Pétionville

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Pétionville
Petyonvil (ht)
Une vue de la colline de Pétionville.
Une vue de la colline de Pétionville.
Administration
Pays Drapeau d'Haïti Haïti
Département Ouest
Arrondissement Port-au-Prince
Maire Yvanka Jolicoeur Brutus
Démographie
Population 342 694 hab. (est. mars 2009)
Densité 2 071 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18° 31′ N 72° 17′ O / 18.517, -72.28318° 31′ Nord 72° 17′ Ouest / 18.517, -72.283
Altitude 98 m
Superficie 165,49 km2
Localisation

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Pétionville

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Pétionville

Pétionville (écrit aussi Pétion-Ville ; en créole haïtien : Petyonvil) est une commune d'Haïti de la banlieue de Port-au-Prince, située dans le département de l'Ouest et dans l'arrondissement de Port-au-Prince.

La commune se situe sur une colline à proximité de la capitale haïtienne surnommée « la coupe charbonnière » car elle fournissait une grande partie du charbon de bois à la ville. C'était un lieu de villégiature réputé.

Cette commune a été fondée en 1831 par le président Jean-Pierre Boyer, et a été nommée d’après Alexandre Pétion Sabes (1770-1818), et qui est reconnu comme l'un des quatre pères fondateurs du pays. Pétion-Ville devint à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle la résidence de nombreux Port-au-Princiens qui venaient y chercher un peu de fraîcheur.

Le quartier est principalement une zone résidentielle*lien et touristique. Un recensement de population*lien a révélé que la population en 2003 était de 283 052 habitants[1], et en 2015 elle a atteint 376 834 habitants Pétion-Ville fait partie de la conurbation formée autour de la capitale Port-au-Prince. Pétion-Ville fait partie de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. C’est une des zones les plus aisées, où la majorité de l'activité touristique prend place, et l'une des parties les plus riches du pays. De nombreux diplomates, hommes d'affaires étrangers, et un grand nombre de citoyens fortunés font des affaires et habitent Pétionville.  Malgré la distance de la capitale et l'affluence générale de Pétion Ville, le manque de rigueur administrative dans la gestion de la ville a mené à la formation de bidonvilles sur les bords extérieurs de la région. Les habitants moins aisés migrent vers les montagnes  et ils s’installent à la recherche d’opportunité d'emploi.

Tremblement de terre[modifier | modifier le code]

Le 12 janvier 2010, autour de 17h53, un séisme de magnitude*lien 7.0 a frappé plusieurs régions de l’île d’Haïti, Pétionville inclus. Le séisme a détruit de nombreux bâtiments à Port-au-Prince, et un grand nombre de maisons dans la région y compris le fameux Hôtel Montana et plusieurs hôpitaux[2].

Le parcours de golf du Club de Pétionville a été transformé en ville de tentes par l'armée américaine qui héberge aujourd'hui 50.000 à 80.000 Haïtiens[3]. Après le tremblement de terre, les sans abris se ont également pris refuge dans de nombreux lieux publics tels que la Place Boyer et la Place Saint-Pierre. Le club de golf a été transformé en centre de chirurgie.

En février 2010, l'organisation humanitaire basée en Israël, IsraAid, a ouvert un centre d'éducation des enfants dans le village de tentes de Pétionville, en collaboration avec d'autres organismes, telle qu'Opération Blessing. Ce centre a été mis en place initialement dans les tentes de l'hôpital de campagne de l'armée israélienne mais commencent maintenant à se disperser[4].

Le Muncheez, un restaurant de thème Américain a Petionville, a été transformé par les propriétaires en soupe populaire pour la communauté. Ils ont servi environ 1000 repas gratuits par jour[5],[6] Avant le séisme, la chaîne de restaurants était un endroit où peu de personnes, pouvaient se permettre de manger puisqu’une grande majorité de la population n’ont pas suffisamment d’argent. Après le séisme, les propriétaires ont réalisé que la nourriture stockée dans les trois restaurants se gâterait avant  qu'il ne reviennent dans les affaires et ont décidé de tout donner. Les propriétaires ont distribué des bracelets bleus à travers Pétionville, un bracelet pour un repas. Ils ont également transférer les 105 employés de ce site pour cuisiner. Après deux jours, la nourriture été terminer.  L'hôtel Montana a contribué ce qu’ils ont pu récupéré dans leurs congélateurs. Après le carburant, l'huile de cuisson et la nourriture ont commencé à manquer, une flotte des parents des propriétaires de la République Dominicaine sont arrivé, financée par des dons, avec plus de nourriture et de carburant. USAID livrait le carburant, l'huile et la cuisson des aliments à cuire, et World Vision a fourni de boulghour et des lentilles. L'électricité a été rétablie à certains secteurs au début de février et la plupart au reste de la ville[7].

