Panamarenko

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Panamarenko
Panamarenko675.jpg
Panamarenko avec à l'arrière-plan son Aeromodeller (2005).
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
Pseudonyme
PanamarenkoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Lieux de travail
Conjointe
Eveline Hoorens (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Panamarenko (nom d'artiste d'Henri Van Herwegen), né le à Anvers et mort le [1], est un artiste — peintre, sculpteur, assembleur — et inventeur belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Batopillo au Botermarkt de Hasselt en 2018.

Henri Van Herwegen est né dans une famille de réparateur de bateaux à Anvers, où il fait des études à l'Académie des beaux-arts[2]. Selon le dictionnaire Larousse, son pseudonyme ferait référence à l'abréviation de Pan American Airlines and Company[3]. Selon d'autres sources, ce serait le nom du général russe Panteleimon Ponomarenko (Panamarenko en biélorusse), entendu à la radio par hasard[2] en 1966.

Au début de sa carrière, il donne principalement dans le pop art[4].

Il participe à des happenings et expose à partir de 1966 dans la galerie Wide White Space tenue par Anny De Decker, avec Marcel Broodthaers, Joseph Beuys, Christo, Carl Andre, Lawrence Weiner[5].

Il voue une passion extrême à l'aérotechnique. Il a construit son premier avion en 1967. La plupart de ses œuvres, même les plus fantasques, sont ancrées dans l'univers céleste et le mythe d'Icare. La question de savoir si ses créations peuvent réellement voler fait partie de leur attrait et de leur part de mystère. Parmi les artistes qui l'ont inspiré, on peut citer Marcel Broodthaers et Joseph Beuys[3], Bruce Nauman et Pablo Picasso.

Panamarenko a réussi à développer une véritable poétique sur les mécaniques de vol.

Pour le public belge, il est l'image du Géo Trouvetou, la tête toujours dans les nuages, avec diverses productions à la fois drôles, poétiques mais aussi réalisables. C'est l'alliance de la science et du plaisir.

Une grande rétrospective de Panamarenko a eu lieu fin 2005-début 2006 aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles. La reine Paola, accompagnée de son petit-fils le prince Joachim, a visité l'exposition. L'artiste a déclaré vouloir mettre un terme à sa carrière en 2005[2].

Plusieurs de ses œuvres ont été exposées à Paris et dans des villes environnantes du 19 au .

Honneurs[modifier | modifier le code]

Il a reçu un doctorat honoris causa de l'université de Hasselt en 2010 et de l'université de Mons en 2014.

Famille[modifier | modifier le code]

En 2003, Panamarenko a épousé Eveline Hoorens.

Œuvres et inventions[modifier | modifier le code]

  • Les Drôles de machine de Panamarenko

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Panamarenko est décédé », sur le site 7sur7.be, 15 décembre 2019.
  2. a b et c « Les drôles de machines de Panamarenko dans les rues de Dunkerque », sur francetvinfo.fr, (consulté le 6 février 2015).
  3. a et b « Panamarenko », sur larousse.fr (consulté le 6 février 2015).
  4. « Vlaamse Kaai avec Raymond van het Groenewoud et Panamarenko », sur rtbf.be, (consulté le 6 février 2015).
  5. Virginie Devillez, « Les arts visuels dans les années 68. », sur cegesoma.be (consulté le 6 février 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]