Pachakutik

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Mouvement de l'unité plurinational Pachakutik-Nouveau Pays
(es) Movimiento de Unidad Plurinacional Pachakutik
image illustrative de l’article Pachakutik
Logotype officiel.
Présentation
Coordinateur national Marlon Santi
Fondation
Siège Quito, Équateur
Positionnement Gauche
Idéologie Socialisme
Indigénisme
Anticapitalisme
Coalition Acuerdo Nacional por el Cambio (2016)
Couleurs Arc-en-ciel
Site web [1]
Représentation
Députés
4 / 137
Parlement andin
0 / 5
Luis Macas, l'un des principaux dirigeants du Pachakutik, en 2004

Le Mouvement de l'unité plurinational Pachakutik-Nouveau Pays (aussi connu par son acronyme MUPP-NP, et son nom courant Pachakutik) est un mouvement politique équatorien de tendance indigéniste socialiste, apparu en 1995 pour représenter les intérêts du mouvement indigène mené par la Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur (CONAIE). Ce parti a connu des succès électoraux notables, obtenant 18 % à l'élection présidentielle de 1996 et conquérant plusieurs municipalités. Son influence électorale culmine avec l'élection à la présidence de la République de Lucio Gutiérrez, soutenu par le Pachakutik, en 2003. Quatre ministre indigènes sont alors nommées, dont Luis Macas à l'agriculture et Nina Pacari aux affaires étrangères. C'est la première fois que des indigènes font leur entrée au gouvernement en Équateur. Mais des différents politiques se font jour très rapidement entre le Pachakutik et Lucio Gutierrez, et le Pachakutik retourne dès le mois d'août 2003 dans l'opposition. La participation au gouvernement n'aura duré que six mois. Depuis, le Pachakutik est toujours resté dans l'opposition, conservant plusieurs députés ainsi que des municipalités. Le candidat du Pachakutik à l’élection présidentielle de 2006, Luis Macas, obtient un score de 2,18 %, le plus faible de l'histoire du Pachakutik pour une élection présidentielle. À l’élection présidentielle de 2009, le Pachakutik participe à l'alliance électorale autour du président Rafael Correa, qui est réélu dès le premier tour, et obtient quatre sièges sur 124 aux élections législatives cette même année[1].

Toutefois, en 2010, le Pachakutik réuni en congrès dans la province de Morona-Santiago affirme son rejet de la politique de Rafael Correa, qui est même qualifié par l'ancien maire de Cotacachi, Auki Tituaña, de « raciste, populiste et antidémocratique ». Le congrès du Pachakutik nomme Domingo Antun coordinateur du mouvement[2]. Lors de la crise politique de septembre 2010, qui voit des policiers rebelles prendre possession de lieux stratégiques du pays et retenir Rafael Correa, Lourdes Tibán soutient les policiers et militaires séditieux, précisant « C’est l’heure ! ». De son côté, le chef du bloc Pachakutik à l’Assemblée nationale, Cléver Jiménez, appelle « le mouvement indigène et les mouvements sociaux à constituer un seul front national pour exiger le départ du président Correa »[3].

Le Pachakutik est aujourd'hui placé plus à droite qu'il ne l'était à sa fondation, parfois considéré comme étant le parti de l’élite autochtone.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) PAIS, sin mayoría tras definirse los 124 escaños, El Universo,
  2. Pachakutik ratifica rechazo a régimen, El Telégrafo,
  3. « Etat d’exception en Equateur », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]