Ouvrage de Berenbach

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Ouvrage de Berenbach
Type d'ouvrage Petit ouvrage d'infanterie
Secteur
└─ sous-secteur
secteur fortifié de Boulay
└─ sous-secteur de Burtoncourt
Numéro d'ouvrage A 26
Année de construction 1930-
Régiment 162e RIF
Nombre de blocs 3
Type d'entrée(s) Entrée par un bloc (casemate)
Effectifs 97 hommes et 2 officiers
Coordonnées 49° 14′ 00″ nord, 6° 27′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Géolocalisation sur la carte : France

Localisation de l'ouvrage
Localisation de l'ouvrage

L'ouvrage de Berenbach est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la commune de Gomelange, dans le département de la Moselle.

C'est un petit ouvrage d'infanterie, comptant trois blocs. Construit à partir de 1930, il a été épargné par les combats de .

Position sur la ligne[modifier | modifier le code]

Faisant partie du sous-secteur de Burtoncourt dans le secteur fortifié de Boulay, l'ouvrage de Berenbach, portant l'indicatif A 26, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre l'ouvrage d'Anzeling au nord-ouest et le blockhaus d'intervalle Ouest de Gomelange (Bb 37) à l'est, à portée de tir des canons des gros ouvrages du Michelsberg (A 22) et d'Anzeling[1].

L'ouvrage est situé sur la cote 233 en lisière orientale de la forêt communale de Gomelange, surplombant la Nied et son affluent le ruisseau le Berenbach.

Description[modifier | modifier le code]

Il est constitué de trois blocs non reliés entre eux par galerie, contrairement aux autres petits ouvrages, ce qui nécessite que chacun soit autonome (groupe électrogène, batterie de filtres, magasin à munitions, chambrée, etc.). Toutefois, l'amorce des forages des puits a été effectuée, puis ajournée.

Articles détaillés : Ouvrage de la ligne Maginot et Blocs de combat.

Le bloc 1 est une casemate d'infanterie flanquant vers le nord, avec un créneau mixte pour JM/AC 37 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 37 mm), un autre créneau pour JM, une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM (guetteur fusil mitrailleur). Ce bloc possède la particularité de disposer d'un puits inachevé, qui permet de découvrir les différentes étapes de la construction des descentes d'escaliers.

Le bloc 2 est une casemate d'infanterie flanquant vers le sud, avec un créneau mixte pour JM/AC 37, un autre créneau pour JM et une cloche GFM.

Le bloc 3 est un observatoire, équipé avec une cloche VDP (vue directe et périscopique, avec l'indicatif O 12) et une cloche GFM[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

L'ouvrage aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Propriété privée, l'ouvrage est vide de la majeure partie de ses équipements d'époque, et la tourelle de mitrailleuses du bloc 1 a été déposée. On peut toutefois encore voir les extérieurs sans difficultés notables, à l'exception du bloc observatoire, situé dans une enceinte clôturée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 99.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 107.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2), (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est, , 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot, , 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]