Outre-Furan

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Outre-Furan
1 Soleil 1865 copie.png
panorama de la commune en 1865
Géographie
Pays
Région
Département français
Fonctionnement
Statut
Identifiants
INSEE
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata

Outre-Furan ou Outre-Furens[1] est une ancienne commune française de la Loire, créée sous la Révolution puis rattachée en 1855 à la ville de Saint-Étienne.

Présentation[modifier | modifier le code]

Cette commune englobait les marges orientales de la ville de Saint-Étienne; elle était composée des hameaux suivants :

  • Villeboeuf
  • La Richelandière
  • Le Gagne-Petit
  • Monthieux
  • La Verrerie
  • Les Rives
  • Le Bessard
  • Bérard
  • l'Allier
  • La Monta (chef-lieu jusqu'à la Révolution française)
  • Le Gris-de-lin
  • Le Monteil
  • Le Treuil
  • La Roche
  • La Chaléassière
  • La Mottetière
  • La Bérardière
  • La Fenderie
  • La Vignasse
  • La Bâtie
  • Les deux Châteaucreux
  • L'Etivalière
  • Montreynaud
  • Le Soleil (chef-lieu après la Révolution française).

En 1806, elle comptait 3 105 habitants et son territoire de 320 hectares se composait de prés, pâtures, vignes, jardins et étangs. Elle était principalement habitée par des forains et des ouvriers.

1820 : installation au Soleil de l'industriel anglais James Jackson. Outre-Furens compte alors 5 863 habitants.

À partir de 1827, avec l'ouverture de la ligne de ligne de chemin de fer du Pont-de-l'Âne à Andrézieux le secteur connut une industrialisation massive.

1832 : construction du bâtiment de la mairie.

1835 : achèvement de la construction de l'école communale.

29 juin 1841 : création de la paroisse succursale d'Outre-Furens.

1er août 1847 : inauguration de l'église Sainte-Barbe

Le Pont-de-l'Âne[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La grève de 1846.[modifier | modifier le code]

Le 30 mars 1846 au matin, à la suite du refus d'un ingénieur d'attribuer une augmentation de 25 centimes aux mineurs effectuant les travaux les plus pénibles et les plus dangereux au puits du Gagne-Petit; le mot d'ordre de grève se diffusa au jour.

À la suite de l'intervention du procureur du Roi, et malgré l'intervention du maire d'Outre-Furan, André-Antoine Neyron, cinq mineurs furent interpellés. En milieu de matinée, le 66e régiment d'infanterie commandé par le général Charron, chargé de conduire les cinq grévistes à la prison de Saint-Étienne fut l'objet de tir de pierres de la part des mineurs et de la population d'Outre-Furan. Sans aucune sommation la troupe tira sur la foule. Les quelque 400 à 500 coups de fusils tirés ce jour-là coûtèrent la vie à six personnes.

Le 31 mars, la grève gagna l'ensemble de la concession, la Compagnie des Mines de la Loire en position de monopole était alors unanimement mise en cause.

Le préfet demanda l'intervention du 67e RI. Le 2 avril, 2 000 mineurs étaient en grève à Saint-Étienne, Terrenoire et la Ricamarie. Le 9 avril, une vingtaine de personnes furent arrêtées à Saint-Étienne. Le 16 avril, onze personnes furent interpellées à la Ricamarie. Le mouvement s'essouffla après quelques jours.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Pétrus Faure, Histoire du mouvement ouvrier dans la Loire, Dumas, Saint-Étienne, 1956.
  • Gérard-Michel Thermeau, André-Antoine Neyron, essai biographique, Publications de l'Université de Saint-Étienne 2003
  1. En 1855, lors du rattachement à Saint-Étienne, la graphie officielle est Outre-Furent, probablement une erreur de retranscription. Cf. la fiche d'Outre-Furent sur le site de l'EHESS

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]