Pancheraccia

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Pancheraccia
Pancheraccia
Chapelle Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oriente
Maire
Mandat
Paul Angeli
2020-2026
Code postal 20251, 20270
Code commune 2B201
Démographie
Population
municipale
197 hab. (2019 en augmentation de 16,57 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 13′ 11″ nord, 9° 22′ 20″ est
Altitude 500 m
Min. 24 m
Max. 735 m
Superficie 14,35 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Ghisonaccia
Localisation
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Pancheraccia

Pancheraccia est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Rogna.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Pancheraccia est une commune de la piève de Rogna, constituée de villages en corniche sur les deux rives de la basse vallée du Tavignano. À l'instar de Giuncaggio, Antisanti et Casevecchie, elle possède des terres sur la plaine d'Aléria. Elle s'allonge du nord-ouest au sud-est sur plus de 5 kilomètres, avec une largeur décroissant de 1000 à 200 mètres. Dans sa partie nord, elle est adossée au Castello (735 m) et bordée au nord-est par le ruisseau Cursigliese ; après le confluent de celui-ci avec le Tavignano, elle traverse les collines du nord de la plaine orientale jusqu'à proximité d'Aléria[1]. Pancheraccia est l'un des rares villages de la piève de Rogna à ne pas dominer le Tavignano, étant situé sur le versant nord-est d'une crête le séparant de Giuncaggio, ce dernier donnant directement sur la vallée.

Quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Le chef-lieu, à 500 mètres d'altitude, au nord de la commune, orienté face au nord-est sur le flanc de la montagne, au-dessus du Cursigliese, habitat traditionnel, mairie et église
  • Casaperta (ou Casabertola) et Frassiccia, le long de la route nationale, plus modernes, résidentiels

Le reste de l'habitat est dispersé (Casanelli, Furnelli...).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communications[modifier | modifier le code]

La route nationale 200, reliant Aléria à Corte, traverse la partie basse de la commune. Le chef-lieu n'est desservi que par la route départementale 17, qui, partant de la nationale, va parcourir tout le flanc sud du massif de la Castagniccia, et ressort à Corte. Giuncaggio, situé à 300 mètres à vol d'oiseau du chef-lieu, derrière le Castellu, est à 2 kilomètres par la route. Pour aller à Tallone, qui borde la rive opposée du Cursigliese, il faut descendre jusqu'à Aléria, et remonter par la D 16, soit plus de 40 kilomètres.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pancheraccia est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (78 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,6 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), mines, décharges et chantiers (3,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,1 %), prairies (1 %), cultures permanentes (0,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Célébration lors d'un pèlerinage à Notre-Dame de Pancheraccia.

Une carte de la Corse à l'époque romaine exposée à la Chapelle sixtine mentionne un village appelé Panche Rattia[9].

Avant la Révolution, Pancheraccia fait partie de la pieve de la Rogna.

Au XVIIIe siècle, la Vierge Marie serait apparue à une fillette égarée et assoiffée, et aurait fait naître pour elle une source dans la montagne. Ce miracle suscite le développement d'un culte marial et d'un pèlerinage qui se poursuivent encore aujourd'hui. L'Église catholique ne reconnaît pas officiellement cette apparition, mais approuve l'acte de dévotion mariale qu'est le pèlerinage à Notre-Dame de Pancheraccia, parfois nommée « la Lourdes corse » : « Je ne sais pas s'il y a un seul pays au monde où l'on prie autant pour a Madonna » a déclaré à Pancheraccia Mgr Brunin, évêque de Corse, le [9].

Économie[modifier | modifier le code]

La situation de Pancheraccia offre à la fois les réalités de l'intérieur et celles de la plaine littorale, sur le plan agricole notamment. L'élevage, caprin et porcin, y est représenté, autant que la culture de la vigne et des agrumes[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Marie-Aimée Antoniotti    
mars 2001 En cours Paul Angeli UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2019, la commune comptait 197 habitants[Note 2], en augmentation de 16,57 % par rapport à 2013 (Haute-Corse : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
232261248310308342290348324
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
344352369375313441393350522
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
535520557761542511461410150
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
137125116187184187190165173
2019 - - - - - - - -
197--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale de l'Annonciation, ancienne mais récemment rénovée[9]
  • La chapelle Notre-Dame, édifiée au XVIIIe siècle par les habitants de Pancheraccia auprès de la source miraculeuse, qu'elle abrite dans un narthex. Une esplanade borde la chapelle, d'où on a une vue remarquable sur le sud du massif de la Castagniccia. Tous les ans aux environs du , date de la Nativité de Marie, des fidèles de toute la Corse se rassemblent à Pancheraccia pour honorer la Vierge. Le 8, la foule monte en procession du village jusqu'à la chapelle, où un office est célébré sur l'esplanade. Les fidèles déposent dans les anfractuosités des rochers des multitudes de bougies aux couleurs de Marie, et recueillent un peu de l'eau de la source, qu'ils emportent en souvenir du lieu.
  • u Castellu, sommet ayant porté un ancien château, dominant le village à 735 mètres d'altitude.
  • San Petru et San Martinu, chapelles abandonnées au voisinage de la route reliant le village à la vallée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrice FRANCESCHI, écrivain voyageur (aventurier) engagé, en est originaire par sa famille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN au 1/25000 n°73, pli I4
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c et d Pancheraccia sur Dragouli, le site des communes de Corse
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]