Paisy-Cosdon

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Paisy-Cosdon
Paisy-Cosdon
Le lac de Paisy-Cosdon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Gilbert Bonneterre
2020-2026
Code postal 10160
Code commune 10276
Démographie
Gentilé Paisyquiers, Paisyquières
Population
municipale
336 hab. (2018 en diminution de 0,88 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 07″ nord, 3° 42′ 48″ est
Superficie 17,84 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aix-en-Othe
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Paisy-Cosdon

Paisy-Cosdon est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune limitrophe de la ville d'Aix-en-Othe dont le territoire est traversé par La Vanne.

Topographie[modifier | modifier le code]

Au cadastre de 1840 sont cités : Abatis, Allemagne, Aulnay, les Bîmes[1], Bois-Joli, le Buisson, le Buisson aux Prêtres, Célestins, la Chapelle, les Chenettes, les Chevrets, Cosdon, bois de Dilo, le Franc-Alleu, les Grands-Robins et Robins, le Jard, les Lices[2], Mondelus, la Motte de Paisy, le Moulin-du-Bas, la Pierre-Parlante, Saint-Pierre, les Usages, les Tuileries, le Vallot[3], Vaujuraine, Vausanvie.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Paisy-Cosdon est une commune rurale[Note 1],[4]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aix-Villemaur-Pâlis, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[7] et 3 892 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village était déjà habité à la période gallo-romaine, ce qui est attesté par la mosaïque qui y fut trouvée[12] en 1852[13]. Il y avait le fief de la Motte et une autre seigneurie à Paisy qui était au seigneur de Villemaur pour la majorité du temps.

En 1789, le village formait une communauté avec Vaujurenne et dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du batillage de Troyes ainsi que du bailliage seigneurial de Villemaur.

Cosdon[modifier | modifier le code]

C'est un ancien village qui appartenait à la châtellenie et à la prévôté de Villemaur[14], attesté dès le XIIe siècle comme domum de Cohaudon[15]. Il avait un moulin dont les habitants se plaignirent de la destruction dans les cahiers de doléances de 1789.

Mondelus[modifier | modifier le code]

Les Grand et Petit Mondelus étaient des bois de la gruerie de Villemaur qui étaient la possession des seigneurs de Courmononcle du XIIe siècle jusqu'au XVIe siècle.

Paisy-Cosdon et Vaujurenne en 1647.

La Motte[modifier | modifier le code]

Ou encore Motte-de-Paisy ou Mothe, était une seigneurie relevant de Villemaur aujourd'hui difficile à localiser. Dans le pré éponyme des substructions furent trouvées, derrière l'église pour Courtalon. De par le grand nombre de cette appellation, même en la seigneurie de Villemaur, il est difficile de donner avec certitude des seigneurs avant le XIVe siècle. Garnier Cain[16], écuyer et seigneur entre 1362 et 1387, et comme dernier seigneur Charles Huet avocat au Parlement. Le château est décrit au XIVe siècle comme maison, motte et fossés attenant à la rivière.

Vaujurenne[modifier | modifier le code]

Aussi Vaujuraine, hameau qui était aussi un fief qui relevait de Saint-Liébaud et appartenait jusqu'à la Révolution au baron de Villemaur. Il y avait aussi une grange qui relevait de l'abbaye de Dilo qui est attestée dès 1151 par un don de terres qui appartenaient à Élie dame de Villemaur, les dites terres relevèrent de Dilo jusqu'à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours M. Gilbert Bonneterre[17] DVD Ouvrier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2018, la commune comptait 336 habitants[Note 3], en diminution de 0,88 % par rapport à 2013 (Aube : +1,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
347384346371451482530511515
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
484510531517530503512467420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
397354364308322336315261267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
252200202206247264280335340
2018 - - - - - - - -
336--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mosaïque de Paisy.
  • Lac de Paisy-Cosdon.
  • Bois de Dilo : à la limite du territoire vers Bérulle, il fut attesté comme appartenant à l'abbaye éponyme vers 1199 par Thibaut comte de Troyes et dépendait de la gruerie de Paisy. Un autre bois est cité, le bois Vaujuraine qui contenait une pièce de 700 arpents et une de 180, elle était aussi à Dilo et dépendait de la gruerie de Villemaur. Le bois de Dilo est aussi orthographié Dillo ou Dilot.
  • Le beffroi qui contient l'ancienne cloche de l'église, qui a disparu en 1932 et n'a pas été remplacée. La paroisse dépendait du doyenné de Villemaur et était sous le vocable de sainte Madeleine et comme second patron saint Fiacre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Paisy qui avait le fief éponyme, cinq familles de serfs et le bois la Besse en 1234 avec Jean de Paissy.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ruisseau séparant les finages de Coumonnoncle et de Paisy.
  2. Fief qui appartenait en 1368 à Garnier, écuyer et seigneur de Paisy.
  3. Ou Vaslot, bois de 111 arpents qui appartenait en 1669 à Noël de Bullion, marquis de Galardon.
  4. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 d'Aix-Villemaur-Pâlis », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 24 mars 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  12. Louis Le Clert, Archéo. Monum., n°49-50
  13. XXe Congrès archéologique de France.
  14. Auguste Longnon, Documents, II, 380.
  15. Bib. Nat. lat. 17098, f°185.
  16. Archives départementales de l'Aube, E 480 et Archiv. Nat. T* 575³.
  17. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.