Pâris et Hélène

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Paride ed Elena (Pâris et Hélène), Wq.39 (en)[1], est le troisième et dernier opéra italien de la réforme de Christoph Willibald Gluck, après Orfeo ed Euridice et Alceste. Comme ceux des deux autres, son livret fut écrit par Ranieri de' Calzabigi. Inspirée des Héroïdes d'Ovide, l'œuvre raconte les événements survenus entre le Jugement de Pâris et la fuite de Pâris et d'Hélène vers Troy. La première eut lieu au Burgtheater de Vienne le 3 novembre 1770.

Rôles[modifier | modifier le code]

Rôle Voix Distribution à la première, le 3 novembre 1770[2]
Paride (Pâris), fils du roi Priam de Troie castrat sopraniste Giuseppe Millico (en)
Elena (Hélène), reine de Sparte soprano Katherina Schindler
Amore (Amour), sous le nom d'Erasto (Éraste), confident d'Elena soprano Teresa Kurz
Pallade (Pallas Athéna), la déesse soprano Gabriella Tagliaferri
Un Troyen sopraniste[3]
Chœurs de Troyens, de Spartiates et d'athlètes spartiates, de disciples de Pallade

Synopsis[modifier | modifier le code]

La scène se déroule d'abord dans les environs de Sparte, puis au palais royal de Sparte.

Après avoir préféré Aphrodite à Héra et à Athéna, le héros Pâris se trouve à Sparte, offre un sacrifice à Aphrodite et, encouragé par Éraste, recherche l'amour d'Hélène. Cette dernière et lui se rencontrent dans le palais royal et sont tous deux frappés par la beauté de l'autre. Elle lui demande de juger une épreuve athlétique, et lorsqu'il est prié de chanter, il le fait en hommage à la beauté d'Hélène et admet que le but de sa visite est de gagner son amour. Elle lui ordonne de se retirer. Désespéré, il la supplie, et elle commence à céder. Grâce à l'intervention d'Éraste, qui se révèle être l'Amour, elle finit par céder, mais Athéna les prévient alors de la peine qu'ils connaîtront. Dans la dernière scène, Pâris et Hélène se préparent à embarquer à destination de Troie.

Sort de l'opéra[modifier | modifier le code]

Paride ed Elena est le troisième des opéras de ladite réforme de Gluck composés pour Vienne, après Alceste et Orfeo ed Euridice et celui des trois qui est le moins souvent interprété. Parmi les arias qui sont repris en concert, il y a la déclaration d'amour en mineur de Pâris, O del mio dolce ardor bramato oggetto (Ô objet désiré de ma douce ardeur), au premier acte. Sa seconde aria est Spiagge amate (plages chéries). Au deuxième acte, Pâris craint de perdre Hélène dans l'aria Le belle imagini d'un dolce amore (les belles images d'un doux amour), encore en mineur, et au quatrième, il préférerait mourir que vivre sans Hélène dans Di te scordarmi, e vivere (t'oublier et vivre). Le rôle de Pâris pose des problèmes, car il est écrit pour une voix de castrat relativement élevée. Les arias de Pâris ont été adaptées par des ténors (chantées une octave plus bas) ou chantées par des sopranos et des mezzo-sopranos.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • Magdalena Kozena (Paride), Susan Gritton (Elena), Carolyn Sampson (Amore), Gillian Webster (Pallade et un Troyen); Gabrieli Consort and Players, Paul McCreesh (Deutsche Grammophon Archiv, 2005).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paride ed Elena sur IMSLP.
  2. The New Kobbés Opera Book, 1997, Earl of Harewood and Antony Peattie, eds. (G.P. Putnam's Sons: New York) et The New Grove Dictionary of Opera, 1997, Grove (Oxford University Press: New York).
  3. Paride ed Elena sur Amadeusonline.net.