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Outarde kori

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Ardeotis kori

Ardeotis kori
Description de cette image, également commentée ci-après
Outarde kori.
Classification COI
Règne Animalia
Embr. Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Otidiformes
Famille Otididae
Genre Ardeotis

Espèce

Ardeotis kori
(Burchell, 1822)

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT A2bcd+4bcd : Quasi menacé

Statut CITES

Sur l'annexe II de la CITES Annexe II , Rév. du 22/10/1987

L'Outarde kori (Ardeotis kori) est une grande espèce d'oiseaux appartenant à la famille des Otididae. Elle vit en Afrique. C'est l'un des oiseaux capables de voler les plus lourds du monde.

Description

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Cet oiseau a une grande taille et une silhouette massive et trapue. Il possède des ailes et un dos bruns, des épaules blanches marquées de motifs écaillés noirs, un ventre blanc, un cou allongé et une tête grisâtres finement rayés de noir, des moustaches, un front et une crête noirs, des sourcils et un menton blancs, un bec étroit moyennement long et gris, des pattes allongées jaunâtres et des iris brun sombre. Les femelles sont plus petites et plus élancées que les mâles[1].

Outardes koris. À gauche: femelle, Parc national Kgalagadi, Afrique du Sud. À droite: mâle, Parc national d'Etosha, Namibie.

Le mâle mesure 110 à 130 cm de longueur pour une masse moyenne de 12,4 kg, cela dit les individus les plus lourds peuvent atteindre près de 20 kg, ce qui fait de cette espèce l’un des oiseaux volants les plus lourds du monde, avec la Grande Outarde (Otis tarda) qui vit en Europe et en Asie et qui lui dispute ce titre. Certains rapporteraient qu'il existe des spécimens atteignant jusqu'à 34 kg. Cela dit cela n'a jamais été prouvé et les spécialistes sont sceptiques devant la très grande différence entre les records authentifiés et ces records hypothétiques. La femelle mesure de 100 à 105 cm de longueur pour une masse moyenne de 5,7 kg. Elle mesure donc 20 % de moins que le mâle pour une masse de 50 à 75 % inférieure.

Comportement

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Cette espèce est peu craintive et assez silencieuse. Elle se déplace lentement à la recherche de nourriture. Il n’est pas rare que des guêpiers se posent sur le dos des outardes kori pour chasser les insectes que ces dernières effraient en marchant dans les herbes. Comme dit plus haut cet oiseau est capable de voler. Il reste cependant principalement terrestre mais peut s'envoler assez loin en cas de danger imminent.

Alimentation

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Cet oiseau est omnivore mais plus carnivore que les autres outardes. Les insectes composent une grande part de son régime alimentaire, ainsi que les petits reptiles, les rongeurs, les jeunes pousses, les graines et les baies.

Reproduction

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Cette espèce est polygyne. Lors de la parade, le mâle hérisse les longues plumes de son cou et gonfle son œsophage (pouvant atteindre 4 fois la taille ordinaire) lui donnant un aspect bulbeux très massif. Il pointe sa crête à la verticale et soulève sa queue contre son dos. Il déploie aussi ses ailes jusqu’au sol. Il produit aussi de lourds cris graves « oom-oom-oom ». Après s’être accouplé, le mâle cherche immédiatement une autre femelle. Cette dernière s’occupera du nid (une simple cuvette creusée dans le sol) où elle pondra 1 ou 2 œufs (olive pâle tachetés de brun) et de l’incubation (23 ou 24 jours). Les poussins sont nidifuges et suivent donc la femelle. Ils atteindront leur maturité sexuelle à 2 ans au plus tôt[2].

Répartition et habitat

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Cet oiseau affectionne les savanes arides et semi-arides, les prairies, avec des arbres et des broussailles disparates.

Répartition des sous-espèces

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Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[3], l'Outarde kori est représentée par 2 sous-espèces (ordre phylogénique) :

Conservation

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Richard Meinertzhagen avec un Outarde Kori à Nairobi au Kenya en 1915.

Espèce assez peu commune, bien que non menacée actuellement, elle devient rare dans certaines zones où elle est en concurrence avec les hommes qui transforment les zones de savanes où elle vit, en terres agricoles ou en élevage. Elle se reproduit par contre assez bien dans les zoos. Donc elle n’est pas encore classée comme espèce dite quasi-menacée (NT – Near threatened)[4].

Références

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  1. a et b (en) I. Sinclair et P. Ryan, Birds of Africa south of the Sahara, Le Cap, Struik Publishers, , 759 p. (ISBN 1-86872-857-9)
  2. « nationalzoo.si.edu/Animals/Bir… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  3. Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
  4. (en) Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World : Hoatzin to Auks, vol. 3, Barcelone, Lynx edicions, , 821 p. (ISBN 978-84-87334-20-7).

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Liens externes

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