Oussama Ammar

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Oussama Ammar
Oussama ammar.jpg
Oussama Ammar en 2015.
Biographie
Naissance
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Œuvres principales

Oussama Ammar est un entrepreneur, business angel et advisor né le à Beyrouth (Liban). En 2013, il fonde l'incubateur d'entreprises TheFamily avec Alice Zagury et Nicolas Colin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont libanais, sa mère est musulmane chiite et son père a collaboré avec l’armée israélienne[1]. À l'âge de deux ans il quitte le village de Meiss el-Jabal (Sud-Liban) avec sa mère pour Kinshasa (République démocratique du Congo). Son demi-frère Hussein Ali Jaber s'y lance dans la production de chaussures[2]. Oussama est expulsé du pays trois ans plus tard et part avec sa mère en France à Tours (Indre-et-Loire), où cette dernière obtient un permis de séjour et travaille en tant que femme de ménage. À 12 ans il fonde Sekalok, société de développement de sites internet qu'il immatricule en Uruguay, où la législation autorise un mineur à diriger une entreprise[3]. Il crée entre autres un site de revente d'antiquités en ligne. Après le lycée il commence des études de philosophie à l'Université de la Sorbonne qu'il ne finira pas. À 19 ans, il revend un programme de récupération de fichiers PDF à un fonds d'investissement basé à Hong Kong[4]. Il travaillera ensuite pour ce dernier en tant que consultant.

En 2008 il co-fonde avec Jérémie Bertrand la société Hypios, qui organise des compétitions de résolutions de problèmes en ligne. Des entreprises y mettent à contribution des chercheurs pour trouver des réponses à leurs problèmes de R&D. En février 2011 il est congédié par les actionnaires et la société fait faillite la même année[1], le commissaire aux comptes de la société ayant relevé que « de nombreuses dépenses à caractère personnel ont été effectuées par le président fondateur au cours de l’exercice, ainsi que de nombreuses opérations visant à favoriser une société dans laquelle celui-ci avait un intérêt ». Les sommes évoquées sont évaluées à 200 000 euros environ[5]. En septembre 2011 une transaction tenue secrète met fin au conflit entre actionnaires.

En 2009 il crée Aletheis, sa holding personnelle qui lui aurait notamment servi à investir dans l'entreprise d'exploitation de minerai Brimco, fondée par son demi-frère avec la société iranienne Fakoor Sanat Tehran Co[2]. Son avocat Victor Zagury assure cependant qu'il « n'a jamais signé de documents concrétisant cette prise de participation ».

En 2010 il rejoint la Silicon Valley, travaille dans le conseil et investit ses revenus dans plusieurs sociétés (il donne dans plusieurs interviews le chiffre de 21 mais sans préciser leurs noms[6]).

De janvier à décembre 2011 il est directeur général de la société Be Sport, un réseau social consacré au sport. Après la signature d'un protocole transactionnel pour mettre fin à un litige, Be Sport se désiste et porte plainte contre lui pour « abus de confiance, faux et usage de faux », estimant qu'il a utilisé près de 95 000 euros « à des fins étrangères à l’utilité sociale de l’entreprise », notamment pour un contrat de sponsoring passé avec et LeWeb[5]. En juin 2018 il est condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine)[2].

Contacté par Alice Zagury qui dirige l'incubateur Le Camping, il y donne des cours et encadre des étudiants. En 2013 il co-fonde avec elle et Nicolas Colin TheFamily, un incubateur de startups inspiré de Y Combinator, qui conseille et met en réseau des startups numériques en échange d’un faible pourcentage de leur capital. En 2015 il y reçoit notamment Emmanuel Macron (alors Ministre de l'Économie) pour débattre avec George Osborne.

Le il est nommé au sein du Global Tech Panel créé par la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Federica Mogherini[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alice Maruani, « Tu ne le sais pas encore mais tu veux qu’Oussama Ammar pose son regard sur toi », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c « Oussama Ammar, la face cachée d'un gourou de la tech », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  3. Cyrille NÊME, « Oussama Ammar, itinéraire d’un « barbare » précoce - Cyrille NÊME », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)
  4. « D'étudiant en philosophie à investisseur, Oussama Ammar de TheFamily revient sur son parcours », sur Wamda, (consulté le 10 juillet 2018)
  5. a b et c « Oussama Ammar, les deux visages d’un gourou de la French Tech », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  6. « The Family, une structure où les start-ups grandissent et se différencient », La Tribune,‎ (lire en ligne)