Péché mortel

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Le péché mortel est, pour le catholicisme, un péché extrêmement grave, par opposition au péché véniel.

Le catholicisme sépare les péchés en deux catégories[1] :

  • le péché véniel qui affaiblit la grâce divine sans la supprimer ;
  • le péché mortel, dont la matière est grave (ex. : violence, adultère, meurtre, vol important…) et commis en toute connaissance de cause (pleine conscience, pleine liberté, plein consentement, etc.).

Cet acte coupe totalement celui qui le commet de la grâce divine, plaçant ainsi l'âme en état de mort spirituelle (c'est-à-dire séparée de Dieu) jusqu'à son absolution accordée par le ministère de l'Église (généralement représentée par le prêtre agissant "in Persona Christi", ce pouvoir ayant été donné aux Douze Apôtres par Jésus-Christ, conformément à ce passage évangélique : "Il souffla sur eux et leur dit: "Recevez l'Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." (Jn 20, 22-23)

Seul le prêtre, agissant en vertu du sacrement de pénitence et de réconciliation, peut absoudre les péchés mortels.

Dans l'exhortation apostolique postsynodale Reconciliatio et paenitentia de 1984, le pape Jean-Paul II rappelle la distinction entre les péchés mortels et les péchés véniels. Considérant le péché sous l'aspect de la peine qu'il entraîne, saint Thomas d'Aquin avec d'autres docteurs appelle mortel le péché qui, s'il n'est pas remis, fait contracter une peine éternelle[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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