nécessité de ne gêner qu’au minimum la circulation des piétons[IISR 4].

Position de la face[modifier | modifier le code]

Le plan de face avant d'un panneau implanté sur accotement ou trottoir doit être légèrement incliné de 3 à 5° vers l’extérieur de la route afin d'éviter le phénomène de réflexion spéculaire qui peut, de nuit, rendre le panneau illisible pendant quelques secondes[IISR 5].

Visibilité de nuit[modifier | modifier le code]

Les panneaux et panonceaux de signalisation doivent être visibles et garder le même aspect de nuit comme de jour. Les signaux d’indication sont tous rétroréfléchissants ou éventuellement dans certaines conditions définies ci-dessous, éclairés[IISR 6].

Les revêtements rétroréfléchissants doivent avoir fait l’objet, soit d’une homologation, soit d’une autorisation d’emploi à titre expérimental. La rétroréflectorisation porte sur toute la surface des panneaux et panonceaux à l’exception des parties noires ou grises[IISR 6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f 5e partie, article 71.
  2. 1re partie, article 5-3.
  3. a b c et d 1re partie, article 8, § h.
  4. a et b 1re partie, article 9.
  5. 1re partie, article 8, § a.
  6. a et b 1re partie, article 13.
  • Autres références :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Arrêté du 24 novembre 1967 et Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière (versions actualisées)[modifier | modifier le code]

  • Arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et autoroutes, 58 p. (lire en ligne)
  • Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière 1re partie - Généralités, 58 p. (lire en ligne)
  • Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière 5e partie - Signalisation d’indication, des services et de repérage, 45 p. (lire en ligne)

Histoire de la signalisation routière[modifier | modifier le code]

  • Marina Duhamel-Herz, Un demi-siècle de signalisation routière, Paris, Presses de l’École nationale des Ponts et Chaussées, (ISBN 2-85978-220-6)
  • Marina Duhamel-Herz et Jacques Nouvier, La signalisation routière en France de 1946 à nos jours, Paris, AMC Éditions, (ISBN 2-913220-01-0)