Ovalistes

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Les ovalistes étaient des ouvrières de la soie dont le travail consistait à appliquer des traitements préparatoires au fil de soie grège au sortir de la filature, afin de le rendre propre au tissage (l’ovale étant la pièce centrale du moulin qu’elles surveillaient). Cette activité s’appelle également le moulinage. Les ovalistes étaient recrutées dans les campagnes voisines de Lyon, étaient payées 1,40 francs la journée de 12 heures, et étaient logées dans des chambres souvent insalubres et surpeuplées.

À Lyon, durant l'été 1869, 250 ouvrières « ovalistes » se mettent en grève pour demander une augmentation de leur salaire et une diminution de leur temps de travail. La veille du mouvement, elles signent à 250 une pétition pour réclamer 2 francs par jour, ainsi qu'une journée à 11 heures. Elles demandent l'aide du préfet pour faire aboutir leurs revendications mais en vain. Quatre jours après, le 21 juin, elles cessent le travail. Elles reçoivent l'aide de la section lyonnaise de l'Association internationale des travailleurs (AIT), donc d'hommes…, qui leur a permis de constituer un comité de grève, et qui a obtenu du Conseil général l'autorisation d'organiser une collecte de soutien (des fonds ont ainsi été récoltés en France mais aussi en Belgique, en Angleterre, en Suisse…). Elles ont ainsi tenu un mois, répandant la grève dans d'autres ateliers de la Fabrique, organisant des bureaux de secours, s'emparant de l'espace public (café, rue). Au bout d'un mois, à l'issue de la grève, elles demandèrent d'adhérer à l'AIT : Marx accepta de faire d'une des meneuses, Philomène Rozan, une déléguée au congrès de Bâle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Claire Auzias et Annick Houel, La grève des ovalistes, Lyon, juin-juillet 1869, Payot, 1982, (ISBN 2-228-27400-3) notice, Atelier de création libertaire, 2016, présentation éditeur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]