Panhard Dyna X

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Panhard Dyna X
Panhard Dyna X

Marque Drapeau : France Panhard
Années de production 1947 - 1954
Production 47 049 exemplaire(s)
Classe Populaire
Moteur et transmission
Moteur(s) Flat twin

X84 type 100 - X85 type 110  : 610 cm3 (3 CV)
X86 type 120 et 120 Sprint : 745 cm3 (4 CV)
X87 type 130 et 130 Sprint : 851 cm3 (5 CV)

Transmission Traction avant, 4 rapports
Poids et performances
Poids à vide 475 à 615 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) berline
break 3 portes
break 5 portes
cabriolet
fourgonnette
Dimensions
Longueur 3 660 mm
Largeur 1 440 mm
Hauteur 1 420 mm
Chronologie des modèles

La Panhard Dyna X est une automobile produite par Panhard de 1947 à 1954.

Panhard Dyna X 84 02.jpg

Historique[modifier | modifier le code]

La Dyna X est la première voiture de grande série avec une carrosserie entièrement en aluminium.

En 1943, l'ingénieur Jean-Albert Grégoire présente aux constructeurs français une voiture, qui reprend les grands principes techniques de l'Amilcar Compound (châssis et suspensions), conçue à l'initiative de l'Aluminium Français pour promouvoir l'utilisation de l'aluminium dans la construction automobile.

Les espoirs de Grégoire sont déçus car aucun constructeur ne l'achète. Toutefois, dans le cadre du « Plan Pons », Panhard signe avec Grégoire une convention pour reprendre le développement du prototype AFG (Aluminium Français - Grégoire) en apportant la mécanique.

Finalement, la voiture, qui s'appelle Dyna, possède une carrosserie en aluminium, un auvent (partie entre le capot et la caisse) en aluminium, un châssis en acier, un moteur bi-cylindre en aluminium de 610 cm3 refroidi par air avec un rappel des soupapes par barres de torsion, une boîte de vitesses à quatre rapports et une suspension à quatre roues indépendantes (ressort transversal à l'avant et bras tirés avec trois barres de torsion par roue à l'arrière).

La Dyna X (X comme le type Mines) est présentée au Salon de Paris en 1946 en même temps que la Renault 4CV dont elle sera une des plus grandes rivales. À propos de la carrosserie compliquée par de nombreux arrondis, on parlera de style Louis XV.

En octobre 1947, débute la production de la Dyna X type 100 (comme 100 km/h) dont les carrosseries sont sous-traitées à la Compagnie Facel-Métallon (futur constructeur des luxueuses et puissantes Facel Véga [1].

Modèle 1949 : calandre originale, phares profilés et pare-chocs tubulaires additionnels.

En novembre 1948, les projecteurs deviennent profilés. Un mois après, la Dyna K fourgonnette 350 kg entre lentement en production. En juillet 1949, une série de Dyna K réservée à l'exportation sera habillée d'un élégant habillage extérieur en bois.

Les modèles 1950 bénéficient de plusieurs baguettes de décoration en aluminium poli sur la carrosserie, d'une nouvelle calandre à motif rond central et de la suppression des pare-chocs tubulaires supplémentaires à l'avant. Enfin, une berline découvrable apparaît.

En , le type 110 remplace le type 100 tandis que le cabriolet est lancé. Le moteur 3 CV passe de 22 ch à 28 ch SAE. En mars, les flèches de direction cèdent la place à des feux clignotants sur les ailes avant et arrière (ils sont seulement latéraux sur la Dyna K). En avril, un moteur 4 CV de 745 cm3 développant 32/34 ch est monté sur le type 120.

Ainsi aux 24 Heures du Mans 1950, la mécanique Dyna est utilisée dans la Monopole qui se classe première à l’indice de performance, victoire rééditée en 1951 et 1952[2].

La mécanique de la Panhard Monopole de compétition est dérivée de la Dyna X86, modèle qui précéda la Panhard PL 17. la Panhard Monopole a officiellement défendu les couleurs de la marque lors des trois éditions des 24 Heures du Mans, en 1956, 1957 et 1958. Louis Héry un pilote français Panhard tragiquement disparu s'est écrasé à seulement quelques heures après le départ de la course du Mans de 1956 avec la seule monopole x86 engagée [3].

