Pélobate cultripède

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Pelobates cultripes

Pelobates cultripes
Description de cette image, également commentée ci-après
Pelobates cultripes, adulte
Classification selon ASW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Amphibia
Sous-classe Lissamphibia
Super-ordre Salientia
Ordre Anura
Famille Pelobatidae
Genre Pelobates

Nom binominal

Pelobates cultripes
(Cuvier, 1829)

Synonymes

  • Rana cultripes Cuvier, 1829
  • Rana calcarata Michahelles, 1830
  • Cultripes provincialis Müller, 1832

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Le pélobate cultripède, Pelobates cultripes, ou pélobate à couteaux, est une espèce d'amphibiens de la famille des Pelobatidae[1].

Description[modifier | modifier le code]

Reproduction (Massif des Maures, France)
Têtard
Couteaux sur patte postérieure d'un adulte

Le Pélobate cultripède est un anoure nocturne de taille moyenne mesurant entre 7 et 9 cm. Son caractère distinctif principal est la présence d’un tubercule métatarsien noir sur ses pattes postérieures, appelés couteaux, lui permettant de s'enfouir dans le sol. Leur robe de couleur jaune-verdâtre est tachée de brun selon un motif propre à chaque individu. Le ventre est de couleur crème. L'œil est saillant, la pupille verticale et l'iris a un aspect doré. Le museau est busqué, comme tronqué. Le chant du mâle est proche du gloussement d'une poule. Ce sont des amphibiens inconfondables car même s’il y a de fortes similitudes avec le Pélobate brun (Pelobates fuscus) leurs aires de répartition ne se recoupent pas.

Répartition[modifier | modifier le code]

Cette espèce est endémique du Sud-Ouest de l'Europe. Elle se rencontre jusqu'à 1 770 m d'altitude[1],[2] :

Elle est éteinte de Gibraltar[2].

Habitat[modifier | modifier le code]

Son milieu de vie est situé le plus souvent sur des sols meubles ou sableux avec peu de végétation tel que les milieux dunaires.

Reproduction et développement larvaire[modifier | modifier le code]

La période classique de reproduction s'étend de la fin février à début mai. Il ne se reproduit qu'une fois par an. En conditions méditerranéennes, il peut aussi se reproduire dès que les pluies d'automne remettent les mares temporaires en eau de septembre à novembre. Les têtards issus de ces pontes passent l'hiver dans l'eau et ne se métamorphosent qu'en fin de printemps, atteignant des tailles respectables.

Menaces[modifier | modifier le code]

L'espèce est menacée surtout par la perte de ses habitats terrestres (notamment par la fermeture des milieux) ou aquatiques à cause de l'urbanisation massive des zones littorales.

Cette espèce fait partie de la liste des espèces protégées au titre des articles L411 1 et 2 du code de l'environnement français. Ainsi, la destruction ou l’enlèvement des œufs ou des nids, la destruction, la mutilation, la capture et la naturalisation des spécimens sont interdits. Il est également protégé au titre de l'annexe IV de la Directive Habitats Faune Flore.

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Cuvier, 1829 : Le Règne Animal Distribué, d'après son Organisation, pour servir de base à l'Histoire naturelle des Animaux et d'introduction à l'Anatomie Comparé. Nouvelle Edition [second edition]. Vol. 2. Les Reptiles. Déterville, Paris, p. 1-406 (texte intégral).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Amphibiens de France, Belgique et Luxembourg - Collectif de l’Acemav - Direction scientifique : Rémi Duguet et Frédéric Melki
  • Nöllert A. & Nöllert C. (2003) – Guide des amphibiens d’Europe, Delachaux et Niestlé
  • Le guide herpéto - Arnold N. & Ovenden D. (2004) Delachaux & Niestlé

Notes et références[modifier | modifier le code]