Pachanga

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La pachanga est un genre musical, mélange de merengue et de conga (merenconga) inventé par Eduardo Davidson à Santiago de Cuba au début des années 1960, qui a succédé à la mode du cha-cha-cha, avant d'être remplacé lui-même par la mode du boogaloo.

Il est rendu populaire à New York par le flûtiste dominicain Johnny Pacheco. Certains ont alors pensé que le nom venait de Pacheco et charanga, qui donne pachanga.

Lorsqu'Eduardo Davidson quitte Cuba pour New York, ce rythme est interdit à Cuba.

La chanson La Pachanga a été chantée en français par Dario Moreno.

La définition de Orlando « Landy » Perez, pianiste actuel de la Orquesta Aragon : la pachanga est une guaracha jouée par un orchestre de charanga[1].

La Orquesta Aragon a continué à vendre ses disques de cha cha cha et de pachanga tout au long de sa carrière et c'était pourtant un orchestre soutenu par son gouvernement. Ils étaient même les ambassadeurs de Cuba dans le monde coloré communiste. En relisant leur ouvrage autobiographique, il n'est nulle part fait mention de la disparition de la pachanga qui n'a d'ailleurs jamais disparu.

Ce sont les enregistrements de Eduardo Davidson qui ont été malmenés, celui-ci étant homosexuel, ce qui à l'époque était inacceptable pour le gouvernement, comme pour la société cubaine. Ses enregistrements ont donc, à l'époque, disparus du réseau de distribution phono de l'état.

La pachanga est donc un genre musical qui a essaimé. Aux États-Unis, en rencontrant le rhythm and blues, elle fusionne avec lui pour donner le Boogaloo. Parmi les représentants de l'époque se trouvent Jimmy Sabater, Joe Cuba, Ray Barretto et sa Criolla, Eddie Palmieri, Pete Terrace.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]