Palais de justice de Reims

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Palais de justice
Reims 2011 (91).JPG
Entrée principale.
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
tribunal de justice
Construction
XIIIe et XIXe siècle
Propriétaire
État
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
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Localisation sur la carte de la Marne
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Le palais de justice est le siège du tribunal situé à Reims, en France[1] à la place de l'ancien hôtel-Dieu de Reims.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le palais de justice se situe entre la place du Cardinal-Luçon et la place Myron-Herryck au centre-ville ; il est desservi par le tramway A et B ainsi que par les lignes de bus 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 16, 30, 40 et Citybus du réseau Citura.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Il y a à Reims, un tribunal de Prud'hommes, un tribunal judiciaire (rassemblant les anciens tribunaux d'instance et de grande instance depuis le ) et une Cour d'appel. Ici se trouve le tribunal le T.J et le tribunal de commerce. C'est en 1839 que la justice consulaire commençait à être rendu dans le bâtiment qui remplaçait celui de l'hôtel-Dieu.

Historique[modifier | modifier le code]

Avec la fondation de l'évêché au début du VIe siècle le besoin d'un bâtiment pour l'accueil des gens de passage, des indigents et des malades, un bâtiment pour les accueillir est ouvert. L'hôtel-Dieu est doté par de nombreux évêques de Reims, les deux grandes salles qui accueillaient les malades étaient attribuées à Hincmar. Le Chapitre cathédral le dirigeait et y déléguait des religieux et des religieuses. Il n'y eut ensuite que des religieuses de l'ordre de Saint-Augustin.

En 1374 il y avait deux quartiers :

  • Quartier des hommes avec : sept salles, Saint-Jean (31 lits), Cosme (10 lits), Thomas (32 lits), Nicolas (11 lits), Augustin (22 lits)), Remy (24 lits), Paul (18 lits) ;
  • Quartier des femmes : six salles Sainte-Monique (21 lits), Elizabeth (30 lits), Balsamie (24 lits), Marguerite (20 lits), Catherine (24 lits), Félicité (11 lits). Plus une crèche pour les enfants abandonnés.

En 1750 le personnel se composait vingt-sept religieuses et deux ecclésiastiques, deux garde-chapelle et dix huit ouvriers et domestiques, vingt-cinq servantes accompagnés de deux médecins, un chirurgien, un receveur, un secrétaire, un commis, un clerc chantre et un organiste.

En 1789 les revenus de l'hôtel-Dieu étaient de 175 000 Livres. Il avait sa propre chapelle qui était dédiée à saint Nicolas. Au XIXe siècle, en mai 1810 deux postes d'externe puis deux d'interne sont ouverts au sein de l'établissement[2]. Les salles de soins ne sont plus adaptées et l'hôtel-Dieu déplacé. L'Hôpital-général passe par l'Ancien collège des Jésuites puis dans l'abbaye Saint-Remi en 1826. L'institution possédait un important patrimoine mobilier, des tentures, peintures et autres se retrouvent dans les collections du musée local ou sont la propriété de l'hôpital actuel.

Le classement du monument[modifier | modifier le code]

L'architecte Alphonse Gosset, qui s'est longtemps illustré dans les établissements publics, en est l'auteur. La façade est de style néo-grec. Le bâtiment a néanmoins préféré conserver une façade de style Louis XV et les anciens celliers gothiques de l'Hôtel-Dieu[3]. En 1906, une Maison d'arrêt datée de 1835 dut céder le pas aux travaux d'agrandissement du côté de la Cathédrale Notre-Dame de ReimscCathédrale. Cette dernière hérita de nouveaux murs à l'extrémité de la ville. Le bâtiment est rasé, pour y construire l'actuel palais de Justice, seule la salle souterraine, semblable à celle du Palais du Tau est conservée, puis classée en 1930.

Images[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Prosper Tarbé, Reims essais historiques sur ses rues & monuments, Res Comédit, réédition de 1994, p. 315.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ancien hôtel-dieu », notice no PA00078791, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Marie-Thérèse Thiry et Pierre Vilmart, De l'école à la Faculté de médecine de Reims, de l'Hôtel-Dieu au C.H.U. de Reims, L'école de Sages-Femmes de Reims, l'Art de l'accouchement, tapuscrit, BM Reims RBG 1124, p4, 2011.
  3. « En direct avec l'histoire de Reims, Place Myron Herrick », sur le site mars-reims(document PDF)

Liens externes[modifier | modifier le code]