Paid to click

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Le pay to click (PTC), signifiant « payé pour cliquer », est une activité qui consiste à consulter volontairement des sites internet ou des régies publicitaires sur le web contre une petite rémunération et donc, de gagner de l'argent sur internet.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le Paid to click fonctionne de la manière suivante[1],[2] :

  1. Un publicitaire paie un site de Paid to click pour ajouter un lien vers sa page internet
  2. Le site de Paid to click met à disposition ce lien dans une partie réservée aux utilisateurs inscrits
  3. Ces derniers cliquent sur le lien du publicitaire et, après avoir effectué une action spécifique (comme attendre quelques secondes ou effectuer quelques clics supplémentaires sur le site atteint), reçoivent une récompense. Les actions peuvent être aussi, par exemple, d'inscrire ses coordonnées dans une demande de devis, ou de répondre à quelques questions faisant office de sondage.

Une fois qu'une certaine somme a été atteinte sur le compte (généralement un minimum de 1 à 10 dollars/euros), le membre demande un versement (typiquement sur un compte virtuel) et reçoit, si le webmaster du PTC est honnête, son argent dans les jours qui suivent, voire instantanément.

Des systèmes de parrainage existent.

Les scams[modifier | modifier le code]

Certains sites de PTC sont ce qu'on appelle des scams (des arnaques), dans le sens où les webmasters reçoivent l'argent des publicitaires, mais ne paient pas leurs membres. De tels sites n'ont qu'une durée de vie limitée, mais peuvent engranger beaucoup d'argent en peu de temps[3].

Légalité[modifier | modifier le code]

Le Paid to click est légal dans de nombreux pays, notamment (et cette liste n'est pas exhaustive) en Belgique, en France, au Canada et aux États-Unis. Mais en France, il convient de déclarer l'argent reçu afin qu'il soit imposé. Les gains sont très souvent reversés au moyen d'e-currency (monnaie électronique) sur un compte de banque virtuelle (banque électronique), ou par service de paiement en ligne comme Paypal ou AlertPay, ce que le règlement de ces derniers n'autorise pas toujours pour ce type de gains.

Les personnes concernées font partie de ces «travailleurs du clics», précaires et invisibilisés, dont le nombre est croissant, et qui s'interrogent quelquefois sur la finalité et l'éthique des tâches qu'ils exécutent[4],[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laura Monet, « Sarah, « travailleuse du clic » : « La nuit, je remplis des demandes de devis qui me rapportent plusieurs euros d’un coup » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. (es) « Cómo ganar dinero por Internet », Computing,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Why 'free money' is one idea that doesn't quite click », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  4. Pauline Croquet, « Jobs du clic : la France compte plus de 250 000 micro-travailleurs », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Morgane Tual, « Jobs du clic : qui sont ces micro-travailleurs “ invisibles ” ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]