Ovidio Guzmán López

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Ovidio Guzmán López
Wanted Poster, Ovidio Guzmán López.pdf
Affiche de recherche
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Ovidio Guzmán López
Pseudonyme
El Ratón (es)
(la souris)
Nationalité
Activité
Père
Mère
Griselda López Pérez (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Édgar Guzmán López (d)
Joaquín Guzmán López (d)
Griselda Guadalupe Guzmán López (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Ivan Archivaldo Guzmán Salazar (en) (frère consanguin)
Jesús Alfredo Guzmán Salazar (d) (frère consanguin)
Alejandrina Gisselle Guzmán Salazar (d) (demi-sœur paternelle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Lieu de détention
Centre fédéral de réadaptation sociale n°1 (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata

Ovidio Guzmán López, surnommé El Ratón (la Souris) ou El Nuevo Ratón (la Nouvelle Souris) ou encore El Gorrito (la petite casquette) , est un baron de la drogue mexicain né le à Culiacán. Fils de Joaquín Guzmán (surnommé El Chapo), autrefois considéré comme le baron de la drogue le plus puissant du monde, il est membre de haut rang du cartel de Sinaloa.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ovidio Guzmán López est né le 29 mars 1990. Il est le fils de Joaquín Guzmán Loera et de sa seconde épouse Griselda López Pérez. Il a fréquenté au moins quatre ans l'école primaire CEYCA, une école exclusive dans le sud de Mexico qui appartient aux Légionnaires du Christ[1].

Il est devenu le lieutenant de son père et avec la capture de Joaquín, il devient le nouveau chef de la faction de son père dans le cartel du Pacifique, l'un des principaux cartels désignés pour la production et le trafic de fentanyl et de méthamphétamine[1],[2].

Depuis 2021, les États-Unis offrent cinq millions de dollars pour la capture de chacun des quatre fils de Joaquín « El Chapo » Guzmán (Ovidio[3], Joaquín[4], Iván Archivaldo[5] et Jesús Alfredo[6]).

2019 : capture et libération[modifier | modifier le code]

Le , des membres de la Garde nationale arrêtent brièvement Ovidio Guzmán López à Culiacán (Sinaloa), déclenchant plusieurs fusillades dans la ville[7],[8].

A la nouvelle de la capture, environ 700 sicaires lourdement armés du cartel de Sinaloa menacent de s'en prendre massivement à la vie des civils et lancent une attaque contre le complexe d’appartements abritant les proches du personnel militaire local. Quelques heures plus tard, Ovidio Guzmán est libéré par le président Andrés Manuel López Obrador afin « d'empêcher de nouvelles effusions de sang »[9]. Le mois suivant l'un des officiers qui avait arrêté Guzmán est assassiné[10],[11],[12],[13].

2023 : recapture[modifier | modifier le code]

Le , les autorités arrêtent Guzmán López dans la localité de Jesús María, dans la municipalité de Culiacán (Sinaloa)[9]. Sept soldats sont tués et neuf blessés au cours de la capture[14]. D'après le secrétaire à la Défense Luis Cresencio Sandoval, qui confirme les rapports de son arrestation, le personnel de l'armée, de la Garde nationale, du secrétariat de la défense nationale et du secrétariat de la marine le capturent et le transportent par avion à Mexico, où il est ensuite transféré dans les bureaux du procureur spécial pour le crime organisé (FEMDO) (es)[15]. Il est ensuite transporté par hélicoptère à la prison fédérale de haute sécurité d'El Altiplano (en) à Almoloya de Juárez (État de Mexico). Cette arrestation a été suivie par des incendies de véhicules et des échanges de tirs, entre forces de sécurité et les sicaires qui visent entre autre l'avion de transport Boeing 737 de la force aérienne mexicaine emportant Guzmán depuis l'aéroport international de Culiacán, un Embraer 190 d'Aeromexico recoit des projectiles[16]. Trois soldats sont tués à Escuinapa de Hidalgo, dont le colonel Juan José Moreno Orzúa commandant le 43e bataillon d'infanterie. L'opération de capture s'achève sur un bilan total de 10 militaires morts, 19 membres du cartel de Sinaloa abattus, 35 militaires blessés et 21 prisonniers[14],[17]. Un policier est tué, 17 autres blessés, et un garçon de 14 ans est blessé[18]. Au moins un avion de combat, possiblement un T-6C Texan II et un hélicoptère UH-60M de l'armée mexicaine[19] ont effectué des tirs de mitrailleuses durant les combats[20].