En Outre, il y a eu un certain nombre de développements dans la région. Le village irlandais est un des aménagements les plus connus en ville . Ce pub est fréquenté par de nombreux membres aisés de la population haïtienne, y compris les membres du gouvernement.

La culture et la vie nocturne[modifier | modifier le code]

Pétionville est une partie aisée d'Haïti, dans laquelle de nombreux Haïtiens multiraciales y vivent. Les avenues comme Laboule et Morne Calvaire sont connus pour leurs manoirs. Il y a un fossé extrême, quasi féodal entre les riches et les pauvres en Haïti. Les quartiers fermé et gardé privé ressemblent à une version haïtienne de Beverly Hills. La plupart des résidents de Pétionville sont nanti comparé aux résidents de la plupart des autres régions du pays. Pétionville a plus de sécurité que le centre de Port-au-Prince, et, en général, que les autres grandes villes d'Haïti. La communauté est très stable, avec une vie nocturne animée et un centre d'affaires ayant une apparence de normalité occidentale.

Le banlieue est rempli de boîtes de nuit, salons de beauté, salles de gym et restaurants français. L'hôtellerie et d’autre entreprises qui accueillent les touristes sont souvent fréquentée, et une grande partie de ces rencontres ont lieu la nuit. Les établissements accueillent souvent des expatriés considérables et les étrangers d'un calibre similaire.

L’hôtel célèbre "El Rancho"est à Pétionville[8],[9]. Il a été construit à partir de la propriété privée d'Albert Silvera[10], un collecteur de sport et de voitures de luxe qui a été l'un des pionniers de l'industrie de l'hôtel d'Haïti.

Administration[modifier | modifier le code]

La commune est composée des sections communales de :

  • Montagne-Noire (dont le quartier « Thomassin »)
  • Étang-du-Jonc
  • Bellevue-Lamontagne
  • Aux-Cadets
  • Bellevue-Chardonnière
  • Soisson-la-Montagne

Le maire de Pétion-Ville est Mme Yvanka Jolicoeur Brutus, nommée le [11],[12].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Institut Haitien de Statistique et d'Informatique - IHSI », sur www.ihsi.ht (consulté le 23 février 2016)
  2. (en) « "Haitian Earthquake Causes Hospital Collapse" », New York Times,‎
  3. (en) « "Aid agencies overhaul food distribution in Haiti" », Ireland On-Line,‎
  4. (en) Heyman, Jeffey, « "The resilience of the people is stronger than we expected" », Israel 21c Innovation News Service,‎
  5. (en) Ruth Morris, « "Quake survivors score meals from pizza place" », IOL,‎
  6. Howard LaFranchi, « Haiti earthquake: Restaurateur turns Port-au-Prince eatery into soup kitchen », Christian Science Monitor, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (ISSN 0882-7729, lire en ligne)
  7. (en) « "Haïti – Séisme : L’électricité se rétablit peu à peu" », Haiti Press Network,‎
  8. « Haiti presents challenges to hotel developers », sur www.hotelnewsnow.com (consulté le 23 février 2016)
  9. « NH Haiti El Rancho (Petionville, Haiti) | Expedia », sur www.expedia.com (consulté le 23 février 2016)
  10. « What’s OnTheDash of the World’s Fastest Supercar (1975)? Heuers, Of Course! « On The Dash », sur thoughts.onthedash.com (consulté le 23 février 2016)
  11. Haïti - Politique : La Mairesse de Pétion-ville révoquée sur haitilibre.com, 8 novembre 2012.
  12. Trois ans après, Pétion-Ville se ressaisit lentement sur lenouvelliste.com, 14 janvier 2013.