Proparco

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Proparco
Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Agence française de développementVoir et modifier les données sur Wikidata
SIREN 310792205Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.proparco.fr/lang/en/Accueil_PROPARCO/PROPARCOVoir et modifier les données sur Wikidata

Proparco (sigle pour « Promotion et Participation pour la Coopération économique ») est une filiale de l'Agence Française de Développement (AFD), qui participe au financement et à l'accompagnement d'entreprises, d'institutions financières et de fonds d'investissement social en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et au Moyen Orient[1]. En 2016, elle a autorisé 1 276 millions d'euros de financements, soit 21 % de plus qu’en 2015, avec plus de 400 clients à travers 80 pays[2].

Secteur productif, systèmes financiers, infrastructures et capital-investissement: Proparco soutient les investissements privés des pays les plus pauvres aux pays émergents en faveur d'une croissance inclusive et du développement durable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Proparco est née en 1977[3],[4].

Précédemment, dès les années 1950, la France avait favorisé l’émergence de banques locales de développement, se consacrant à l'aide au secteur privé, en se plaçant sur le long terme, à la différence des banques commerciales. La création en 1977 de Proparco est complémentaire. À l’origine, la CCCE (Caisse centrale de coopération économique) est l'unique actionnaire. En 1990, la Proparco devient une société financière à part entière, avec un capital réparti entre la CCCE, des institutions financières françaises ou internationales, et des groupes industriels français privés[3].

La CCCE devient elle-même la Caisse française de développement (CFD) en 1992[5], puis l'Agence française de développement (AFD) en 1998[6].

La Proparco étend ensuite progressivement, au fil des décennies, son périmètre géographique d'action et ses engagements[7], [8]. Le journal Le Monde remarque en 2010 que, dans les années 2000, les engagements de Proparco dans des entreprises ont été multipliés par 10, alors que dans la même période, les engagements de l'AFD, sa maison-mère, n'ont été multipliés que par 4, ce qui semble montrer l'importance de plus en plus forte donnée par l’État français aux entreprises privées comme moteur de croissance dans les pays en développement[9].

Impacts en 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, les projets de Proparco ont contribué à[10]:

  • Emploi :
    • 142 000 emplois direct créés ou maintenus ;
    • 732 000 emplois indirects créés ou maintenues ;
    • L'emploi féminin représente 47 % de la main d'œuvre des structures privées financées par l'institution ;
  • Climat et énergie :
    • 802 gigawatt-heures (GWh) produits en énergie renouvelable ;
    • 680 500 tonnes équivalent de CO2 évités par année grâce aux 17 projets Climat de Proparco ;
    • 898 mégawatts (MW) de puissance nouvellement installée fournie par des sources d'énergie renouvelables ;
  • Accès à des biens et services essentiels :
    • Education : 6 000 étudiants qui auront à accès à des services éducatifs et des écoles financées par Proparco ;
    • Santé : 1 700 lits supplémentaires dans les hôpitaux ;
    • Electricité : accès à l'électricité de 13,4 millions de personnes théoriques supplémentaires ;
  • Assistance technique et accompagnement vers un développement durable :
    • 65 % des projets mis en œuvre conduisent à de meilleures pratiques environnementales et sociales ;
  • Contribution économique :
    • Valeur ajoutée : 406 millions d'euros générés sous forme de profits ou de salaires ;
    • Contribution aux finances publiques : 140 millions d'euros de contribution nette aux recettes fiscales nationales des pays d'intervention.

L'accompagnement et les financements de Proparco se portent sur des projets et des opérations d'interventions qui sont économiquement viables, socialement équitables, soutenables sur le plan environnemental et financièrement rentables et qui contribuent à orienter les investissements privés vers des secteurs durables et inclusifs.

Proparco compte aujourd'hui une trentaine d'actionnaires, donc le principal est l'AFD[1].

Actionnaires Pourcentages
Agence Française de développement 64,2 %
Organismes financiers français 21,7 %
Organismes financiers internationaux
  • Development Bank of Southern Africa (DBSA)
  • Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE)
  • Corporación Andina de Fomento (CAF)
  • Aga Khan Fund for Economic Development (AKFED)
  • DEG
  • West African Development Bank (WADB)
  • Bank of Africa Group (BoA Group SA)
11,8 %
Entreprises 1,7 %
Fonds et fondations éthiques
  • Amundi AFD Avenirs durables
  • Natixis Solidaire
  • Jean-Pierre Gonon
0,6 %

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « L'essentiel de Proparco », sur proparco.fr (consulté le )
  2. Rapport annuel de Proparco
  3. a et b François Pacquement, « Le système d’aide au développement de la France et du Royaume-Uni : points de repère sur cinquante ans d’évolutions depuis la décolonisation », Revue internationale de politique de développement, vol. 1,‎ , p. 55-80 (lire en ligne)
  4. Marie de Vergès, « Au Cameroun, l’autre visage de l’aide au développement. Proparco, filiale de l’Agence française de développement consacrée au secteur privé, fête ses 40 ans », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Décret du 30 octobre 1992, Journal officiel no 255 du 1er novembre 1992.
  6. Décret du 17 avril 1998, Journal officiel no 92 du 19 avril 1998, p. 6067
  7. A. K., « Bâtir un réseau d'entrepreneurs en Afrique, en Asie et en Amérique latine », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. « Les investissements de Proparco ont progressé de 42 % en 2010 », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Alain Faujas, « L'AFD : hybride mi-politique mi-économique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. « Chriffres clés », sur proparco.fr (consulté le )