Gregorio Salazar Hernández, juge du Centre fédéral de justice pénale d'Almoloya de Juárez, basé à la prison d'Altiplano a établi que si les autorités américaines n'officialisaient pas leur demande d'extradition avant le , le prisonnier serait libéré[21],[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) Dalia Rangel Galindo, « Ovidio Guzmán: De estudiar con Legionarios de Cristo a producir fentanilo y metanfetaminas » [archive du ] Accès libre, sur Plumas Atómicas, (consulté le )
  2. ¿Quién es Ovidio Guzmán, hijo del “Chapo” detenido en Sinaloa?
  3. (en) « Ovidio Guzmán-López : Narcotics Rewards Program: Wanted » [archive du ] Accès libre, sur Département d'État des États-Unis,
  4. (en) « Joaquín Guzmán-López : Narcotics Rewards Program: Wanted » [archive du ] Accès libre, sur Département d'État des États-Unis,
  5. (en) « Ivan Archivaldo Guzman-Salazar : Narcotics Rewards Program: Wanted » [archive du ] Accès libre, sur Département d'État des États-Unis,
  6. (en) « Jesus Alfredo Guzman Salazar : Narcotics Rewards Program: Wanted » [archive du ] Accès libre, sur Département d'État des États-Unis,
  7. (es) « Culiacán se convierte en zona de guerra por balaceras » [archive du ] Accès libre, sur elsoldesinaloa.com.mx, El Sol de Sinaloa, (consulté le )
  8. OVIDIO GUZMÁN: Así capturaron al hijo de EL CHAPO en CULIACÁN | EL PAÍS
  9. a et b « Scènes de chaos à Culiacan, au Mexique, après l’arrestation du fils d’El Chapo » [archive du ] Accès libre, sur Le HuffPost, (consulté le )
  10. (es) Josetxo Zaldua, « Prevalece la zozobra en Culiacán pese a los patrullajes » [archive du ] Accès libre, sur jornada.com.mx, La Jornada, (consulté le )
  11. (es) « Militares defienden su honor en redes tras casos Ovidio » [archive du ], sur eluniversal.com.mx, El Universal, (consulté le )
  12. (es) Gustavo Castillo, « Detención de hijo de 'El Chapo', desata balaceras en Culiacán » [archive du ] Accès libre, sur jornada.com.mx, La Jornada, (consulté le )
  13. Emmanuelle Steels, « Au Mexique, le fils d'El Chapo propulsé au rang d'icône médiatique après son arrestation ratée » [archive du ], sur francetvinfo.fr, (consulté le )
  14. a et b (es) « Los detalles de la captura de Ovidio Guzmán: 29 muertos, un black hawk y armas de alto poder » [archive du ] Accès libre, sur infobae,
  15. VIDÉO - Mexique : scènes de guerre lors de l'arrestation d'un narcotrafiquant
  16. (en) Pablo Díaz, « Mexico: Airport closed, flights canceled and chaos in Culiacan after Chapo Guzman’s son arrest », sur www.aviacionline.com, (consulté le ).
  17. (es) Emir Olivares et Laura Poy, « Operativo en Culiacán dejó 29 fallecidos, 35 heridos y 21 detenidos: Sedena » [archive du ] Accès libre, sur La Jornada, (consulté le )
  18. (es) « Ovidio Guzmán se queda en la cárcel; concluyó la primera audiencia », sur www.infobae.com, (consulté le ).
  19. (es) « Así es el helicóptero artillado usado en la captura de Ovidio Guzmán », sur www.milenio.com/, (consulté le ).
  20. Frédéric Lert, « Mexique : appui-feu en centre-ville ! », https://www.aerobuzz.fr/ (consulté le ).
  21. (es) 7 de Enero de 2023, « Ovidio Guzmán podría quedar en libertad en marzo si no prospera su proceso de extradición », sur infobae (consulté le )
  22. Arrestation d’Ovidio Guzman : l’extradition du fils d’El Chapo vers les États-Unis suspendue