Panhandle

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Un panhandle (anglicisme parfois traduit par le calque queue de poêle[1] ou encore bande ou corridor) est, en géographie, une extension longue et étroite de la frontière d'une division administrative, dont la forme est similaire à la poignée d'une poêle.

Le terme « panhandle » vient de l'anglais américain où il décrit la géographie particulière des frontières de certains États des États-Unis.

Un panhandle est dans un sens similaire à une péninsule, laquelle est entourée par de l'eau de presque tous les côtés. Il peut correspondre à des nécessités géographiques (vallées en zone de montagne), politiques (nécessité de séparer ou relier deux États, comme le corridor du Wakhan), électorales (comme Bruxelles-ville), historiques (comme la Meurthe-et-Moselle créée après la guerre de 1870), etc. Il peut s'agir aussi d'accéder à une ressource dont un État ou une région ne disposerait pas sur sa partie principale (typiquement, la mer). Les panhandles sont assez fréquents dans le contexte colonial[1].

Exemples[modifier | modifier le code]

Niveau national[modifier | modifier le code]

Le corridor du Wakhan, à l'est de l'Afghanistan.
La bande de Caprivi, au nord-est de la Namibie, est un exemple de panhandle.

Quelques exemples de panhandles au niveau des frontières nationales :

Niveau sub-national[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Découpage administratif de Bruxelles-ville (en rouge) dans la région de Bruxelles-Capitale

Birmanie[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Les panhandles aux États-Unis (en rouge)

Au niveau sub-national, les frontières entre États des États-Unis ont produit parmi les exemples les plus frappants de panhandles :

France[modifier | modifier le code]

Situation de la Meurthe-et-Moselle (en rouge) en France

Finlande[modifier | modifier le code]

Extension de la municipalité d'Enontekiö

Niveau local[modifier | modifier le code]

Le Golden Gate Park possède une extension (à gauche sur la photo)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Joan Alpini, « De la naissance des territoires aux « queues de poêle » et autres écarts de forme », Mappemonde, no 71,‎ mars 2003, p. 38-41 (lire en ligne).
  2. André Guilcher, « Chronique océanographique », Norois, vol. 5, no 17,‎ janvier-mars 1958, p. 96.
  3. « La Meurthe-et-Moselle : Géographie », sur le site du Conseil général de Meurthe-et-Moselle.
  4. Henrik Lindell, « Toul monde en parle », Témoignage chrétien,‎ 21 octobre 2004 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]