PBKDF2

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Password-Based Key Derivation Function 2
Résumé
Concepteur(s) Laboratoires RSA
Première publication 2000
Dérivé de PBKDF1
Chiffrement(s) basé(s) sur cet algorithme aucun
Caractéristiques
Taille(s) du bloc Dépend de la fonction cryptographique associée
Longueur(s) de la clé Au choix de l'utilisateur
Structure inconnue
Nombre de tours Au choix de l'utilisateur

Meilleure cryptanalyse

aucune cryptanalyse connue

Le PBKDF2 (abréviation de Password-Based Key Derivation Function 2) est une fonction de dérivation de clé, appartenant à la famille des normes Public Key Cryptographic Standards, plus précisément PKCS #5 v2.0. Cette norme a également été publiée dans la RFC 2898. Elle succède au PBKDF1, qui pouvait produire des clés n'allant que jusqu'à 160 bits.

Cette norme est aujourd'hui utilisée pour le hachage de mot de passe (associé à des fonctions comme SHA-256) ou la génération de clé de chiffrement de données.

Concept[modifier | modifier le code]

Le PBKDF2 applique une fonction choisie par l'utilisateur (fonction de hachage, de chiffrement ou un HMAC) à un mot de passe ou une phrase secrète avec un sel et répète cette opération plusieurs fois afin de générer une clé, qui peut être ensuite utilisée pour chiffrer le mot de passe original.

Cette génération rajoute du temps de calcul qui complique le cassage du mot de passe, notamment par force brute. À la publication de la norme, en 2000, le nombre d'itérations recommandées était de 1 000. Ce paramètre est prévu pour être augmenté au fur et à mesure que les processeurs s'améliorent et deviennent plus performants. Le sel ajouté permet d'éviter l'utilisation de rainbow tables et donc limite les attaques sur plusieurs mots de passe en simultané[1].

Fonction de dérivation[modifier | modifier le code]

La fonction a cinq paramètres en entrée :

DK = PBKDF2(PRF, Password, Salt, c, dkLen)
  • PRF est la fonction pseudo-aléatoire à utiliser à chaque itération
  • Password est la chaîne à partir de laquelle il faut dériver la clé
  • Salt est le sel pour la fonction cryptographique
  • c est le nombre d'itérations à effectuer
  • dkLen est la taille de clé désirée

Le résultat DK est notre clé dérivée.

On prend tout d'abord la taille hLen​, qui correspond à la taille, en bits, de sortie de la fonction PRF​. Puis, pour chaque bloc de hLen​ bits de la clé DK​ est calculé :

DK = T1 || T2 || ... || Tdklen/hlen
Ti = F(Password, Salt, c, i)

La fonction F​ est la combinaison de c​ itérations de la fonction PRF​ avec des XOR. La première itération utilise le mot de passe et le sel Salt​ concaténé avec le nombre d'itérations i​. Ensuite, la fonction PRF​ prend le mot de passe original comme clé et le résultat de l'itération précédente en sel. On obtient le schéma suivant :

F(Password, Salt, c, i) = U1 ^ U2 ^ ... ^ Uc

U1 = PRF(Password, Salt || INT_32_BE(i))
U2 = PRF(Password, U1)
...
Uc = PRF(Password, Uc-1)

Par exemple, le WPA2 utilise :

DK = PBKDF2(HMAC−SHA1, passphrase, ssid, 4096, 256)

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « PBKDF2 » (voir la liste des auteurs).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]