Palleau

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Palleau
Mairie - école de Palleau.
Mairie - école de Palleau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Canton Gergy
Intercommunalité Communauté de communes Saône Doubs Bresse
Maire
Mandat
René Bêche
2014-2020
Code postal 71350
Code commune 71341
Démographie
Population
municipale
219 hab. (2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 26″ Nord 5° 01′ 50″ Est / 46.9572222222, 5.03055555556
Altitude Min. 175 m – Max. 205 m
Superficie 10,68 km2
Localisation

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Palleau
Liens
Site web commune-palleau.fr

Palleau est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Corgengoux, Labergement-lès-Seurre (Côte-d'Or) Rose des vents
Chevigny-en-Valière (Côte-d'Or) N Chivres (Côte-d'Or)
O    Palleau    E
S
Saint-Martin-en-Gâtinois Bragny-sur-Saône Écuelles

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Palleau doit son origine à la voie romaine de Langres qui traversait la Dheune puis la Bouzaise à proximité du hameau du Port de Palleau.

Selon Courtépée, le village mentionné du temps de Gontran, roi de Bourgogne au XIe siècle, a donné son nom, aux XIIe siècle et XIIIe siècle à d'anciens illustres seigneurs dont P. de Paleau, maréchal de Bourgogne et son fils Hugues, connétable de Bourgogne. Le château de Palleau est tenu, en 1005-1006, par le seigneur Liébaud, vassal du comte Otte-Guillaume et fondateur du prieuré Saint-Pierre.

Ce prieuré (dans le secteur de l'église actuelle) enrichi par plusieurs donations ultérieures, est l'objet de diverses contestations de la part du duc de Bourgogne, seigneur de Palleau : en 1272, à la mort d'Hugues IV de Bourgogne il reste finalement la possession des moines de Saint-Bénigne de Dijon jusqu'en 1734, puis du chapitre de la cathédrale après la création de l’évêché de Dijon jusqu'à la Révolution.

Depuis le XIe siècle existait à Palleau une châtellenie dont on connaît les seigneurs du siècle suivant : Pierre de Palleau (Connétable de Bourgogne, seigneur d'Allerey et de Palleau, il renouvelle son hommage à l'évêque de Chalon en 1239 pour ses possessions de Palleau et Allerey avant de partir à la croisade), son fils Hugues lui aussi connétable de Bourgogne, et ses petits-fils Pierre, mort vers 1275, et Durand de Palleau, homme d’Église, chantre d'Autun et chanoine de Chalon, qui lui succède et vend le fief à l'évêque de Chalon en 1275. Les prétentions du duc de Bourgogne sur le fief durèrent jusqu'en 1347 où le duc Eudes IV de Bourgogne admit la possession par le chapitre de la cathédrale Saint-Vincent de Chalon qui la conserva jusqu'à la Révolution[1].

La population qui a atteint son niveau le plus élevé en 1901 n'a cessé de décroître depuis avant de connaitre une nouvelle croissance ces dernières années[réf. nécessaire]. La mécanisation a permis l'extension des exploitations agricoles de cette commune rurale qui vit essentiellement de la culture et de l'élevage. La vigne était encore présente au début de ce siècle : 72 ha produisaient des vins rouges de qualité ordinaire et des vins blancs de meilleure qualité, qui donnaient lieu à un petit commerce de vins[réf. nécessaire]. L'artisanat rural a totalement disparu au cours du siècle. L'électricité fut installée dans la commune en 1915-1916 et un château d'eau élevé après 1930. Un moulin fonctionnant à l'électricité a été installé à Palleau en 1943, il a marché jusqu'en 1968. En 1998, une station de compression de gaz est installée à l'écart de la commune, en lisière de la forêt domaniale, elle est inaugurée l'année suivante ; le site a été retenu parce qu'il se trouve à mi-parcours des importantes installations gazières de Voisines (Haute-Marne) et Etrez (Ain) pour faciliter l'acheminement du gaz norvégien sur l'axe nord-sud[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Marcel Vandroux    
mars 2008 avril 2009 Laurent Aussillous    
avril 2009 en cours René Bêche    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 219 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
397 473 404 422 445 417 439 429 438
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
447 457 465 490 444 434 442 436 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384 373 353 315 294 277 250 244 203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
166 129 130 115 99 109 184 188 217
2013 - - - - - - - -
219 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Nef de l'église Saint-Pierre-aux-Liens de Palleau.
Façade de l'église Saint-Pierre-aux-Liens de Palleau.
  • Une petite église fut édifiée au Port vers le VIe siècle. Elle fonctionna jusqu’au XIe siècle. Un cimetière y était accolé. Les habitants y ensevelirent leurs défunts jusqu’au XVIe siècle. Ensuite, une église fut construite, à l’emplacement actuel. Les dernières indications concernant sa construction parlent de l’année 1730, mais vraisemblablement, elle existait bien avant. Les archives départementales font état de l’existence d’un prieuré en 1006 desservant l’église dont il dépendait. Placée sous le vocable de saint Pierre aux liens, elle possède en son sein un reliquaire de saint Antide que l’on peut dater vers l’année 1300. Entourée du cimetière, notre église domine la commune comme pour la protéger. Dans la sacristie, se trouve une piscine creusée dans le mur. Celle-ci servait aux baptêmes. Dans le mur gauche extérieur on peut voir la sortie de la gouttière. En 1780, d’importants travaux furent effectués : toiture, plafond, contreforts, fenêtres. Dans la nuit du 23 au 24 mai 1907, la foudre tomba sur le clocher de l‘église. Cela provoqua un incendie qui ravagea l’église dont il ne resta que les murs (cf. photo). Sa reconstruction fut entreprise en 1908 et le 27 octobre 1909 eut lieu la bénédiction du nouvel édifice avec la mise en place de la cloche. En 1994, la municipalité procéda à la réfection totale de la toiture et des peintures intérieures. Fin 2001, début 2002, ce sont des travaux de ravalement qui ont été réalisés[5]. Brochure de présentation de l'église Saint-Pierre-aux-Liens consultable ici.
  • Prieuré Saint-Pierre de Palleau.
  • Un oratoire du XVIIe siècle (1640).

Culte[modifier | modifier le code]

Palleau appartient à la paroisse Saint-Jean-Baptiste-des-Trois-Rivières, qui relève du diocèse d'Autun et a son siège à Verdun-sur-le-Doubs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Châlon-sur-Saône (1850), Volumes 2 à 4, pages 125-133 [1]
  2. Base Mérimée IA71000451 © Inventaire général
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  5. Sources : E&R Fiorini – GEHV


Liens externes[modifier | modifier le code]

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