Les modèles 1951 se distinguent à leur tableau de bord à un seul cadran, leurs pare-chocs droits, leurs coquilles d'aération sur le capot et leurs deux feux à l'arrière. Un nouveau break vitré Dyna K reprend la carrosserie de la fourgonnette 500 kg.

Au Salon de Paris, la marque présente une boîte de vitesses automatique à trois rapports montée sur le type 120.

En février 1952, le nouveau moteur 4 CV Sprint optionnel propose 36/37 ch grâce à un nouvel arbre à cames et à un carburateur double corps.

En avril, le roadster dérivé Dyna X Junior est lancé.

En juin, la Dyna X type 130 s'équipe d'un moteur 5 CV de 851 cm3.

En décembre, les types 110 et 120 sont supprimés.

Pour les modèles 1953, le type 130 atteint 130 km/h avec l'option moteur 5 CV Sprint de 40 ch. Une limousine ou break 5 portes taxi est lancée.

À l'automne 1953, la Dyna X est supprimée. Les Dyna K break et fourgonnette continuent jusqu'en juillet 1954.

Résultats en compétition[modifier | modifier le code]

Victoires:

  • Grand Prix des voitures de série à Francorchamps (Belgique) en 1950 : une berline Dyna X86 remporte sa catégorie et l’indice de performance = Paul Frère[4].
  • Coupe des Alpes: victoire de classe 750cm3 en 1950 avec Edmond Signoret et Elie Guibourdenche (4 premières places)[5], et une Coupe en 1952[6];
  • Rallye Paris - Saint-Raphaël Féminin en 1951 avec Lucienne Alziary de Roquefort;
  • Mille Miglia 1951 : La berline X86 de Descollonges/Gignoux, remporte sa catégorie.
  • Rallye du Mont-Blanc 1951 : Lucienne Alziary de Roquefort, sur Dyna X86, remporte la Coupe des Dames. La marque Panhard remporte la coupe par équipe de trois voitures.
  • Grand Prix d'Agadir en 1951, victoire de catégorie <0.75L. avec Magri;
  • Rallye Soleil Cannes en 1953 avec René Fabre (ex-æquo avec Pierre Boncompagni sur Ferrari 340MM, et également 6e la même année du tour auto en catégorie Voitures de série sur X85);
  • Rallye des 1000 lacs en 1954 avec Osmo Kalpala, et son frère Eino (4e édition, 3e Valmari Keskimäki, et 5e Emil Pauri);
  • Rallye Monte-Carlo: victoire de classe 750cm3 en 1954 avec A.Blanchard et M.Lecoq (et 3e au général)[7];
  • Rallye Monte-Carlo en 1953: Grosgogeat / Biagini sur Panhard Dyna, 4e au général
  • Tour de Sicile: victoire de classe 750cm3 en 1954 avec René Cotton;
  • Rallye de Sestrières en 1954: Maranzana Giuseppe et Carlotti Giancarlo sur Panhard Dyna X86, 3e au général
  • Rallye de Sestrières en 1957 avec Lucien Bianchi (X86 T750);
    • 4e du Tour de France automobile en 1953, catégorie Sport et Haute Performance (X86, avec Charles Plantivaux et Rougier);
    • Participation aux 24 Heures du Mans en 1950, 1951, et 1952 (X86 Coupé 12e, avec Charles Plantivaux et Robert Chancel). Robert Chancel était le frère de Pierre Chancel, il a obtenu son meilleur classement général sur une Panhard Dyna X86 Coupé d'origine. Ce classement final était la deuxième place dans la classe de course pour les voitures de sport avec une cylindrée pouvant atteindre 1,1 litre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Vermeylen, La grande histoire de la petite Dyna Panhard, E.T.A.I., Boulogne-Billancourt, 2011. (ISBN 9782726889916)
  • Bernard Vermeylen, Panhard, ses voitures d'après-guerre, E.T.A.I., Boulogne-Billancourt, 1995. (ISBN 9782726881965)
  • Bernard Vermeylen, Panhard & Levassor entre tradition et modernité, E.T.A.I., Boulogne-Billancourt, 2005. (ISBN 9782726894064)
  • Benoit Pérot, Panhard, la doyenne d'avant garde, E.P.A., 1979. (ISBN 9782851200792)
  • Dominique Pagneux, Guide Panhard tous les modèles de 1945 à 1967, E.P.A., Paris, 1994. (ISBN 9782851204264)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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