Pédagogie du dehors

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Abaque des aires réalisé avec des éléments naturels

La pédagogie du dehors est une méthode d'enseignement à l'extérieur.

Cette méthode a été imaginée par Ella Flatau au Danemark durant les années 50, suite à une saturation des écoles et est maintenant utilisée dans beaucoup de pays[1],[2]. Cette idée est basée sur les jardins d'enfants que le pédagogue allemand Friedrich Fröbel imagina auparavant[3]. Selon elle, le fait de jouer dehors, passer la journée en forêt, grimper aux arbres, observer les changements de la nature... est un besoin primordial pour l'enfant[3].

De nos jours, plus de 700 écoles maternelles danoises sont basées sur cette pédagogie et des écoles basées sur cette méthodes sont créées en Allemagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Chine, au Japon, aux États-Unis, au Canada et dans d'autres pays du monde.

Suite à la pandémie COVID-19, de plus en plus d'enseignants remettent en question leur manière d'enseigner et se tournent vers la pédagogie du dehors afin de respecter au mieux la distanciation sociale entre les élèves[4],[5].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Pédagogie du dehors, Forêt nationale de Deschutes

Les objectifs de la pédagogie du dehors sont variées, différentes selon les enseignants[6].

Cette méthode d'enseignement permet tout d'abord de motiver les élèves lors des apprentissages, élément primordial lors des apprentissages.

De plus, grâce à cette méthodologie, les élèves apprennent dans l'environnement proche de l'école avec son corps en mouvement : ce contact avec l'extérieur permet de mieux connaitre le monde réel proche de l'école, qui les entoure et de construire une relation avec la nature[7]. En effet, ils peuvent observer les plantes et les animaux et apprendre le nom de ceux-ci, observent les changements de la nature comme le temps et les températures ou encore les saisons, en utilisant des outils[3],[8]...

Ensuite, cette pédagogie permet de construire une relation avec la nature et de s'épanouir dans le monde qui nous entoure[9].

Enfin, cette méthode permet de réduire le stress[8] et d'avoir une meilleure santé. Les enfants qui vont dehors régulièrement sont moins souvent malade et ont moins de risques d'avoir des maladie cardiovasculaire.

Activités[modifier | modifier le code]

Sit Spot[modifier | modifier le code]

Le Sit Spot est une activité où les enfants choisissent, identifient un lieu qu'ils apprécient et où ils se sentent bien. Plusieurs fois par mois voire par semaine, durant plusieurs dizaines de minutes, les enfants vont seuls à cet endroit pour y rester assis et observer ce qui les entoure. Cette pratique permet d'être pleinement présent avec ce qui nous entoure et de créer un lien fort avec la nature[10].

Après ce moment, les enfants partagent leurs histoires, leurs expériences, leurs ressentis au grand groupe[11].

Législation[modifier | modifier le code]

Les pays ont légiféré autour des choses que l'on peut faire à l'extérieur ou non, notamment pour se promener sur des sentiers publics, dans des prairies ou forêts, réaliser des feux... Certains comme l'Écosse ont mis un cadre dans l'enseignement.

Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, les promenades sur les sentiers et dans les forêts sont autorisées. Sur les terrains privés qui ne sont pas accessibles grâce à un sentier, il faut demander l'accord au propriétaire pour pouvoir y accéder et, dans les forêts publiques, il vaut mieux demander l'accord de l'agent DNT (Division Nature et forêt).

Dans les lieux publics (en forêt), les feux ne sont autorisés que dans les bivouacs autorisés à cet effet et contacter l'agent DNT est nécessaire. Dans les lieux privés, il faut demander une autorisation au propriétaire du lieu[12].

Écosse[modifier | modifier le code]

En Écosse, enseigner à l'extérieur est inscrit au programme officiel[5]. Le ministère écossais de l'éducation a d'ailleurs réalisé une série de revues ministérielles détaillant quelques activités pouvant être menées grâce à la pédagogie du dehors[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Espinoza, « Danemark Les forets sont des salles de classe », (consulté le 5 juin 2020)
  2. « En été la nature nous sourit », sur https://psiconavines.com, (consulté le 21 juillet 2020)
  3. a b et c Geneviève, « Pourquoi le Danemark? », sur https://a-autrement.ca, (consulté le 6 juin 2020)
  4. « Coronavirus : faire la classe dehors », sur https://www.atlantico.fr, (consulté le 11 septembre 2020)
  5. a et b Séverin Graveleau, « Face à la crise due au coronavirus, la pratique de la « classe dehors » se popularise », sur https://www.lemonde.fr, (consulté le 11 septembre 2020)
  6. Collectif Tous Dehors, Trésors du dehors : Auprès de nos arbres, enseignons heureux!, Tous Dehors, , 159 p. (lire en ligne), p. 15-19
  7. « Ecole du dehors », sur http://www.criesthubert.be (consulté le 5 juin 2020)
  8. a et b Sandrine Silvestre, « GRANDIR AU DANEMARK », sur https://grandirautrement.com, (consulté le 21 juillet 2020)
  9. INREES, « L'Autre Connexion », (consulté le 21 juillet 2020)
  10. Sébastien Henry, « Se reconnecter à la nature avec le « Sit Spot » », sur https://www.widoobiz.com, (consulté le 21 juillet 2020)
  11. Troisième Option, « L'Autre Connexion, une école dans la nature sauvage - extraits », (consulté le 21 juillet 2019)
  12. Collectif Tous Dehors, Trésors du dehors : Auprès de nos arbres, enseignons heureux!, Tous Dehors, , 159 p. (lire en ligne), p. 88-89
  13. « L'Ecosse leader de "L'école dehors" », sur www.cafepedagogique.net, (consulté le 11 septembre 2020)